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samedi 28 février 2015

Les Keynews vous Rivent à votre fauteuil !

Bon ok pas de news, mais que voulez vous il me fallait un jeu de mot idiot pour bien commencer cette multi-critique thématique sur les derniers films de sieur Keanu Reeves !
Ne vous plaignez pas, ça aurait pu être pire, par exemple:

  • Keanu kids on the block
  • Plutôt Reeves gauche ou Reeves droite ?
  • Queue a nue
  • Faites de beaux Reeves


 Happy Keanu ?
Ne sois pas triste Keanu, on commence tout de suite !

47 Ronin de jardin japonais

Et on commence avec sans doute le plus faible des 3 films que je vous critiquerai aujourd'hui : 47 Ronin. Le film a eu une naissance agitée: budget dépassé, réalisateur débutant, studio ne sachant pas le "marketer", sortie éternellement repoussée...Le résultat final est le fruit de cette genèse : beaucoup d'idées, mais dont ils ne semblent pas avoir su quoi faire. Le réalisateur a sans doute été bridé (sans jeu de mot svp) par le studio, où il s'est retrouvé dépassé par l'ampleur du projet, peut-être gêné par la présence de Keanu dont le personnage bien que central n'a en fait rien à faire dans l'histoire (tirée d'une légende populaire japonaise), un peu comme un cheveu sur la soupe qui était en fait le poil dans la main qui tenait le vieux pot dans lequel on a fait la soupe, si vous voyez ce que je veux dire.
 47 Ronin
Bref alors qu'au début on l'annonçait comme le film qui allait remettre Reeves sur le devant de la scène il se révèle au final comme un beau soufflé qui serait retombé un peu trop vite. Mais tout n'est pas à jeter : l'aspect visuel est soigné, pouvant rappeler Pirates des Caraïbes à certains moments, la trame de l'histoire est, hormis les keanurisations et un côté fantastique venu d'on ne sait-où (eh oui parfois pierre qui roule n'amasse pas mickey mouse), plutôt fidèle à l'originale (pas de happy end !) et finalement ça se regarde comme un film d'aventure divertissant si vous êtes bon public, mais complètement oubliable.

T'es Chi toi ?

Injustement peu diffusé sur grand écran en France en plus d'être sorti bien pus tard que dans le reste du monde, The Man of Tai Chi est la première réalisation de Keanu Reeves qui se réserve également le rôle du super vilain de l'histoire. Si je vous dit que Yuen Wo Ping est de la partie et que l'acteur principal était cascadeur et en sachant le nom du film vous aurez deviné par vous même que le film parle essentiellement de l'art du Bignou chez les Bigoudènes. Ou alors d'art martial, mais c'est presque pareil, vous en conviendrez aisément chers amis.
Je vais être franc j'aime ce film, il est dans la lignée des films de karaté/kung fu de la belle époque, une lignée qui aujourd'hui ne nous offre que peu de descendants et ça fait du bien de voir enfin de la castagne sur une toile perforée. Assez classique dans son déroulement, même si son héros au comportement pas irréprochable apporte une touche de fraicheur bienvenue, très appliqué dans sa réalisation (photo très crue pour plus de réalisme, symbolique du miroir etc.), ne sombrant jamais dans le ridicule malgré un ton étonnamment 1er degré, c'est un quasi sans faute que s'offre là Keanu Reeves et c'est dommage qu'il n'ait pas reçu l'exposition qu'il méritait. Il compose en plus un méchant parfaitement charismatique et convainquant,
Man of Tai Chi
D'ailleurs cela au film un de ses défauts : le combat final est un peu court, on aurait aimé plus ! Le deuxième défaut est sans doute à mettre au crédit de Yuen Wo ping : les chorégraphies sont géniales, mais elles sentent un peu le déjà vu. Recommandé !

Wick, j'ai un gros rhume

Vous allez pas le croire mais Keanu a déjà 50 ans. C'est déjà difficile à croire après avoir vu 47 Ronin et Man of Tai Chi, ça devient complètement impensable après avoir vu John Wick. Presque l'âge d'un expendables en somme mais ici il vaut bien toute la troupe de papys à lui tout seul !
John Wick
Avec son scénario qui tient sur la tranche d'un papier à cigarette, son action débridée, son univers des "professionnels" joliment dépeint et son ton assurément pas sérieux (au contraire de Man of Tai Chi donc), John Wick est comme une grande bouffée de fraicheur dans le cinéma actuel : voilà un film qui donne ce qu'on attend de lui, qui ne cherche pas à vous prendre de haut, ou à se prendre pour plus qu'il n'est, il offre de la vengeance, des fusillades, de la baston, de l'humour et un Keanu Reeves complètement en phase avec son rôle c'est à dire over the top ! Chaudement recommandé !

Photos d'illustration du propos discrètement piquées sur Allociné et perezhilton.com

dimanche 23 février 2014

Au pays du soleil le vent se lève.

Bonjour,

Ayant trop de retard sur mes critiques j'ai décidé de vous faire, une fois n'est pas coutume, une critique thématique, et aujourd'hui vous l'aurez deviné le thème est le cinéma nippon !

Ni mauvais, de mauvais ton, de thon albacore.

Albator[C
"Il revient Albator" disait la chanson du générique de mon enfance. Il était revenu mais il est vite reparti, ses apparitions sur les télé françaises se faisant de plus en plus éparses au fil des années. A peine a-t-on le droit de temps à autre à une rediffusion d'un épisode lors d'une soirée "génération 80", histoire de capitaliser sur la nostalgie des trentenaires d'aujourd'hui. Et pourtant au Japon Albator (Captain Herlock ou Harlock dans le reste du monde) a continué, d'autres séries ont vu le jour, des OAV etc. Malgré cette désertion le personnage a gardé une aura extraordinaire chez nous, il faut dire qu'Albator est un monstre de charisme, qu'il cumulait les batailles navales, les pirates, les duels à l'épée, au pistolet laser avec en plus un air de western. La classe. Et pas besoin de vampire ou de zombie. Alors évidemment quand on annonce la sortie d'un film Albator au cinéma, en "CGI" et en "3D" je prends mon sabre en plastique, ma cape en vinyle, mes bottes en caoutchouc, mon cache-oeil et je vogue vers le cinéma le plus proche à bord d'un...batobus.
Et donc là je dois sortir tout mon vocabulaire maritime pour faire bonne mesure...attention on y va : loin d'être un naufrage, on se laisse facilement embarqué dans l'intrigue, même si celle-ci nous mène un peu en bateau car on n'y comprend finalement pas grand chose. Vous me direz l'histoire originale n'était pas particulièrement limpide comme de l'eau claire elle aussi, Albator 84 se déroulant par exemple avant Albator 78, et Leiji Matsumoto n'était pas la figure de proue de la cohérence dans son récit. L'ancre du scénario n'était peut-être pas encore sèche...En plus de ça s'écarte sur pas mal de point du scénario original, et quand on en vient à se demander si on ne regarde pas plus un Final Fantasy qu'un Albator on se dit que le bateau prend l'eau...
Ce sentiment "final fantasiesque" est renforcé par l'aspect graphique qui rappellera beaucoup celui de FFVII-Advent Children. Mais ce dernier est sorti en 20..05 ! Or en 2013 lorsque la Toei nous sort son plus gros budget (30m$, soit 1/4 du budget d'un Pixar de nos jours) on pouvait s'attendre à un peu plus. Attention je n'ai pas dit que c'était moche, loin de là, FFVII AC reste d'ailleurs une référence après toutes ces années, mais on s'attendait à plus et là classe de certaines images (le death shadows sortant des nuages !) contraste avec la banalité d'autres sorties tout droit de n'importe quel J-RPG.
Avant de jeter les canaux à la mer récapitulons : Scénario confus, qui prend ses distances avec l'original et se rapproche d'un FF, graphisme soigné mais sans effet "wahou!", je vais ramer pour vous donner envie d'aller le voir...Car oui voilà mon conseil, allez le voir ou achetez le en Blu-ray car malgré ses défauts le film est agréable à regarder, assure son quota de fan service (dont une scène de douche aussi gratuite qu'agréable) et on espère une suite qui n'arrivera jamais si vous ne mettez pas la main au porte monnaie (les recettes du film n'ont pas été folichonnes...) ! Alors ne piratez pas et vider votre trésor car moi je veux une suite !

Le vent dans les voiles.

Le vent se lève
Pour son dernier (dans tous les sens du terme) film Hayao Miyazaki, le chef de file du studio Ghibli, fait preuve d'une immense...sobriété, évitant le superflu, les effets gratuits (même le son est en...mono), tout est au service de l'histoire, une histoire d'amours : amour du travail, de l'aviation, de son pays, du 7eme art et d'Amour avec une grande première lettre de l'alphabet. Certain s'ennuieront, les autres profiteront et s'évaderont dans ce nouveau et terriblement mélancolique chef d'oeuvre d'un homme qui nous en a déjà donné tant.

La menace fantôme sort de sa coquille.

