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jeudi 3 juin 2010

Une Légion de Chèvres de fer vont botter les derrières titanesques d'Adèle et d'Alice !

Il est important, voire indispensable que je vous parle des films qui vont suivre. Pourquoi ? Parce que sinon comment briller en société sur un film que vous n'avez pas vu ? Comment savoir si vous devez aimer un film vous qui n'avez pas le moindre goût, ou pas la moindre notion de jugement artistique d'une œuvre du 7ème art ? Comment occuper vos journées pluvieuses autrement qu'en lisant des blogs faits par des mégalomaniaques compulsifs qui donnent des avis encore plus tranchés que la guerre 14-18 ? Ces pour toutes ces raisons que je vous livre ici, gratuitement, en exclusivité inter-mondialiste et avec bonne humeur les 9 critiques qui vont suivre:

Les Chèvres du Pentagone:
Les Chèvres du pentagone
Casting de choc (Clooney, Bridges, Mcgregor, Spacey...), histoire et personnages loufoques, multiples références, les biquettes du quadrilatère +1 est un petit film divertissant mais il lui manque un poil de rythme, un cheveu de subversion et un peu d'ambition (sauf capillaire) pour vraiment être un immanquable. Néanmoins Georges Clooney en baba cool qui fusille les mangeuses de choux du regard, ça vaut son pesant de cacahuètes et rien que pour ça vous seriez bien avisés de voir le film si vous en avez l'occasion.

Alice au pays des merveilles
Alice au pays des merveilles
S'il y avait bien un réalisateur que tout le monde rêvait de voir faire une adaptation de l'oeuvre de Lewis Caroll c'est bien American McGee ! Oups pardon je voulais dire Tim Burton ! Avec sa filmographie emprunte (à taux variables) de poésie lugubre et macabre, il est de ses rares auteurs dont le style visuel est un genre part entière, servant de référence et de point de comparaison pour les rares long métrages qui s'aventurent également dans cette branche. Il faut bien comprendre que si Alice n'avait pas été fait par Burton il aurait été sans nul doute été comparé à son œuvre. Mais puisque la maison Disney a confié à la personne ad hoc le film ce ne sera pas nécessaire, quoique... N'y allons pas par racine de 16 chemins, cette Alice est un déception. Le casting est bon voire excellent, Depp et madame Burton sont comme d'habitude parfaits et la jeune Mia Wasikowska campe une Alice presque aussi convaincante que son nom est diurétique à écrire. On se serait par contre passé de Anne Hathaway, mais bon on ne peut pas tout avoir. Visuellement c'est plus mitigé, si la direction artistique est bonne les effets spéciaux ne sont pas particulièrement impressionnants, voire vieillots avec certains personnages en CG qu'on pourrait dater au carbone 14. Et comme le film est constitué à 85% de CG ça fait quand même un peu tâche, surtout qu'il s'agit d'une production ambitieuse. Pour en finir avec l'aspect visuel un petit mot sur la 3D : pas catastrophique mais presque, le film a été tourné en 2D pour être converti ensuite dans la 3ème dimension, et ça se sent : les plans font artificiels et sont trop marqués pour être honnêtes, et si certains effets sont surprenants d'autres deviennent pénibles car illisibles (et c'est sans compter que les lunettes sont lourdes et font mal aux nez).
Contrairement à ce que son titre laisse penser le film n'est pas une adaptation du livre ou du dessin animé mais une suite de celui-ci, ce qui ne pause pas de problème en soit. Ce qui fâche plus c'est qu'il ne se passe pas grand chose, que les rares situations périlleuses se résolvent par un roupillon de l'héroïne et que bon mince zut flute où est l'épique, où est l'imaginaire, où est la folie ?!?! Que se passe-t-il ? Y'a-t-il un Tim Burton à la barre ? Le film n'est pas un ratage complet mais on sort de la salle en se disant « mouaih ». Ce qui aurait du être le choc d'une décennie, un futur classique n'est au final qu'un film pour enfant classique, peu inspiré, qui ne fait que recycler l'original alors qu'il aurait du le sublimer. Dommage...

