
J'ai beau être un gros dur j'avais en mars dernier ouvert les robinets
lacrymaux au maximum car je n'ai pas pu accéder au concert du groupe mythique
qui nous réunit tous ici : Les Forbans...Euh...non ce n'est pas
ça...attendez je vais me rappeler...ah oui je sais c'est un nom qui fini en
"aille" : Rika Zaraï ? Non ce n'est pas ça...hum...Ah oui ça a un
rapport avec la Jamaïque : Pearl Jam ! Arf non non et renon ce n'est
toujours pas ça...Oula oui je me rappelle qu'il y a aussi une références aux
indiens : Ravi Shankar ? Laissez tomber je ne retrouverai jamais
...

En attendant que ça me revienne parlons un peu de la 1ère partie assurée par un
Dj du nom d'Anoraak qui a réussi l'exploit de jeter un froid dans la fameuse
arène parisienne du POPB. Vous me direz, avec un nom pareil...Très franchement
ses mix étaient loin d'être mauvais, même plutôt agréables, mais pas dansant du
tout, genre en boîte à mon avis les seuls à se dandiner sur ces rythmes là
doivent être positif à l’éthylotest. Pour tout dire la fosse, pourtant si
agitée habituellement, ressemblait ici à une armée de NS5
attendant leur activation. Heureusement pour eux au bout de 3/4 d'heures un
gentil roadie est venu tapez sur l'épaule du père Anoraak pour lui dire :
"c'est bon mon gars, t'inquiètes pas ça va aller".

Et puis, telle la fée Bleue se penchant sur le corps inanimé de Pinocchio,
Jamiroquai (aaah oui je me rappelle maintenant :)) est arrivé, le peuple fut
sauvé, la soirée pouvait enfin réellement commencer, oh yeah ! Nos petits
gars ont assuré un show de 2h10, une longueur qui a tendance à devenir rare, et
ils ont visiblement pris autant de plaisir que nous autres pauvres amateurs
d'Acid Jazz ! Car oui, alors qu'on a de plus en plus de retours de
concerts où les groupes se contentent de venir, jouer (parfois en playback) 10
morceaux et repartir aussi sec sans s'émouvoir plus que ça Jamiroquai est sur
scène autant pour se faire plaisir que pour nous faire plaisir, ça se voit et
ça s'entend.
Du côté visuel l'enrobage était très sobre, un fond étoilé, quelques planètes
en carton pâte et un écran géant diffusant des vidéos ayant un rapport plus ou
moins marqués avec les chansons. Pas de chichi sur la scène à part une ou deux
bandes fluos et Jay lui-même arborant une superbe veste verte avec des franges
façon cow boy du plus bel effet. On peut même affirmer qu'il est la seule
personne sur Terre à pouvoir porter ce genre de truc sans avoir l'air ridicule.
"Jay la classe" nous a d'ailleurs gratifié de quelques mouvements de danse du
type "quand tu les fais t'as l'air bête, quand il le fait il a l'air chouette"
comme on dit dans le Bouchonois.
Un visuel sobre ne peut-être synonyme que de grandiloquence acoustique, et il
en a fallu car je vous rappelle que le public, venu nombreux (la salle était
pleine), était à ce moment là aussi réveillé que des asticots dans un
surgélateur. Les hostilités ont commencé avec un Rock Dust Light Star de bon
ton et le groupe a ensuite enchainé les tubes de Travelling Without Moving,
Synhronized, A Funk Odyssey, Dynamite et enfin RDLS, avec une répartition à peu
près égale d'ailleurs car il en faut pour tous les goûts (les deux premiers
albums ont été oubliés malheureusement, mais en 7 albums maintenant pas facile
de tout faire). Je vous donne la track list des morceaux dont je me rappelle et
dans le désordre, j'étais trop dans le trip pour prendre un papier et un stylo,
si vous voyez une erreur ou un manque n'hésitez pas à me corriger :
- Rock Dust Light Star
- Cosmic Girl
- Main Vein
- Love foolosophy
- Little L
- Hey Floyd
- Alright
- Dynamite
- Travelling Without Moving
- Feel Just like it should
- Deeper underground
- White Knuckle Ride (en rappel)
Si les morceaux du dernier album ont été joués presque à l'identique de la
version album, tous les autres morceaux ont été réarrangés et étendus en
général avec beaucoup de bonheur et avec sans doute une large place à
l'improvisation car Jamiroquai ne connait pas le playback (on a eu pas mal de
petits coups de larsen dans le micro de Jay). Le groupe parlons-en, Jay était
en grande forme, Rob Harris a lancé des solos d’anthologie, Paul Turner nous a
fait oublier Stuart Zender, Sola et Derrick impeccables comme toujours et alors
que je suis souvent le premier à le critiquer le trio de choristes a fait
parler la poudre ! Un vrai bonheur je vous dis !
Notez que tout s'est enchainé sans temps mort (pas d'entracte), à part avant le
rappel évidemment, ce qui rajoute à la performance car tenir si longtemps sur
scène ne doit pas être une mince affaire. Concluons pour dire que Jay a
plusieurs fois remercier le public Français pour son soutient pendant ces 20
ans de carrière et que la relation qu'il avait avec ses fans frenchies était
spéciale à ses yeux. Il a d'ailleurs demandé si quelqu'un dans la salle était
aussi présent lors d'un concert qu'ils ont donné au Bataclan.
Un bien beau moment donc et on a qu'une hâte c'est que le groupe revienne au
plus vite à Paris !
Les photos sont copyright Jamiroquai.fr, et je remercie au passage la sécurité qui m'a obligé à
laisser mon appareil reflex à la consigne, mon téléphone ayant pris le relais
avec le résultat que vous voyez...
Edit : Petit bonus filmé par mon voisin lors du concert 
























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