Ghost in the Shell
Attention attention critique d'un blu-ray cette fois-ci ! J'ai en effet profité d'une promo pour acheter la version "2.0" de Ghost in the shell de Mamoru Oshii, à ne pas confondre avec Ghost in the shell 2 - Innocence du même réalisateur. Je ne m'étendrai pas sur le film (je l'ai acheté 2 fois, dois-je vous faire un dessin ?) mais plutôt sur les différences entre la version d'origine de 1995 et cette 2.0 datant de 2008, époque où le terme "2.0" pouvait encore paraître cool pour les marketeux. On nage en plein syndrome "Lucasien", cette manie de vouloir remanier un film déjà sorti et connu de tous pour en revendre plein avec une version soit disant meilleure mais qui vieillira plus vite (star wars 4,5,6, 1 en 3D ; E.T...), et ce remake n'échappe pas à la règle, un demi lustre après sa sortie il fait déjà lourdement daté. La qualité des images de synthèse de cette version est certes meilleure, notamment sur les vues "aériennes" qui perdent leur côté GPS pas cher et qui paraissaient pourtant en 1995 hyper hi-tech. Par contre le remplacement de la scène d'ouverture et de la scène de la plongée, en animation traditionnelle dans la version originale, par des séquences CGI non seulement has been suivant les critères d'aujourd'hui, mais qui en plus ruinent la cohérence visuelle du film dans sa globalité, n'est pas du meilleur ton. Et même sans parler de cohérence elles étaient visuellement meilleures dans l'original, plus justes et dégageaient plus de poésie. A côté de ça ce Blu-ray est la meilleure version actuellement disponible pour ce qui est de la qualité d'image (sans être extraordinaire dans l'absolu), et ces changements ne touchent pas à l'histoire, donc en conséquence si vous ne connaissez pas le film et que vous souhaitez enfin découvrir ce monument du cyberpunk jetez vous sans regret sur le Blu-ray, si par contre vous avez l'original en DVD essayez de visionner le Raymond Bleu avant d'envisager l'achat car les modifications apportées pourront rebuter les plus puristes d'entre vous.

Critique Bonus !!! Eructation bel ami

Robocop 2014 Wouhou ! Du bonus sur du contenu gratuit, je ne me moque pas de vous ! Étant donné que je parle de Ghost in the shell un peu plus haut il me semblait opportun de vous livrer mon avis sur le nouveau RoboCop car les deux films ont des thématiques communes. Robocop, version 2014 donc, de José Padilha est un reboot (en train) du film RoboCop 1987 de Paul Verhoeven, film absolument formidable qui n'a pas vieilli d'une ride et qui garde tout son mordant même 25 ans après. Il fut suivi d'un RoboCop 2 presque aussi bon réalisé par Irvin Kershner (monsieur l'empire contre attaque, excusez du peu !) lui-même suivi par un RoboCop 3 qu'il faut mieux oublier. Des téléfilms, des séries, des comics ont ensuite surfé sur la vague, mais le Steve Austin made in Detroit restait désespérément à l'écart des salles obscures. Jusqu'à aujourd'hui !
La genèse de ce reboot a été particulièrement hasardeuse, changement de réalisateur, problèmes financiers de la MGM, PG-13 imposé par la production (quand on sait que le 1er film était ultra violent...) et une première bande annonce qui a fait hurler d'horreur les fans de la première heure et qui m'a personnellement bien refroidi. Alors au final qu'en est-il ?
Les 5 premières minutes sont délicates, on sent le film pétri de bonnes intentions mais qui ne va jamais se lâcher complétemet. Survient ensuite le titre qui profane la formidable musique de Basil Poledouris (de l'épisode original) sur fond de...dubstep, beurk ! Et le film se poursuit avec cette impression de ne pas savoir sur quel pied danser : la bonne idée est suivie d'une désillusion qui précède une autre bonne idée etc etc. Évidemment au final on est mitigé, le film n'est pas mauvais en soit, mais pas au niveau de ce qu'était RoboCop en 87. Des informations qu'on peut glaner ici ou là Padilha a été un peu "castré" créativement par la production et cela se ressent, avec un film propre sur lui qui en essayant de plaire à tout le monde ne parvient à convaincre personne. Il lui manque le côté subversif, le supplément d'âme du premier pour s'extraire du tout venant du blockbuster hivernal. En fait il est à l'image de son acteur principal Joel Kinnaman : il fait le boulot mais ce n'est pas un monstre de charisme. Quant aux thématiques abordées (homme ou machine ? L'Amérique police du monde, les dérives de la science et des "mega corporations" etc.) elles trouveront plus d’écho dans les films cités plus haut, mais elles ont au moins le mérite d'exister. Dommage !

Photos d'illustration du propos empruntées à allociné

dimanche 2 décembre 2012

Daniel Craigothon !

Comme prévu de longue date un petit "Daniel Craigothon", malheureusement sans Millenium que je n'ai point vu et que je ne critiquerai donc pas, dans un souci évident de probité ! DC, l'acteur le plus en vue du moment, n'a pas comme beaucoup atteint le sommet rapidement, sa carrière s'est bâtie sur le long terme. Si vous êtes journaliste et que vous êtes "hype" vous direz sans doute que son premier rôle marquant était dans "Layer Cake", un thriller que personne n'a vu, mais vous êtes journaliste et citer des films que personne n'a vu est le seul moyen que vous ayez de prouver votre supériorité intellectuelle. Moi j'ai pas vu ce film, le premier film de DC que j'ai vu était Tomb Raider, que tout le monde a du voir contrairement à LC, et sa prestation de méchant/gentil baraqué ne m'avait pas forcément "surleculté", comme il se dit dans le Bouchaunois. Il a été "remplacé" par Gerard Butler dans le 2ème épisode et celui-ci a connu une belle carrière aussi par la suite, mais là encore pas à l'aide de sa prestation dans Tomb Raider.

Tomb Raider

Conclusion : pour jouer le buddy guy de Lara Croft il vous faut des abdos (car oui les héroïnes à fortes poitrines doivent être accompagnées de prof de salle de sport dans leurs aventures, c'est contractuel) et pour réussir une carrière au cinéma jouer dans un Tomb Raider, même si celui-ci est un flop artistique et financier, peut-être un bon plan.

Revenons à la carrière de DC : en 2001 il tourne "Les sentiers de la perdition" sous la houlette d'un Sam Mendes, qu'il retrouvera pour Skyfall, tout frais auréolé du succès d'American Beauty aux oscars. Maintenant pour dire la vérité il a fallu que Mendes dirige Skyfall pour qu'on se rappelle que Craig avait déjà tourné avec lui, car lors de la sortie du film tout le monde ne parlait que de Tom Hanks, alors à l'apex de sa carrière. Autant dire que Daniel Craig tout le monde s'en fichait à cette époque là. Et puis voilà on l'a désigné volontaire pour être le nouveau James Bond, tout le monde lui a craché dessus (gnagna il est blond, imberbe etc), puis le film est sorti, et tout le monde l'a aimé, et sa vie a changé. Outre les envahisseurs, à la croisée des mondes : la boussole d'or le pas terrible Quantum of Solace et Les Insurgés il a empilé les projets comme un joueur de TGM les tetraminos.

CowBoy et Envahisseurs

DC...Avec de telles initiales il aurait pu jouer dans Batman ou Superman avec lesquels il se serait fondu facilement vu sa physionomie. Mais il a du se dire "AC de jeux de mots "comics" vaseux" et a choisi une autre voie dans l'art de la BD filmée : celle de Cowboy et Envahisseurs. Craig + Ford + Wilde + Favreau, sur le papier c'est prometteur, mais de la page du comic feuillets du scénario le papier s'est un peu froissé.
Reprenons pour bien comprendre : Sans revenir sur DC on a donc Favreau qui sort tout droit de la réussite des 2 premiers Iron Man et d'une expérience d'acteur dans Daredevil notamment qui le place en bonne position pour réussir tout ce qui touche de près ou de loin une adaptation de comic, Harisson Ford lui même qui, s'il ne fait plus les films à la chaine comme il y a quelques années, a toujours une grande cote de sympathie et surtout il a tout le loisir de choisir les films qu'il souhaite faire. Et enfin nous avons Olivia Wilde, aka N°13 dans Docteur House qui lui même dit ironiquement à peu de chose près : "c'est pas comme si c'était la fille la plus sexy du monde". Reste qu'avoir un staff en béton ne suffit pas toujours à bâtir un bon film, il faut aussi de solides fondations prenant la forme d'un scénario dont le matériau de base est plutôt original : mêler le western et la SF. Sur ce plan là le titre du film ne ment pas.
Sans surprise le film commence par une partie Western qui est très convaincante, avec un Daniel Craig à l'aise, le film est âpre, ça sent le western pur et dur et le cuir de cheval poussiéreux. Seul "HF" fait une sortie de route à ce moment là du film, il est en effet trop caricatural pour être convaincant.
Puis on passe en mode Independance Day et cette ambiance, cette solidité filmique commence à s'étioler car la fusion des deux mondes n'est jamais parfaite. Peut-être que la partie Western pure est trop réussie en égard du reste et que l'arrivée de la partie SF nous l'a fait quitter un peu trop violemment. On se dit qu'on aurait aimé 2 heures de Western comme ça finalement, sans envahisseur. Il faut dire qu'en dehors de l'époque la partie Alien n'a rien de bien originale, et qu'hormis certains passages tendant vers l'horreur pure assez réussis (la scène du bateau en particulier) on se retrouve dans un bête film de SF plan plan, esthétiquement sans surprise (il rappellera même Skyline par moment), aux effets spéciaux moyens compte tenu du budget alloué. Seul curieusement le rôle d'Harrisson Ford s'améliore avec le temps et fini par se justifier à la fin. A part la (trop) brève nudité d'Olivia Wilde on est donc assez loin du chef d’œuvre, et même si on passe globalement un bon moment une terrible frustration, un sentiment de "peu mieux faire" nous submerge, comme un kiss cool dont le 2ème effet ne nous aurait pas conduit au lapin.