Légion
Legion

Le pauvre Legion souffre du syndrome « je fais rire la salle de cinéma sans le faire exprès ». Alors certes pour aller le voir j'ai du aller dans un ciné où les gens ne sont pas toujours très respectueux à la fois de ce qu'ils voient et des autres spectateurs. Mais il est évident que Légion peut prêter à rire, certaines scènes frisant le ridicule alors que le ton est quand même très premier degré. Cependant il ne faut pas s'arrêter à ça car finalement le film est très sympathique. Mélanger film de zombies, d'action avec des références bibliques étaient une bonne idée, le casting un peu faiblard peut s'appuyer sur les solides Paul Bettany (excellent) et Dennis Quaid (qui joue décidément dans tout et n'importe quoi) et les effets spéciaux sont réussis. Ce qui m'a personnellement interpellé c'est que le film est quasiment du début à la fin un vibrant hommage au premier et formidable Terminator de James Cameron (et un tout petit peu aussi à Matrix). Alors forcément s'il est souvent un peu maladroit Légion a ma plus grande sympathie. Et il sera le compagnon idéal d'une soirée vidéo entre potes.

DayBreakers
Daybreakers

Daybreakers partage pas mal de points communs avec Légion : Budget limité, casting de choix: (Ethan Hawke, Willem Dafoe, Sam Neil (impressionnant) et la charmante Isabel Lucas, qui a fait de l'ombre à Megan Fox dans Transformers 2, ainsi que de pas mal d'idées plutôt originales. Mais là où Légion se plante un peu Daybreakers, lui, réussi la transformation : sous des couverts de film gore et vampirique il plante une critique particulièrement habile de la société de consommation. Bien plus fin donc qu'on ne pourrait le penser sur le fond il se pare en plus de beaux atouts dans la forme. Il faut dire que les réalisateurs ont réalisé eux même une grosse partie des effets spéciaux. C'est ce qui s'appelle de l'implication. Ce qui est sûr c'est qu'il faudra les suivre de près car si leurs prochains films sont du même acabit on ça risque d'être très très fort.

Petit aparté : comme Légion, Daybreakers utilise pas mal d'idées visuelles vues dans Matrix. Et ce ne sont pas les seuls car les bandes annonces du prochain Resident Evil Afterlife et du futur film d'Angelina Jolie Salt fleurent bon le « Matrix Style ». Comme quoi 11 ans après sa sortie ce film qui a révolutionné à l'époque le cinéma d'action (comme Predator, Piège de cristal ou Terminator 2 avant lui) continue encore et toujours d'influencer les réalisateurs d'aujourd'hui. D'ailleurs Avatar s'étant révélé être un gros pétard mouillé il reste encore selon moi comme le dernier film avoir marqué d'une pierre blanche une vraie révolution dans le monde des effets spéciaux.

Le choc des Titans :
choc des titansC

Louis Letterrier, nous l'avions laissé, avec un Hulk enragé. Nous l'avons retrouvé avec un Persée bien énervé. Mais comme pour le film de la Marvel, ça manque de sel et d'ampleur visuelle. Le récit avec trop de célérité tue les personnalité avant que nous ayons eu le temps de les apprécier. Si d'empathie nous ne souffrirons donc point, l'ennui lui aussi sera vaincu aux points (et poings). Il ne manque pas grand chose pour que notre réalisateur accouche de jolies choses. Encore un effort Loulou et ton chef d'œuvre sera parmi nous !

Adèle Blanc-Sec
Adèle Blanc-sec

Ayant eu la chance de voir Luc Besson et son actrice Louise Bourgoin juste avant la projection du film (la preuve en image ci dessous, si si ce sont eux!) je ne peux que dire que les deux sont très sympathiques et qu'ils se sont gentiment prêtés au jeu des questions réponses (idiotes pour la plupart...) des futurs spectateurs dans une bonne ambiance générale. Luc Besson nous a précisé qu'il voulait faire un film frais et drôle, et force est de constater que c'est exactement ce qu'il nous a livré. Il n'a pas essayé de nous le vendre pour un chef d'œuvre, ce qu'il n'est pas, et c'est tout à son honneur. Si Louise Bourgoin est parfaite dans le rôle elle manque encore un tout petit peu de gallon dans son jeu, mais nul doute que cela viendra avec le temps. Un film français, avec des effets spéciaux réalisés en France qui auront demandé 7 mois de travail (ils ne sont pas toujours réussi mais qu'importe). Un divertissement familial (peut-être pas pour les plus petits...) de bonne facture qui mérite qu'on se déplace pour aller le voir.
Luc Besson et Louise Bourgoin
Luc et Louise