Dreamhouse

C'est avec l'esprit vide de tout pressentiment que je suis allé voir Dreamhouse car j'en ignorais tout en dehors de la présence de Craig au générique. Et c'est plutôt agréable d'ailleurs, dans un monde où le matraquage marketing, les bandes annonces et le merchandising font loi, de pouvoir réellement découvrir un film vierge de toute idée préconçue, car on a alors la sensation de découverte, le plaisir d'être emmené dans une histoire dont les frontières ne sont pas encore bornées par un spoil violent. Et cet état m'a réellement permis de profiter au maximum du film, qui est thriller semi horrifique/psychologique, car son twist final, qui n'a ceci dit rien de final puisqu'il doit arriver au 2/3 du film, m'a réellement surpris. Bien interprété (Rachel Weisz y est comme souvent impeccable et Daniel Craig y est bien plus convaincant que dans Invasions par exemple), bien réalisé, avec une juste sobriété, le film est parfaitement recommandable si tant est qu'on aime le genre.

Tintin

J'ai peur d'être un Tintinophile, sans doute pas le plus extrémiste qui soit mais quand même...Quand on annonce un film Tintin avec Steven Spielberg et Peter Jackson aux manettes on peut-être tout à la fois aussi enthousiasmé qu'horrifié, d'une part parce que 2 des plus grands noms du cinéma se penchent sur le bébé, et d'autre part parce qu'Hollywood étant ce qu'il est on aurait pu se retrouver avec n'importe quoi comme résultat. Ce n'est heureusement pas le cas, mais ça reste la vision de Peter & Steven, ils ont beau avoir la classe de Georges Lucas Hobbitbol leur image de Tintin, aussi respectueuse soit-elle, ne sera pas forcément la vôtre, forgée après des années et des années de lecture et de rerelecture du chef d'oeuvre d'Hergé. Aussi personnellement si la "performance capture" ne me dérange pas le look des personnages n'est pas franchement celui que je m'étais imaginé, si la fusion des deux histoires (Le secret de la Licorne et le crabe au pince d'or) est plutôt habile j'aurais préféré qu'ils ne s'attardent que sur un seul volume. Pour les Asterix, animés comme avec des acteurs réels, ils ont aussi beaucoup pratiqué la fusion, mais n'est pas Son Goku qui veut et rallonger artificiellement la durée d'un long métrage en assemblant deux histoires, en dehors de cela parfaitement cohérentes, ne peut pas aboutir à un résultat idéal. Reste que le film est plutôt prenant et bien rythmé, et qu'en dehors de 2 scènes malvenues (le redémarrage du moteur par le capitaine Haddock et la bataille de grues finale), qu'on ne doit d'ailleurs pas à Hergé, c'est plutôt sympathique. Côté bande son John Williams n'était par contre pas dans un grand jour et le générique du dessin animé des années 90 symbolisait beaucoup plus, à mon avis, le côté aventureux du personnage à la houppette, là où l'illustre compositeur s'attarde sur son côté détective. Attendons de voir la suite pour voir si le duo de réalisateurs/producteurs peuvent encore mieux faire ! Un mot sur Craig qui prête sa voie et sa gestuelle à un des personnages principaux du film avec qui il n'a pourtant aucune ressemblance, mais le résultat est très probant, bravo à lui. Et la prestation de Gad Elmaleh tiens plus du caméo qu'autre chose, contrairement à ce que tout le marketing a essayé de nous faire croire. Sinon l'intérêt de la projection en 3D ne m'a pas paru évident.

Skyfall

Skyfall, le film dont tout le monde parle, le James Bond qui bat tous les records, celui qui est salué aussi bien par la presse que les spectateurs ! Alors que dire ? Qu'ajouter ? Est-ce nécessaire d'en faire plus ? Oui il le faut, je le crains...Bon j'avoue le film est bon, voire très bon, mais fondamentalement rares sont les James Bond à être complétement mauvais, même The world is not enough dont je ne suis pas un grand fan reste divertissant à regarder. Il est bien meilleur que le feignant Quatum of Solace mais il lui manque le petit quelque chose qui faisait que le charme de Casino Royale. Je ne saurais dire ce que c'est, et même si la photo est plus travaillée, même si cette atmosphère très dark side, pleine de morosité, de dépressivité (?) est magnifiquement rendue il reste que le film est un peu bancal par différents aspects :

  • La façon dont le film fait référence à ses prédécesseurs va peut-être un peu trop au delà du clin d'oeil pour que ce ne soit pas gênant et laisse une impression de serpent qui se mord la queue. Ce n'est pas perturbant pendant la projection mais après si on cherche une quelconque cohérence à l'ensemble de l’œuvre James Bondienne ça peut irriter.
  • Certaines ficelles ont déjà été vues ailleurs, comme le plan machiavélique du méchant planifié plusieurs coups à l'avance par rapport aux actions de nos héros.
  • C'est quoi cet expert informatique qui pour analyser le contenu d'un pc d'un pirate commencer par le brancher physiquement sur son réseau local ? Il n'a jamais lu Homère (pas Simpson, l'autre) ?
  • La Française James Bond Girl de service, Bérénice Marlohe, est incroyable de "uselessness" dans l'histoire, on pourra toujours dire que c'est la première James Bond Girl jetable de la génération Craig. Même pour un rôle peut-être encore plus anecdotique Gemma Arterton avait droit à plus d'attention de la part de Bond.
  • Tout le monde se fiche d'M, qui a vraiment de l'empathie pour elle ? Baser une partie de l'intrigue sur son personnage est une erreur car tout le monde se fiche qu'elle meure ou non.
  • Le final façon O.K. Corral est sympa mais n'a pas trop sa place dans un James Bond.
  • Le générique n'est pas trop mal, la chanson d'Adèle est très James Bondienne, et plutôt sympathique, mais sans plus de saveur que ça. On attend encore le grand générique de l'ère Craig (CR : la chanson est bien mais où sont les filles ? QoS : ratage sur toute la ligne), la génération Pierce Brosnan a été plus gatée sur ce plan là.
  • Daniel Craig ne sait pas courir, or il court beaucoup dans ce film.
  • 200m$ de budget, et on nous sert encore des effets spéciaux moisis (voir la scène du métro, criante de non réalisme).
    Noir c'est noir[C
  • Allumez la lumière ! Le film se passe dans la pénombre les 3/4 du temps. J'espère que vous avez un écran plat ou un projecteur haut de gamme avec un taux de contraste qui crève le plafond parce que sinon vous n'allez rien voir de ce qui se passe une fois la galette du film en votre possession.

Mais bon qu'est-ce que sont ces petites gouttes d'amertume face à un océan de bonheur ? Allez voir Skyfall !

Toutes les images proviennent d'allocine, sauf la première qui vient de je ne sais où mais merci à eux !

samedi 29 octobre 2011

Va jouer à la Marvel

Pour reprendre une vieille tradition: les titres auxquels vous avez failli échapper :-)
D'ici comme Ickx
A la coupe de l'America, quand la Lantern passe au Green tu aurais Thor ne pas enclencher la First Class
La lanterne verte le Captain America quatre doigts

Marvelle

Cette année a été riche en adaptation de comics, très riche, digne un régime alimentaire de préparation à Mr Olympia. Mais cet euromillion de la BD américaine appelle-t-il un digestif ou une cuillière de bicarbonate ? Voyons dans l'ordre d'arrivée chacun des participants avant de digresser sur le passé le présent et l'avenir des adaptations de comics.

C

Thor

Le super héros préféré des Claudettes, Thor n'est pas très connu chez nous, en tout cas en tant que Comic. Incarné impeccablement à l'écran par Chris Hemsworth, dont on se rappelle la superbe performance dans...attendez...ça va me revenir...bon passons. Diéfié Chris s'en sort donc magnifiquement: charisme, humour, physique taillé à la faucille et au marteau. A côté de lui on a Mr Antony Hopkins en patriarche et un Loki qui malgré tout le bien qu'on en dit m'a semblé un peu transparent en tant que "bad guy". Enfin côté casting féminin il y a Natalie Portman dans une performance à mi-chemin entre la revanche des Sith et Black Swan...Mais c'est Natalie Portman, alors peu importe.

Tout ce petit monde est réuni sous la caméra de Kenneth Branagh, un homme plus habitué aux récits de Shakespeare qu'à ceux de Jack Kirby. C'est donc normalement un gage de qualité puisqu'on s'attend forcément à des personnages avec plus d'épaisseur (et je ne parle pas de muscles). En pratique ce n'est pas flagrant, ce qui ne veut pourtant pas dire que le film soit mauvais, loin de là.

La grande réussite de ce Thor c'est son humour. Le personnage haut en couleur qu'est Thor arrivant sur Terre comme un éléphant dans un magasin de porcelaine est impayable et on se marre inévitablement en suivant ce mélange de rock star et de tête couronnée. A côté de ça les scènes d'action sont sans surprise, l'esthétique des scènes dans le royaume des Dieux est...discutable, les effets spéciaux sont (un peu trop) ordinaires et la seule qualité de la 3D est qu'elle ne fait pas trop mal aux yeux. On sort néanmoins de la salle en ayant passé un bon moment et c'est bien bien ce qu'on demande à ce genre de film en priorité.

C

Xmen : First Class

Prenez à la production le réalisateur des deux premiers XMen (aussi producteur de DrHouse en passant), mettez à la réalisation l'homme qui a fait le brillant Kick Ass et là vous vous dites : ça doit le faire.Et en effet ça le fait, mais...Ca aurait pu être mieux.

Avant de nous attaquer aux petits points qui font tâches parlons des points forts : le film commence sur la même scène que le premier Xmen, qui reste une des meilleurs scènes jamais faite pour un film Xmen, car elle annonçait clairement la couleur : je suis un film tiré d'une bande dessinée mais prenez moi quand même au sérieux. Et dix ans après vient la suite directe de cette scène, que nous ne pouvions jusque là qu'imaginer, grâce à la magie du cinéma. Quelle belle entrée en matière !
A partir de là le film surfe sur un fond historique de guerre froide et sur la création de la première team d'X-Men. Et là se trouve certainement un des points forts du film : la psychologie des personnages, savoir par quoi ils sont passés pour en arriver ce qu'on connait déjà dans les précédents Xmen. Et il faut avouer que les deux protagonistes principaux, James McAvoy (vu dans Wanted) en professeur Xavier et surtout Michael Fassbender (300, Inglorious Bastard) en Magneto (Serge !) qui prouve qu'il est l'un des futurs grands sur qui compter. Enfin Kevin Bacon apporte sa démesure à un Über méchant comme on les aime tant. Un méchant très James Bondien j'ai envie de dire (il se déplace à bord de son sous marin personnel), un peu à l'image du film d'ailleurs qui avec son ambiance sixties et son côté grandiloquent nous rappellera les meilleurs Sean connery.

Parlons, un peu, de ce qui fâche, un peu...Premier point la première "promo" : la plupart des mutants sont anti charismatiques, certains sortent tout droit d'Harry Potter et le plus potentiellement sympa d'entre eux se fait zigouiller bien rapidement. Et si Mystic est correcte the Beast est ridicule. Ensuite on a beau avoir une débauche de pouvoirs tout ça n'est pas très spectaculaire, et quand ça doit l'être ça ne l'est pas car les effets spéciaux assurent le minimum syndical. Enfin la fin est convenue et prévisible, ce qui était prévisible si on avait le nez fin.

En dehors de cela comme pour Thor on passe un agréable moment donc pourquoi se priver ?

C

Green Lantern

Comme Thor Green Lantern n'est pas le héros le plus sur le devant de la scène en France. Le grand public l'aura peut-être croisé un dimanche matin dans le dessin animé la Ligue des justiciers mais à cette heure là en général y'a aussi la messe et téléfoot alors autant dire que ce n'est sans doute pas un fleuron de l'audimat. Il arrive donc chez nous sous les traits de Ryan Reynolds, qu'on a pu voir dans Wolverine en tant que Deadpool ou dans Buried récemment. Oui il est surtout connu pour être l'homme qui a divorcé de Scarlett Johansson...Eh ouais y'en a qui rêvent de l'épouser et bein lui il a divorcé avec elle ! Serait-ce parce qu'il est passé chez l'ennemi DC alors que la belle est la veuve noire de chez Marvel...? Pour finir sur les remarques sur le bonhomme il fait parti de ces personnes qui ont bossé chez les deux grands Marvel et DC, à l'instar de Vas-y Creuse...non pardon Halle Berry plutôt, et de Bryan Singer (réalisateurs des 2 premiers X-Men, voir plus haut, et du dernier Superman en date). Le film est réalisé par Martin Campbell, un homme capable du bon (Zorro) comme du moins bon (Zorro 2). C'est surtout l'homme qui a ressuscité par 2 fois James Bond avec Golden Eye et Casino Royale. Une belle carte de visite donc mais aussi cartoonesque que puisse l'être l'agent des services secrets de sa majesté est-ce que ce sera suffisant pour se confronter à une adaptation de Comic ?

Les premières minutes sont très encourageantes : un découpage vif et lisible caractérisant parfaitement le personnage de la lanterne : sans peur. Et puis passée cette scène d'introduction le film devient un film de super héros standard : découverte des pouvoirs, apprentissage de la vie de héros, de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilité et enfin la copine du héros manque de se faire tuer, la routine habituelle quoi.

Le film souffre grandement de ce manque d'imagination, et on aurait aimé un peu plus de fantaisie. Il pêche donc plus par manque de qualité que par la présence de gros défauts. Esthétiquement le choix de couleurs pourra en choquer certains (les personnages verts et roses fluos piquent un peu les yeux), mais c'est finalement proche des couleurs qu'on peut rencontrer dans les comics de la belle époque. En ce sens il se rapproche du Hulk d'Ang Lee (sans les effets de mise en scène en case de BD, inégalés à ce jour). Enfin le costume en images de synthèses du héros ne passe pas si mal, mais ça reste un ajout finalement anecdotique. Mention bien mais peut mieux faire !

C

Captain America

Oui Captain America ressemble à un film de propagande, oui c'est un film patriotique...So what ? Vous vous attendiez à quoi avec un nom pareil ? Si vous êtes sortis de la salle en vous disant surpris : "oh, mais il est vraiment pro américain ce film", en ayant vu qu'il y avait marqué "Captain America" sur l'affiche du film, c'est que vous ne devez pas être bien malin. Mais résumer le film à ça serait trop limitatif car il est loin d'être mauvais.

La reconstitution de l'époque, la psychologie du héros, le jeu des acteurs (Chris Evans et Hugo Weaving en "tête" ahaha), tout ça fonctionne parfaitement. Mais le manque de surprises, les scènes d'action convenues, le côté déjà-vu de l'ensemble nous font regretter qu'il n'y en ait pas un peu plus. C'est finalement un résultat auquel on pouvait s'attendre en voyant la filmographie du réalisateur Joe Johnston, qui n'a jamais fait de bouse mais jamais de chef d’œuvres non plus. Le héros est néanmoins bien lancé et on a hâte de le revoir dans le futur "The Avengers". Un mot rapide sur la 3D : complétement dispensable, peut-être un chouïa meilleure que sur Thor.

Conclusion

Vous avez du vous rendre compte que mon ressenti sur tous ces films étaient mi figue mi raisin. Les raisons sont simples : ils se ressemblent quand même beaucoup, on a déjà eu dans le passé des films de ce genre de grande qualité (Spiderman, Ironman...), l'originalité manque cruellement et on sent que la prise de risque est ultra limitée. Et la lassitude risque fort de nous rattraper si les prochains films ne font pas des efforts dans ce sens...S'ajoute à cela des effets visuels (CGI) qui font cheap alors que ces films coûtent chers ! C'est à se demander si des progrès ont été fait en la matière depuis 15 ans ! Messieurs DC et Marvel attention donc, à trop vouloir tirer sur la corde il se pourrait qu'elle rompe un jour.

Pour finir sur une note plus positive en cadeau bonus la bande annonce de The Avengers (réalisé par la papa de Buffy contre les vampires) et qui pour l'instant envoie du bois. De toute manière une bande annonce avec une musique de Nine Inch Nails ne peut déboucher que sur un bon film !


Extra Bonus pour vous mesdemoiselles ;-)

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Précision technique : Thor et Captain America ont été vus en 3D au cinéma avec des lunettes dites "passives"
Toutes les images viennent du site allociné, sauf la "marvelle" qui est copyright Jamiroquai.fr

samedi 12 mars 2011

Les frères Scott ne sont pas des Twin lights !

Sophia BushKirsten Stewart

Non, ce n'est pas ce que vous croyez ! Déjà quand je parle des frères Scott je fais évidemment référence aux deux cinéastes Britanniques Ridley et Tony, et quand je parle de Twilight, si on va effectivement s'intéresser (euh façon de parler) au troisième opus de la série, on va aussi porter un regard interrogateur sur sa parodie mords-moi sans hésitation ! C'est donc un nouveau concept révolutionnaire : la double double critique ! Donc oui désolé mais pour votre dose quotidienne de Sophia Bush en monokini il faut aller voir ailleurs :P

Commençons par le plus ancien : Ridley Scott. Son dernier film, Robin des Bois est sorti il y a bien longtemps mais on s'y attarde maintenant car avant j'ai pas eu le temps (tout du moins c'est ce que je prétends). Il faut voir le film comme la 3ème grande fresque de Scott après Gladiator et Kingdoms of Heavens et la 5ème collaboration entre le réalisateur et Russell Crowe (après Gladiator donc, mais aussi une Grande Année, American Ganster et Mensonges d'Etat). Tout ça avec la promesse d'avoir un film qui ne sombre pas dans le grand guignolesque du film avec Kevin Kostner qui aujourd'hui paraît kitschissime. Sur le papier tout va bien, mais sur la toile ?

Robin des bois

Eh bien la toile devait être cirée car Scott et Crowe ont glissé dessus comme des pets...Par où commencer ? D'abord le film malgré son budget stratosphérique (200 millions de dollars d'après box office mojo) manque cruellement d'ampleur comparé à ses prédécesseurs Gladiator et Kingdoms of heaven. Oui il y a de gros châteaux, des batailles épiques, des rois, des reines etc etc. Mais le "Breathtaking factor" (attention copyright je viens d'inventer la formule) reste bien bas. Prenons la scène finale qui voit le débarquement des Français sur les plages Anglaises. Vu avez sans doute pu lire dans des sites ou magazines peu regardant que cela rappelait les meilleurs moments de Il faut sauver le soldat Ryan et du Seigneur des anneaux. Personnellement je trouve que ça fait plutôt penser à La dernière Légion avec des sous en plus. Non ce n'est pas un compliment. Encore plus ridicule la fidèle Marianne nous fait un trip façon Eowyn - "I am no man" - dans cette même scène, ce qui est aussi incongru qu'inutile. Paf encore un mauvais point. Je vous parlerais bien des seconds rôles mais "seconds" est déjà trop haut comparé à leur importance dans le film puisqu'ils jouent à peine le rôle de figurants. Oui Petit Jean, frère Toc tout ça on s'en moque. Et puis il y a ce jeu de séduction entre Robin et Marianne digne d'une comédie romantique estivale qui annihile tout le côté sérieux de l'entreprise. Enfin Russel Crowe n'a même pas l'accent Irlandais malgré toutes les annonces faites à ce sujet, ce qui aurait pu apporter un second degré utile pour relativiser tout ce qu'on vient de voir. Au final à n'en point douter une déception.