Le Chasseur de primes
Le chasseur de primes

Gerard Butler de nouveau à l'affiche d'une comédie romantique (après Ps I love you et L'abominable vérité), on en vient presque à oublier qu'il a joué dans 300 et Ultimate Game. Il est accompagné ici par une Jennifer Aniston qui lutte contre le vieillissement à coup de botox même si elle garde son capital sympathie d'ancienne friendeuse. Le film est sympa comme une comédie romantique sans surprise, si vous aimez le genre foncez, sinon passez votre chemin.

Kick-Ass
Kick-Ass

Kick-Ass c'est un peu le paradoxe d'une déception accompagnée d'une bonne surprise. En fait le film, adapté d'un comic de Mark Millar (à qui l'ont doit aussi Wanted), n'est pas exactement ce qu'on attendait de lui après visionnage de la bande annonce et la lourde campagne publicitaire qui accompagne sa sortie. Commençant comme un spiderman un peu trash, le film déploie ensuite une intrigue qui navigue entre le burlesque et le plus grave pour finir par une dernière partie plus rythmée et également très poignante. Même s'il tire de grosses ficelles, il est moins bête qu'il n'en a l'air et pose le problème des responsabilités de l'individu envers la société (rien que ça) dans un contexte touchant plus de monde que celui de Peter Parker et son oncle moralisateur. Film décomplexé Kick-Ass est au final très sympathique, peut-être même plus que prévu pour ce qui s'annonçait être un pastiche de film de super-héros, mais il n'est pas à mettre devant tous les regards car certaines scènes sont très violentes et le langage est on ne peut plus cru (poil au...nez)

Iron Man 2
Iron Man 2

On prend les mêmes et on recommence, ça pourrait-être la devise de ce Iron Man 2. Vous allez me dire à quoi bon changer une formule qui marche et vous avec raison car ce deuxième opus s'avère tout aussi réussi que son prédécesseur : drôle, bien interprété et réalisé avec classe (la scène se déroulant à Monaco offre quelques perles visuelles qui ne sortent d'habitude jamais des pages de comics sans se retrouver ridicules). Les nouveaux, Rourke et Johanson en tête, s'en sortent très bien même si on aurait aimé que leurs personnages soient un peu plus étoffé. Don Cheadle lui est curieusement absent n'arrivant pas à donner de la présence à son personnage, surtout au début du film (pas de quoi regretter Terrence Howard cependant). Il faut dire que la personnalité de Robert Downey Jr est particulièrement écrasante et qu'il campe encore un Tony Stark tout en démesure et en excentricité, ce qui est sans aucun doute parfait qu'en on interprète un milliardaire qui s'affiche aux yeux du monde dans une armure métallique jaune et rouge.
Comme pour les points forts cette séquelle hérite ses points faibles du premier épisode : l'action est ainsi pas mal mise de côté avec juste deux grosses scènes à se mettre sous la dent. Certain critiqueront en arguant que le film est un peu bavard, mais en pratique on suit avec un tel plaisir les péripéties sentimentales, physiques et psychologiques du héros que le temps passe très vite. Encore un divertissement de première classe donc, qui nous fait souhaiter que tous les films adapté de comics soient faits avec le même soin.

Photos de films fournies par Allociné
Photos de la présentation d'Adèle Blanc-Sec copyright jamiroquai.fr

samedi 13 mars 2010

Parce que ça va sortir en Raymond Bleu...

Twilight Chapitre 2 : tentation
Twilight 2

Assister à une projection de Twilight 2 relève plus de l'expérience scientifique que du cinéma. Dans une salle comble composée à 95% de personnes de sexe féminin et de 5% de personnes se demandant ce qu'elles font là, "T2" est une opportunité formidable pour casser quelques préjugés sur les personnes du beau sexe.

  • Idée reçue n°1 : les femmes ne s'intéressent à pas au physique.