Passons au petit Tony : je vous invite à vous reporter à ma critique acerbe de l'attaque du métro 123 et à celle de déjà vu pour en apprendre plus sur le bonhomme. Il a beau être le petit frère de l'autre il n'en est pas moins considéré comme un grand parmi ses comparses réalisateurs. Sauf justement sur le Métro 123 où il s'était à mon humble avis complétement raté. Alors quand on m'annonce un Unstoppable avec Denzel Washington et des locomotives mon esprit déraille jusqu'à en devenir "loco" : mais pourquoi remettre ça ? Ne vous inquiétez pas, si l'aller était en classe économique le retour sera bien plus confortable !

Unstoppable

Unstoppable n'a pas du sortir Tony de son train train quotidien : dynamique et spectaculaire ce film, tiré d'une histoire vraie et d'un pitch mince comme une feuille de salade de sandwich SNCF, fait remonter l'homme à la casquette dans le bon wagon et l'impose comme un vrai chef de gare au commande de cette grosse production. Ceux qui s'attendaient à un chef d'œuvre on un peu raté le train en marche car ce n'est pas le propos, on a juste le droit à un bon gros blockbuster des familles qui fonctionne à pleine vapeur !

Sans hésitation et sans transition passons maintenant aux aventures trépidantes de Bella, Edward et Jacob, alias la constipée, l'hypomélaniné et le protéïné...

Twillight Hésitation

A n'en pas douter ce film fait honneur à la saga (critique du premier ici et du deuxième là) en étant cinématographiquement au ras des pâquerettes (le premier reste sur ce point le moins mauvais de la saga) et en assurant sa dose d'évanouissement collectif de la gente féminine lors des scènes les plus "hot"...Mais rendons à César son casino il y a quand même pas mal de scènes assez cocasses lors des débordements testostéronaux des deux héros masculins pour qui la jalousie n'est pas un vain mot. Enfin bon si je pouvais leur donner un conseil se serait d'aller voir les photos au début de cette page pour voir qu'il y a quand même du gibier de meilleur qualité que cette Bella pour aller planter ses crocs. Enfin bref la bonne nouvelle de cet épisode est tout de même sa parfaite inutilité puisqu'à la fin de celui-ci on se retrouve exactement au même point qu'au début. Oui près de 2 heures de niaiseries pour rien, mais si vous passez aux 4 (oui "auX" au pluriel car il sera en deux parties :'( ) sans avoir vu celui-ci au moins vous ne serez pas perdu par l'innnnnncroyale complexité du scénario. A éviter donc ou à regarder au second degré.

Mords-moi sans hésitation est une parodie des deux premiers épisodes de "la saga" Twilight. Malheureusement si vous n'avez pas vu ces films il y a une très grande chance pour que les gags de celui-ci vous passe au dessus de la tête. Néanmoins le film suit si bien la trame des deux modèles qu'il en constitue un quasi parfait résumé, et ça c'est du bonheur car si quelqu'un vous traine de force pour aller voir l'épisode 3 vous pouvez vous contenter de regarder 1h30 de film comique au lieu de 4 heures de pleurnicheries pour rattraper votre retard !

Mords-moi sans hésitation

Le gros problème c'est que ça fait depuis longtemps que le feu sacré de la parodie a disparu et que ce n'est plus qu'un moyen rapide de faire de l'argent à l'aide d'un public peut regardant. Oui on peut regretter l'époque des hot shots, Y'a-t-il un flic, y'a-t-il un pilote ou le frenchy la cité de la peur parce qu'aujourd'hui des films de cette qualité là on n'en fait plus. Et Mords-moi ne fait pas exception, car même si beaucoup de gags sont drôles, et même bien trouvés, la plupart tombent complément à plat à cause d'un très gros problème de rythme dans le montage qui désamorce dans 90% des cas l'effet comique. Oui c'est ballot. Prenez les mêmes gags avec un autre monteur ou un autre réalisateur et on aurait pu avoir une petite perle. La bande annonce ne souffre pas de ce problème donc si vous voulez vous marrez vous pouvez vous en contenter sans problème. Ne soyons tout de même pas trop méchant, les acteurs sont au poil (!) et reprennent à merveilles les tics des acteurs originaux (mention spéciale à "Becca"). On espère malgré une suite car s'ils prennent compte des critiques cela pourra déboucher sur un futur classique du genre.

Les photos des films sont issues de germain de allocine

mardi 7 décembre 2010

Scott Pilgrim vs les distributeurs cinématographiques

Avant tout chose je tiens à remercier Galtan pour sa superbe bannière que vous pouvez admirer là maintenant tout de suite (videz le cache de votre navigateur au besoin). Comme la bannière est classe le site est encore plus classe et les lecteurs du site (c'est à dire vous) sont par extension encore plus classes ! La prochaine fois dites au videur de la boîte "le metropolitbateau" que vous lisez jamiroquai.fr, il vous fera entrer sans problème et le patron vous offrira les consos !

Scott Pilgrim Vs The World

Comme annoncé il y a peu je reprends les critiques ciné après 6 mois d'abstinence et je commence par la fin, c'est à dire le dernier film pour que j'ai eu la chance de voir, à savoir l'inouï, le formidable, le rythmé, l'ingénieux Scott Pilgrim VS The World !!!
Ne vous inquiétez pas je rattraperai au fur et à mesure les 6 mois de retard à un rythme d'un film toutes les 3 minutes microsoft environ. J'ai dit environ hein ! Ne vous attendez à 6 mois d'abonnements à Studio Live Picsou magazine comme ça d'un coup !
Ceci-dit revenons-en à notre sujet du jour : Scott Pilgrim.

Le film a, bien avant sa sortie, fait un buzz monstrueux : tiré d'un comic book à succès (comme un certain kick ass), réalisé par le talentueux Edgard Wright qui nous a livré entre autres un Hot Fuzz mémorable, joué par des acteurs à la mode (Michael "Juno" Cera, Chris Evans bientôt Captain America etc.), accompagné également par la sortie d'un jeu vidéo et présenté par une bande annonce bien alléchante il avait tout pour devenir un des gros cartons de l'été. Oui de l'été...Car l'été commence le 1er Décembre cette année, vous ne saviez pas ? En tout cas c'est ce que les gens qui distribuent le film ont du se dire puisque le film a vu sa sortie repoussée de plusieurs mois chez nous...En plein milieu des sorties de Noël ! Entre les géants Harry Potterus Rex et Raiponcecus il ne reste plus beaucoup de place pour notre malheureux Scott qui se retrouve dans moins de 20 salles en 2ème semaine !
Scott Pilgrim lâche la basse
Et ce n'est pas mérité, mais alors pas du tout car nous avons là une perle : bien qu'ultra référencé (Batman, Zelda, Mortal Kombat, Eternal Sunshine of the spotless mind...et la liste s'allonge à l'infini) le film est si dynamique, techniquement irréprochable et drôle, même sans connaître les univers abordés, qu'on ne peut qu'adhérer au concept. L'interprétation est de plus au diapason, chaque personnage étant remarquablement bien campé avec un sens de l'auto-dérision certain, en particulier le terrible Végétalien incarné par Brandon "slip rouge" Routh. Évidemment en France comme le film est très marqué par l'univers de jeux vidéos il n'a pas tellement plus aux critiques, parce que le jeu vidéo c'est le mal, c'est bien connu. Mais pour les gens normaux, ceux qui ne regardent pas que des films pourvoyeurs d'onanisme intellectuel (et qui ne passeront à la télé au mieux que sur Arte en plein après midi), pour ces gens là Scott Pilgrim est un film à voir ABSOLUMENT ! Alors foncez dans les rares cinémas le diffusant, vous ne le regretterez pas !

jeudi 3 juin 2010

Une Légion de Chèvres de fer vont botter les derrières titanesques d'Adèle et d'Alice !

Il est important, voire indispensable que je vous parle des films qui vont suivre. Pourquoi ? Parce que sinon comment briller en société sur un film que vous n'avez pas vu ? Comment savoir si vous devez aimer un film vous qui n'avez pas le moindre goût, ou pas la moindre notion de jugement artistique d'une œuvre du 7ème art ? Comment occuper vos journées pluvieuses autrement qu'en lisant des blogs faits par des mégalomaniaques compulsifs qui donnent des avis encore plus tranchés que la guerre 14-18 ? Ces pour toutes ces raisons que je vous livre ici, gratuitement, en exclusivité inter-mondialiste et avec bonne humeur les 9 critiques qui vont suivre:

Les Chèvres du Pentagone:
Les Chèvres du pentagone
Casting de choc (Clooney, Bridges, Mcgregor, Spacey...), histoire et personnages loufoques, multiples références, les biquettes du quadrilatère +1 est un petit film divertissant mais il lui manque un poil de rythme, un cheveu de subversion et un peu d'ambition (sauf capillaire) pour vraiment être un immanquable. Néanmoins Georges Clooney en baba cool qui fusille les mangeuses de choux du regard, ça vaut son pesant de cacahuètes et rien que pour ça vous seriez bien avisés de voir le film si vous en avez l'occasion.

Alice au pays des merveilles
Alice au pays des merveilles
S'il y avait bien un réalisateur que tout le monde rêvait de voir faire une adaptation de l'oeuvre de Lewis Caroll c'est bien American McGee ! Oups pardon je voulais dire Tim Burton ! Avec sa filmographie emprunte (à taux variables) de poésie lugubre et macabre, il est de ses rares auteurs dont le style visuel est un genre part entière, servant de référence et de point de comparaison pour les rares long métrages qui s'aventurent également dans cette branche. Il faut bien comprendre que si Alice n'avait pas été fait par Burton il aurait été sans nul doute été comparé à son œuvre. Mais puisque la maison Disney a confié à la personne ad hoc le film ce ne sera pas nécessaire, quoique... N'y allons pas par racine de 16 chemins, cette Alice est un déception. Le casting est bon voire excellent, Depp et madame Burton sont comme d'habitude parfaits et la jeune Mia Wasikowska campe une Alice presque aussi convaincante que son nom est diurétique à écrire. On se serait par contre passé de Anne Hathaway, mais bon on ne peut pas tout avoir. Visuellement c'est plus mitigé, si la direction artistique est bonne les effets spéciaux ne sont pas particulièrement impressionnants, voire vieillots avec certains personnages en CG qu'on pourrait dater au carbone 14. Et comme le film est constitué à 85% de CG ça fait quand même un peu tâche, surtout qu'il s'agit d'une production ambitieuse. Pour en finir avec l'aspect visuel un petit mot sur la 3D : pas catastrophique mais presque, le film a été tourné en 2D pour être converti ensuite dans la 3ème dimension, et ça se sent : les plans font artificiels et sont trop marqués pour être honnêtes, et si certains effets sont surprenants d'autres deviennent pénibles car illisibles (et c'est sans compter que les lunettes sont lourdes et font mal aux nez).
Contrairement à ce que son titre laisse penser le film n'est pas une adaptation du livre ou du dessin animé mais une suite de celui-ci, ce qui ne pause pas de problème en soit. Ce qui fâche plus c'est qu'il ne se passe pas grand chose, que les rares situations périlleuses se résolvent par un roupillon de l'héroïne et que bon mince zut flute où est l'épique, où est l'imaginaire, où est la folie ?!?! Que se passe-t-il ? Y'a-t-il un Tim Burton à la barre ? Le film n'est pas un ratage complet mais on sort de la salle en se disant « mouaih ». Ce qui aurait du être le choc d'une décennie, un futur classique n'est au final qu'un film pour enfant classique, peu inspiré, qui ne fait que recycler l'original alors qu'il aurait du le sublimer. Dommage...

Légion
Legion

Le pauvre Legion souffre du syndrome « je fais rire la salle de cinéma sans le faire exprès ». Alors certes pour aller le voir j'ai du aller dans un ciné où les gens ne sont pas toujours très respectueux à la fois de ce qu'ils voient et des autres spectateurs. Mais il est évident que Légion peut prêter à rire, certaines scènes frisant le ridicule alors que le ton est quand même très premier degré. Cependant il ne faut pas s'arrêter à ça car finalement le film est très sympathique. Mélanger film de zombies, d'action avec des références bibliques étaient une bonne idée, le casting un peu faiblard peut s'appuyer sur les solides Paul Bettany (excellent) et Dennis Quaid (qui joue décidément dans tout et n'importe quoi) et les effets spéciaux sont réussis. Ce qui m'a personnellement interpellé c'est que le film est quasiment du début à la fin un vibrant hommage au premier et formidable Terminator de James Cameron (et un tout petit peu aussi à Matrix). Alors forcément s'il est souvent un peu maladroit Légion a ma plus grande sympathie. Et il sera le compagnon idéal d'une soirée vidéo entre potes.

DayBreakers
Daybreakers

Daybreakers partage pas mal de points communs avec Légion : Budget limité, casting de choix: (Ethan Hawke, Willem Dafoe, Sam Neil (impressionnant) et la charmante Isabel Lucas, qui a fait de l'ombre à Megan Fox dans Transformers 2, ainsi que de pas mal d'idées plutôt originales. Mais là où Légion se plante un peu Daybreakers, lui, réussi la transformation : sous des couverts de film gore et vampirique il plante une critique particulièrement habile de la société de consommation. Bien plus fin donc qu'on ne pourrait le penser sur le fond il se pare en plus de beaux atouts dans la forme. Il faut dire que les réalisateurs ont réalisé eux même une grosse partie des effets spéciaux. C'est ce qui s'appelle de l'implication. Ce qui est sûr c'est qu'il faudra les suivre de près car si leurs prochains films sont du même acabit on ça risque d'être très très fort.

Petit aparté : comme Légion, Daybreakers utilise pas mal d'idées visuelles vues dans Matrix. Et ce ne sont pas les seuls car les bandes annonces du prochain Resident Evil Afterlife et du futur film d'Angelina Jolie Salt fleurent bon le « Matrix Style ». Comme quoi 11 ans après sa sortie ce film qui a révolutionné à l'époque le cinéma d'action (comme Predator, Piège de cristal ou Terminator 2 avant lui) continue encore et toujours d'influencer les réalisateurs d'aujourd'hui. D'ailleurs Avatar s'étant révélé être un gros pétard mouillé il reste encore selon moi comme le dernier film avoir marqué d'une pierre blanche une vraie révolution dans le monde des effets spéciaux.

Le choc des Titans :
choc des titansC

Louis Letterrier, nous l'avions laissé, avec un Hulk enragé. Nous l'avons retrouvé avec un Persée bien énervé. Mais comme pour le film de la Marvel, ça manque de sel et d'ampleur visuelle. Le récit avec trop de célérité tue les personnalité avant que nous ayons eu le temps de les apprécier. Si d'empathie nous ne souffrirons donc point, l'ennui lui aussi sera vaincu aux points (et poings). Il ne manque pas grand chose pour que notre réalisateur accouche de jolies choses. Encore un effort Loulou et ton chef d'œuvre sera parmi nous !

Adèle Blanc-Sec
Adèle Blanc-sec

Ayant eu la chance de voir Luc Besson et son actrice Louise Bourgoin juste avant la projection du film (la preuve en image ci dessous, si si ce sont eux!) je ne peux que dire que les deux sont très sympathiques et qu'ils se sont gentiment prêtés au jeu des questions réponses (idiotes pour la plupart...) des futurs spectateurs dans une bonne ambiance générale. Luc Besson nous a précisé qu'il voulait faire un film frais et drôle, et force est de constater que c'est exactement ce qu'il nous a livré. Il n'a pas essayé de nous le vendre pour un chef d'œuvre, ce qu'il n'est pas, et c'est tout à son honneur. Si Louise Bourgoin est parfaite dans le rôle elle manque encore un tout petit peu de gallon dans son jeu, mais nul doute que cela viendra avec le temps. Un film français, avec des effets spéciaux réalisés en France qui auront demandé 7 mois de travail (ils ne sont pas toujours réussi mais qu'importe). Un divertissement familial (peut-être pas pour les plus petits...) de bonne facture qui mérite qu'on se déplace pour aller le voir.
Luc Besson et Louise Bourgoin
Luc et Louise

Le Chasseur de primes
Le chasseur de primes

Gerard Butler de nouveau à l'affiche d'une comédie romantique (après Ps I love you et L'abominable vérité), on en vient presque à oublier qu'il a joué dans 300 et Ultimate Game. Il est accompagné ici par une Jennifer Aniston qui lutte contre le vieillissement à coup de botox même si elle garde son capital sympathie d'ancienne friendeuse. Le film est sympa comme une comédie romantique sans surprise, si vous aimez le genre foncez, sinon passez votre chemin.

Kick-Ass
Kick-Ass

Kick-Ass c'est un peu le paradoxe d'une déception accompagnée d'une bonne surprise. En fait le film, adapté d'un comic de Mark Millar (à qui l'ont doit aussi Wanted), n'est pas exactement ce qu'on attendait de lui après visionnage de la bande annonce et la lourde campagne publicitaire qui accompagne sa sortie. Commençant comme un spiderman un peu trash, le film déploie ensuite une intrigue qui navigue entre le burlesque et le plus grave pour finir par une dernière partie plus rythmée et également très poignante. Même s'il tire de grosses ficelles, il est moins bête qu'il n'en a l'air et pose le problème des responsabilités de l'individu envers la société (rien que ça) dans un contexte touchant plus de monde que celui de Peter Parker et son oncle moralisateur. Film décomplexé Kick-Ass est au final très sympathique, peut-être même plus que prévu pour ce qui s'annonçait être un pastiche de film de super-héros, mais il n'est pas à mettre devant tous les regards car certaines scènes sont très violentes et le langage est on ne peut plus cru (poil au...nez)

Iron Man 2
Iron Man 2

On prend les mêmes et on recommence, ça pourrait-être la devise de ce Iron Man 2. Vous allez me dire à quoi bon changer une formule qui marche et vous avec raison car ce deuxième opus s'avère tout aussi réussi que son prédécesseur : drôle, bien interprété et réalisé avec classe (la scène se déroulant à Monaco offre quelques perles visuelles qui ne sortent d'habitude jamais des pages de comics sans se retrouver ridicules). Les nouveaux, Rourke et Johanson en tête, s'en sortent très bien même si on aurait aimé que leurs personnages soient un peu plus étoffé. Don Cheadle lui est curieusement absent n'arrivant pas à donner de la présence à son personnage, surtout au début du film (pas de quoi regretter Terrence Howard cependant). Il faut dire que la personnalité de Robert Downey Jr est particulièrement écrasante et qu'il campe encore un Tony Stark tout en démesure et en excentricité, ce qui est sans aucun doute parfait qu'en on interprète un milliardaire qui s'affiche aux yeux du monde dans une armure métallique jaune et rouge.
Comme pour les points forts cette séquelle hérite ses points faibles du premier épisode : l'action est ainsi pas mal mise de côté avec juste deux grosses scènes à se mettre sous la dent. Certain critiqueront en arguant que le film est un peu bavard, mais en pratique on suit avec un tel plaisir les péripéties sentimentales, physiques et psychologiques du héros que le temps passe très vite. Encore un divertissement de première classe donc, qui nous fait souhaiter que tous les films adapté de comics soient faits avec le même soin.