Test n°1 : le héros, démarche chaloupée et regard de braise, s'avance au ralenti vers l'écran. Réaction de la salle "Oooooh....hey tu as vu ses yeux ?". 5% de rires contenus enregistrés.
Test n°2 : le héros n°2 n'ayant pas peur du froid enlève son T-shirt moulant pour éponger le front ensanglanté de l'héroïne. Réaction de la salle aux abdominaux exposés sur grand écran: "Aaaaah ! Ha la la la vache!". On note après ce test une augmentation de 5% des abonnements aux salles de gym.
Test n°3 : le héros n°1 se voit lui aussi obligé de se trimballer torse nu, pour les besoins évidents de l'histoire. La pression et la tension dans l'auditoire est telle que le simple pet d'une mouche aurait suffit à faire exploser la salle. On relève que 5% des personnes présentes ont un pic d'inattention à ce moment précis.

Les tests le prouvent : les femmes s'intéressent au physique. Par le théorème de Chasles on peut donc déduire le paradigme suivant : les femmes ne sont pas des symboles de vertue. Démonstration : les femmes nous disent qu'elles ne s'intéressent pas au physique, les tests 1,2 et 3 ont démontré le contraire. On peut donc en conclure que les femmes mentent (à l'eau ?). Dire la vérité étant une condition sine qua non pour l'obtention du statut "personne vertueuse", les femmes ne sont donc pas vertueuses. Fin de la démonstration qui montre encore la toute puissance du raisonnement mathématique.

  • Idée reçue n°2: Les femmes conduisent plus prudemment que les hommes.

Autant que je sache la seule personne à se gaufrer en moto dans le film est l'héroïne. Et en plus elle ne portait pas de casque ! Et à la fin de l'histoire elle doit dépasser les limites de vitesse pour "sauver" son compagnon, ce que la loi prohibe tout simplement (la vitesse, pas le compagnon).

  • Idée reçue n°3 : Les femmes sont matures plus jeunes que les hommes. Certes l'héroïne est sans doute l'exception qui confirme la règle, car elle ne fait que des co...


Conclusion : T2 est le film que vous devez absolument voir si vous avez 12 ans, des couettes et que le petit Timmy du cours de chimie vous semble de plus en plus intéressant ces derniers temps.


L'imaginarium du docteur Parnassus
Parnassus

Terry Gilliam est moitié animateur, moitié réalisateur, moitié Monty Python. Oui il a 3 moitiés ce qui est hautement improbable mais si on ajoute sa femme il en est à 4, de quoi devenir à moitié fou, et on arrive à 5. Soit 2,5 personnes dans un seul corps. En tout cas ce n'est pas le réalisateur le plus chanceux du monde, ses tournages étant souvent victimes de catastrophes. Le plus célèbre étant sans doute celui le film sur Don Quichotte, avec Jean Rochefort dans le rôle titre et Johnny Depp, qu'il n'a jamais pu terminer à force de coups durs. Un documentaire sur ce tournage apocalyptique a même été réalisé "Lost in la mancha". Pour l'imaginarium ce n'est pas moins que la tête d'affiche de son film , Heath Ledger alors en pleine gloire grâce à son interprétation du Joker dans le dernier Batman, qui trouve la mort pendant le tournage. Gilliam a su finir le film en lui trouvant des remplaçants de choix et en les intégrants parfaitement à l'histoire (qui, il est vrai, s'y prêtait bien), mais le film reste d'abord célèbre pour cette raison alors qu'il mérite amplement qu'on s'y attarde pour sa simple valeur cinématographique. Une histoire folle dans des décors baroques et des personnages au diapason, L'imaginarium est "Gilliamien" jusqu'au bout des ongles même si ça ne m'empêche pas d'apporter une fraîcheur bienvenue dans le paysage cinématographique actuel, encore trop souvent balisé par les majors.

La route
la route
La route est un film qui vous fera sans doute autant sourire qu'un reportage sur la Shoah le mercredi soir sur Arte. A vous rendre dépressif en moins de deux, le film est à ranger dans le top 50 des films qui font pleurer, pas loin derrière le champion "Le tombeau des luciolles" avec lequel il partage certaines similitudes (en dehors de ses capacités lacrimales). Esthétique travaillée, acteurs impliqués, un film efficace mais très très dur.