Photos de films fournies par Allociné
Photos de la présentation d'Adèle Blanc-Sec copyright jamiroquai.fr

samedi 13 mars 2010

Parce que ça va sortir en Raymond Bleu...

Twilight Chapitre 2 : tentation
Twilight 2

Assister à une projection de Twilight 2 relève plus de l'expérience scientifique que du cinéma. Dans une salle comble composée à 95% de personnes de sexe féminin et de 5% de personnes se demandant ce qu'elles font là, "T2" est une opportunité formidable pour casser quelques préjugés sur les personnes du beau sexe.

  • Idée reçue n°1 : les femmes ne s'intéressent à pas au physique.

Test n°1 : le héros, démarche chaloupée et regard de braise, s'avance au ralenti vers l'écran. Réaction de la salle "Oooooh....hey tu as vu ses yeux ?". 5% de rires contenus enregistrés.
Test n°2 : le héros n°2 n'ayant pas peur du froid enlève son T-shirt moulant pour éponger le front ensanglanté de l'héroïne. Réaction de la salle aux abdominaux exposés sur grand écran: "Aaaaah ! Ha la la la vache!". On note après ce test une augmentation de 5% des abonnements aux salles de gym.
Test n°3 : le héros n°1 se voit lui aussi obligé de se trimballer torse nu, pour les besoins évidents de l'histoire. La pression et la tension dans l'auditoire est telle que le simple pet d'une mouche aurait suffit à faire exploser la salle. On relève que 5% des personnes présentes ont un pic d'inattention à ce moment précis.

Les tests le prouvent : les femmes s'intéressent au physique. Par le théorème de Chasles on peut donc déduire le paradigme suivant : les femmes ne sont pas des symboles de vertue. Démonstration : les femmes nous disent qu'elles ne s'intéressent pas au physique, les tests 1,2 et 3 ont démontré le contraire. On peut donc en conclure que les femmes mentent (à l'eau ?). Dire la vérité étant une condition sine qua non pour l'obtention du statut "personne vertueuse", les femmes ne sont donc pas vertueuses. Fin de la démonstration qui montre encore la toute puissance du raisonnement mathématique.

  • Idée reçue n°2: Les femmes conduisent plus prudemment que les hommes.

Autant que je sache la seule personne à se gaufrer en moto dans le film est l'héroïne. Et en plus elle ne portait pas de casque ! Et à la fin de l'histoire elle doit dépasser les limites de vitesse pour "sauver" son compagnon, ce que la loi prohibe tout simplement (la vitesse, pas le compagnon).

  • Idée reçue n°3 : Les femmes sont matures plus jeunes que les hommes. Certes l'héroïne est sans doute l'exception qui confirme la règle, car elle ne fait que des co...


Conclusion : T2 est le film que vous devez absolument voir si vous avez 12 ans, des couettes et que le petit Timmy du cours de chimie vous semble de plus en plus intéressant ces derniers temps.


L'imaginarium du docteur Parnassus
Parnassus

Terry Gilliam est moitié animateur, moitié réalisateur, moitié Monty Python. Oui il a 3 moitiés ce qui est hautement improbable mais si on ajoute sa femme il en est à 4, de quoi devenir à moitié fou, et on arrive à 5. Soit 2,5 personnes dans un seul corps. En tout cas ce n'est pas le réalisateur le plus chanceux du monde, ses tournages étant souvent victimes de catastrophes. Le plus célèbre étant sans doute celui le film sur Don Quichotte, avec Jean Rochefort dans le rôle titre et Johnny Depp, qu'il n'a jamais pu terminer à force de coups durs. Un documentaire sur ce tournage apocalyptique a même été réalisé "Lost in la mancha". Pour l'imaginarium ce n'est pas moins que la tête d'affiche de son film , Heath Ledger alors en pleine gloire grâce à son interprétation du Joker dans le dernier Batman, qui trouve la mort pendant le tournage. Gilliam a su finir le film en lui trouvant des remplaçants de choix et en les intégrants parfaitement à l'histoire (qui, il est vrai, s'y prêtait bien), mais le film reste d'abord célèbre pour cette raison alors qu'il mérite amplement qu'on s'y attarde pour sa simple valeur cinématographique. Une histoire folle dans des décors baroques et des personnages au diapason, L'imaginarium est "Gilliamien" jusqu'au bout des ongles même si ça ne m'empêche pas d'apporter une fraîcheur bienvenue dans le paysage cinématographique actuel, encore trop souvent balisé par les majors.

La route
la route
La route est un film qui vous fera sans doute autant sourire qu'un reportage sur la Shoah le mercredi soir sur Arte. A vous rendre dépressif en moins de deux, le film est à ranger dans le top 50 des films qui font pleurer, pas loin derrière le champion "Le tombeau des luciolles" avec lequel il partage certaines similitudes (en dehors de ses capacités lacrimales). Esthétique travaillée, acteurs impliqués, un film efficace mais très très dur.

Astro Boy
Astro Boy
Le père d'Astro Boy est Osamu Tezuka (1928-1989), un auteur de manga japonais considéré comme le père spirituel de la bande dessinée japonaise et qui à travers ses oeuvres inspire encore et toujours les auteurs d'aujourd'hui. Au rang de ses créations on compte le Roi Leo (dont Disney a largement puisé, pour ne pas dire plus, son inspiration pour son Roi Lion), Black Jack, les 3 Adolphes et donc Astro Boy ici présent, réalisé par la même équipe Sino-Américaine d'Imagi qui nous avait déjà valu le très sympathique Tortues Ninjas. D'ailleurs il est intéressant de remarquer à quel point Tezuka n'a pas inspiré que ses collègues japonais mais aussi les américains. Si ceux-ci adaptent donc souvent ses oeuvres. l'inverse semble d'une certaine manière également vrai : Tesuka aurait déclaré que les grands yeux caractéristiques de ses personnages sont en fait un hommage au Mickey de Disney dont il était un grand fan. Il a pu dire ça pour être poli, mais ce qui est sûr c'est l'histoire selon laquelle les magakas dessinent des grands yeux à leurs personnages pour se moquer des occidentaux est une belle légende urbaine, l'initiateur de ce style étant Tezuka.
A l'heure où j'écris ces lignes Astro n'a pas rencontré son public en salle, et c'est bien dommage car Imagi nous offre une fois encore une très belle copie. Si l'histoire s'écarte un peu de l'originale, elle est suffisamment mature pour plaire au plus grands et comporte son lot de scènes comiques et spectaculaires pour les plus petits (certains passages son quand même assez tristes voire durs pour les plus jeunes, le thème de la mort et du deuil sont souvent évoqués). Sans être particulièrement originale l'histoire se laisse suivre. Elle s'accompagne d'une réalisation de très bonne facture. Comme sur TMHT on n'atteint pas la qualité d'un Pixar mais la plupart du temps le film est d'une facture visuelle d'une grande classe. A ce niveau la plus belle réussite provient sans doute des décors qui bien qu'en 3D comme le reste ont un rendu visuel plus proche de la peinture. Rien à voir avec du cel-shading mais plutôt un sens de l'esthétique qui rappelle les plus belles matte paintings du temps où les effets spéciaux étaient faits à la main. Souhaitons un beau succès en vidéo à Astro car il le mérite vraiment.

Avatar
Avatar
Avatarte à la crème, avatarta gueule à la récré, costard cravatar, avatardise, avatarama au saumon, Bavataroise au chocloat, A va tard au boulot, avatôt, avatarre, batavar (version néerlandaise). Oui tout a été dit, tous les jeux de mots ont déjà été faits sur ce film mais pour moi il reste avant tout une déception. Oh il est loin d'être mauvais, certes, ça reste du grand divertissement mais :

  • Tout est dans la bande annonce ou presque
  • Tout est archi prévisible
  • C'est bien fait, ça a demandé une quantité de travail énorme mais ce n'est pas photo réaliste, pas encore.
  • L'histoire est honteusement pompée de multiples références. On retrouve entre autre l'idée de Gaïa de Final Fantasy, le rapport à la nature de Princesse Mononoké, les Mechs de Matrix Revolutions (et d'aliens 2...), une bonne partie du final celui-ci, le principe de connexion à l'avatar rappelle également le "jack-in" du film des frères Wachowsky. J'en passe et des meilleurs, Cameron mange à tous les râteliers y compris son propre cinéma.

S'il s'agit d'une avancée technologique c'est loin d'être une révolution et le scénario ne parvenant pas à convaincre on est loin du coup d'éclat annoncé. Reste la maîtrise de Cameron pour nous servir un blockbuster efficace.