Astro Boy
Astro Boy
Le père d'Astro Boy est Osamu Tezuka (1928-1989), un auteur de manga japonais considéré comme le père spirituel de la bande dessinée japonaise et qui à travers ses oeuvres inspire encore et toujours les auteurs d'aujourd'hui. Au rang de ses créations on compte le Roi Leo (dont Disney a largement puisé, pour ne pas dire plus, son inspiration pour son Roi Lion), Black Jack, les 3 Adolphes et donc Astro Boy ici présent, réalisé par la même équipe Sino-Américaine d'Imagi qui nous avait déjà valu le très sympathique Tortues Ninjas. D'ailleurs il est intéressant de remarquer à quel point Tezuka n'a pas inspiré que ses collègues japonais mais aussi les américains. Si ceux-ci adaptent donc souvent ses oeuvres. l'inverse semble d'une certaine manière également vrai : Tesuka aurait déclaré que les grands yeux caractéristiques de ses personnages sont en fait un hommage au Mickey de Disney dont il était un grand fan. Il a pu dire ça pour être poli, mais ce qui est sûr c'est l'histoire selon laquelle les magakas dessinent des grands yeux à leurs personnages pour se moquer des occidentaux est une belle légende urbaine, l'initiateur de ce style étant Tezuka.
A l'heure où j'écris ces lignes Astro n'a pas rencontré son public en salle, et c'est bien dommage car Imagi nous offre une fois encore une très belle copie. Si l'histoire s'écarte un peu de l'originale, elle est suffisamment mature pour plaire au plus grands et comporte son lot de scènes comiques et spectaculaires pour les plus petits (certains passages son quand même assez tristes voire durs pour les plus jeunes, le thème de la mort et du deuil sont souvent évoqués). Sans être particulièrement originale l'histoire se laisse suivre. Elle s'accompagne d'une réalisation de très bonne facture. Comme sur TMHT on n'atteint pas la qualité d'un Pixar mais la plupart du temps le film est d'une facture visuelle d'une grande classe. A ce niveau la plus belle réussite provient sans doute des décors qui bien qu'en 3D comme le reste ont un rendu visuel plus proche de la peinture. Rien à voir avec du cel-shading mais plutôt un sens de l'esthétique qui rappelle les plus belles matte paintings du temps où les effets spéciaux étaient faits à la main. Souhaitons un beau succès en vidéo à Astro car il le mérite vraiment.

Avatar
Avatar
Avatarte à la crème, avatarta gueule à la récré, costard cravatar, avatardise, avatarama au saumon, Bavataroise au chocloat, A va tard au boulot, avatôt, avatarre, batavar (version néerlandaise). Oui tout a été dit, tous les jeux de mots ont déjà été faits sur ce film mais pour moi il reste avant tout une déception. Oh il est loin d'être mauvais, certes, ça reste du grand divertissement mais :

  • Tout est dans la bande annonce ou presque
  • Tout est archi prévisible
  • C'est bien fait, ça a demandé une quantité de travail énorme mais ce n'est pas photo réaliste, pas encore.
  • L'histoire est honteusement pompée de multiples références. On retrouve entre autre l'idée de Gaïa de Final Fantasy, le rapport à la nature de Princesse Mononoké, les Mechs de Matrix Revolutions (et d'aliens 2...), une bonne partie du final celui-ci, le principe de connexion à l'avatar rappelle également le "jack-in" du film des frères Wachowsky. J'en passe et des meilleurs, Cameron mange à tous les râteliers y compris son propre cinéma.

S'il s'agit d'une avancée technologique c'est loin d'être une révolution et le scénario ne parvenant pas à convaincre on est loin du coup d'éclat annoncé. Reste la maîtrise de Cameron pour nous servir un blockbuster efficace.

Bliss
Bliss
Pour sa 1ère réalisation Drew Barrymore propose une sorte d'autobiographie revue et corrigée. Difficile en effet de ne pas faire le lien entre cette ado trainée par sa mère aux concours de beauté et qui tente de se rebeller et l'enfant star qui a 4 ans jouait un des premiers rôles dans l'E.T de Steven Spielberg. Sans être l'Avatar de la comédie, Bliss est assurément la bonne surprise de ce début d'année : drôle du début à la fin, un casting idéal et impliqué, la bonne dose d'esprit destroy de sa réalisatrice et une esthétique très travaillée sortie tout droit des 70's pour un film se déroulant de nos jours, mais qui sied parfaitement à l'ambiance générale. Une réussite à ne pas manquer !