Bliss
Bliss
Pour sa 1ère réalisation Drew Barrymore propose une sorte d'autobiographie revue et corrigée. Difficile en effet de ne pas faire le lien entre cette ado trainée par sa mère aux concours de beauté et qui tente de se rebeller et l'enfant star qui a 4 ans jouait un des premiers rôles dans l'E.T de Steven Spielberg. Sans être l'Avatar de la comédie, Bliss est assurément la bonne surprise de ce début d'année : drôle du début à la fin, un casting idéal et impliqué, la bonne dose d'esprit destroy de sa réalisatrice et une esthétique très travaillée sortie tout droit des 70's pour un film se déroulant de nos jours, mais qui sied parfaitement à l'ambiance générale. Une réussite à ne pas manquer !

Une petite zone de turbulences
Une petite zone de turbulences
Michel Blanc fait parti de ces merveilles de la nature tout droit sorties de l'imaginaire d'un romancier : les geysers, les ornithorynques, les plantes carnivores...Sa particularité à lui est de, comme Benjamin Button, de rajeunir en vieillissant. Non mais avouez que dans les bronzés vous lui donniez volontiers l'âge qu'il a aujourd'hui ! Ce film au titre bien trop long pour que je le réécrive est tout à fait paradoxal car tout ce qui se passe à l'écran ou presque est proche du drame, pourtant on ne peut s'empêcher de rire en culpabilisant. Cet humour noir fait qu'il se distingue de la plupart des films d'humour français sortant actuellement car il est finalement plus fin qu'il n'y paraît. Et en parlant de fin la sienne évite le rituel happy-end pour offrir une bonne dose d'amertume. Pas inoubliable mais bien fait et efficace.

Merci à allocine pour les images

jeudi 28 janvier 2010

Back to Business !

Je n''ai pas moins de 7 pages manuscrites de critiques à vous transcrire au format électronique alors on s'y met tout de suite, mais vous n'aurez sans doute pas tout ce soir ;)

The Box
The box[C
Richard Kelly n'a que trois films à son actif mais il ne lui en a fallu que d'un seul pour obtenir le statut de réalisateur "culte". La preuve ? Le lapinesque Donnie Darko n'a connu qu'un succès limité en salle mais est un incroyable carton en DVD, et ceci grâce seulement au bouche à oreille. Le succès vidéo fut tel qu'une pseudo suite est sortie (mais réalisée par un autre). Southland Tales son n°2 était très attendu et a même été présenté à Cannes où...il s'est fait huer. Kelly dira par la suite que son film n'était pas terminé, mais le mal était fait. Il ne vit donc jamais les écrans de cinéma français, alors que sa sortie en vidéo a été suivie d'une campagne marketing digne d'un blockbuster. Et le film, comme Donnie Darko, est souvent sujet à articles et discussion sur les sites cinéphiles. Pour The Box, les distributeurs percevant enfin le potentiel commercial de ses films, nous avons eu droit finalement à une sortie en salle. Cet investissement en vaut-il la chandelle ?
Donnie Darko était un film étrange voire dérangeant. Les multiples interprétations possibles ont en partie construit sa renommée , mais il semblait clair que Kelly se posait plein de questions métaphysiques ou théologiques (ou alors il trompe bien son monde, ce qui n'est pas l'hypothèse la plus improbable). The Box reprend pour beaucoup ce style et ces thématiques, avec sans doute un côté théologique encore plus poussé qui, sans trop vouloir vous spoiler, devrait vous rappeler certaines références bibliques. Le pitch du film est simple : un inconnu propose à un jeune couple d'appuyer sur le bouton situé au sommet d'une boîte, similaire à un buzzer de jeu télévisé, en échange de quoi ils recevront 1 million de dollars. Mais, car il y a toujours un mais, une personne qu'ils ne connaissent pas mourra. Appuierons, appuierons pas je ne peux décemment pas vous le révéler, ce qui est sûr c'est que les explications données sur le pourquoi du comment sont des plus vaseuses, et ce afin d'assurer à Kelly une forte présence dans les sujets de discussion des cercles cinéphiliques, mondains, philosophiques, concentriques et autres animaux à poils ras.
Sans grand défaut technique (ce qui est finalement une qualité), The Box profite d'un casting assez particulier puisque constitué pour ses premiers rôles d'acteurs cherchant le second souffle de leurs carrières. Ainsi Cameron Diaz a fini sa période bimbo et attaque la période moins reluisante de desperate housewife. James Marsden , champion toute catégorie du rôle de gendre idéal ces dernières années (Ally McBeal, cyclope dans XMen, Prince d'il était une fois, Mari de Loïs Lane dans superman returns et spécialiste du mariage dans 27 robes...) passe lui aussi du stade "à marier" au stade "bon père de famille". Les années passent...Néanmoins ce choix de casting est judicieux car nos 2 compères aux allures de couple idéal vont révéler une partie plus sombre de leur personnalité.
Bien fait et bien joué The Box est un film intéressant mais le côté parfois nébuleux de l'histoire pourra rebuter les plus terre à terre d'entre vous.

2012
2012
2012 est au film catastrophe ce que l'hypermarché est au Felix Potin...Après la démesure voici l'hypermégadémesure avec la succession de séquences la plus improbable et incohérente qui nous ait été donné de voir depuis des années. On savait Roland Emmerich coutumier du fait mais il atteint ici le paroxysme de son propre style : héroïsme, patriotisme, humanisme, sentimentalisme, gigantisme et a peu près tous les autres mots se finissant par "isme" (gargarisme par exemple). C'est donc du grand n'importe quoi, qavec très rarement du second degré. On l'oublie plus vite qu'on ne le voit mais au moins il est divertissant et il nous évite, pour une fois, les thèses écologistes les plus farfelues et/ou fumeuses.


photos provided by allocine

dimanche 8 novembre 2009

Allo Bruce ? Ici Clones !

Pêle-mêle:

  • Faut arrêter les cloneries
  • Faudrait pas nous prendre que pour des clons
  • L'amour est un surrogate apens
  • 500 jours avec Bruce Willis
  • Jeep Willis et Fiat 500



500 jours ensemble

(500) jours ensemble

Façon Edmond Rostand :

Agressif : Quoi ? qu'est ce dont ? Que diable ? Encore une comédie romantique !
Amical : Allons bon mon cher, pas de quoi en faire un drame
Descriptif : Ah mais il y a du drame dans cette comédie
Curieux : Comment ça ? expliquez vous !
Gracieux : Tel le ruisseau filant entre les rochers c'est une histoire où le temps s'écoule pour deux êtres dont l'un pensait être aimé.
Truculent : Ah c'est beau l'amour, la jeunesse, la vie ! Encore un film où l'émotion jaillit ! Où les éclats ne sont pas que de rire !
Prévenant : Enfin avec une petite réserve, la sobriété de l'ensemble ne doit pas masquer une certaine originalité dans la forme.
Tendre : On ne peut s'empêcher de se prendre d'affection pour ce personnage romantique qui nous rappelera à tous un moment de notre passé emprunt de nostalgie
Pédant : L'amphigourisme des relations homme/femme s'exprime par des métaphores juxtaposées à des artefacts dont la matérialité est inabrogeable.
Cavalier : Pourrait on conclure qu'il fait de l'originalité un classicisme ?
Emphatique : Tout de suite les grands mots ! Voyez comme la forme est belle, comme le ton est juste ! Admirez cette maitrise du vécu !
Dramatique : Ah quoi bon, tout a une fin et celle ci est comme toujours prévisible.
Admiratif : Pas tant que ça ! Je vous ferai remarquer que la fin est très habilement suggérée par le début
Lyrique : C'est d'autant plus troublant que sans faire semblant le début et la fin se mélange sans fin des soirs aux matins
Naïf : Approcherions nous d'une forme de perfection ?
Respectueux : Non, toutefois il est bon de noter la qualité de la forme et du fond
Campagnard : m'fin c'te gueuse pourrait être bein plus gironde dès fois !
Militaire : La forme définit la fonction, et elle reste dans les rangs. Rompez.
Pratique : Mais si je l'ai raté au ciné...peut-être serait-il sage de guetter la sortie DVD.

Surrogates
Clones
Premier point : qu'est ce que c'est que cette traduction de plouc !? Le titre original est Surrogates (les représentants, les substituts...). La notion de clone n'a rien à voir là dedans et cela ne joue pas dans la compréhension générale du film que de le traduire de cette façon. Pour le pitch vous vous reporterez à la bande annonce, tout y est dit. Si l'idée de départ est bonne, le film est bien mou et ne fait qu'effleurer tout ce que le thème pourrait générer comme réflexion et intrigues. On passe ainsi sans envie et sans rythme d'une scène à une autre...Un peu comme dans Terminator 3, lui aussi de Jonathan Mostow, on a un concept de base sympa, des acteurs de qualité (B.Willis est toujours aussi bon, le casting féminin est par contre sans intérêt...) et il en sort un film ultra court et pourtant sans rythme (un comble !). Cruelle déception. Si on désire toutefois prolonger le débat philosophique qui semble se dégager du film il faudrait sans doute se poser cette question : de part la pression sociale ne sommes nous pas déjà des "Surrogates" de nous mêmes dès que nous sortons de chez nous ?...Vous me ferez une rédaction d'au moins 5000 mots à rendre pour jeudi. Chaque jour de retard entrainera une peine de 5 points. En dessous de 0 vous aurez des heures de retenue !

Images téléportées par Scotty depuis Allociné

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