Une petite zone de turbulences
Une petite zone de turbulences
Michel Blanc fait parti de ces merveilles de la nature tout droit sorties de l'imaginaire d'un romancier : les geysers, les ornithorynques, les plantes carnivores...Sa particularité à lui est de, comme Benjamin Button, de rajeunir en vieillissant. Non mais avouez que dans les bronzés vous lui donniez volontiers l'âge qu'il a aujourd'hui ! Ce film au titre bien trop long pour que je le réécrive est tout à fait paradoxal car tout ce qui se passe à l'écran ou presque est proche du drame, pourtant on ne peut s'empêcher de rire en culpabilisant. Cet humour noir fait qu'il se distingue de la plupart des films d'humour français sortant actuellement car il est finalement plus fin qu'il n'y paraît. Et en parlant de fin la sienne évite le rituel happy-end pour offrir une bonne dose d'amertume. Pas inoubliable mais bien fait et efficace.

Merci à allocine pour les images

jeudi 28 janvier 2010

Back to Business !

Je n''ai pas moins de 7 pages manuscrites de critiques à vous transcrire au format électronique alors on s'y met tout de suite, mais vous n'aurez sans doute pas tout ce soir ;)

The Box
The box[C
Richard Kelly n'a que trois films à son actif mais il ne lui en a fallu que d'un seul pour obtenir le statut de réalisateur "culte". La preuve ? Le lapinesque Donnie Darko n'a connu qu'un succès limité en salle mais est un incroyable carton en DVD, et ceci grâce seulement au bouche à oreille. Le succès vidéo fut tel qu'une pseudo suite est sortie (mais réalisée par un autre). Southland Tales son n°2 était très attendu et a même été présenté à Cannes où...il s'est fait huer. Kelly dira par la suite que son film n'était pas terminé, mais le mal était fait. Il ne vit donc jamais les écrans de cinéma français, alors que sa sortie en vidéo a été suivie d'une campagne marketing digne d'un blockbuster. Et le film, comme Donnie Darko, est souvent sujet à articles et discussion sur les sites cinéphiles. Pour The Box, les distributeurs percevant enfin le potentiel commercial de ses films, nous avons eu droit finalement à une sortie en salle. Cet investissement en vaut-il la chandelle ?
Donnie Darko était un film étrange voire dérangeant. Les multiples interprétations possibles ont en partie construit sa renommée , mais il semblait clair que Kelly se posait plein de questions métaphysiques ou théologiques (ou alors il trompe bien son monde, ce qui n'est pas l'hypothèse la plus improbable). The Box reprend pour beaucoup ce style et ces thématiques, avec sans doute un côté théologique encore plus poussé qui, sans trop vouloir vous spoiler, devrait vous rappeler certaines références bibliques. Le pitch du film est simple : un inconnu propose à un jeune couple d'appuyer sur le bouton situé au sommet d'une boîte, similaire à un buzzer de jeu télévisé, en échange de quoi ils recevront 1 million de dollars. Mais, car il y a toujours un mais, une personne qu'ils ne connaissent pas mourra. Appuierons, appuierons pas je ne peux décemment pas vous le révéler, ce qui est sûr c'est que les explications données sur le pourquoi du comment sont des plus vaseuses, et ce afin d'assurer à Kelly une forte présence dans les sujets de discussion des cercles cinéphiliques, mondains, philosophiques, concentriques et autres animaux à poils ras.
Sans grand défaut technique (ce qui est finalement une qualité), The Box profite d'un casting assez particulier puisque constitué pour ses premiers rôles d'acteurs cherchant le second souffle de leurs carrières. Ainsi Cameron Diaz a fini sa période bimbo et attaque la période moins reluisante de desperate housewife. James Marsden , champion toute catégorie du rôle de gendre idéal ces dernières années (Ally McBeal, cyclope dans XMen, Prince d'il était une fois, Mari de Loïs Lane dans superman returns et spécialiste du mariage dans 27 robes...) passe lui aussi du stade "à marier" au stade "bon père de famille". Les années passent...Néanmoins ce choix de casting est judicieux car nos 2 compères aux allures de couple idéal vont révéler une partie plus sombre de leur personnalité.
Bien fait et bien joué The Box est un film intéressant mais le côté parfois nébuleux de l'histoire pourra rebuter les plus terre à terre d'entre vous.

2012
2012
2012 est au film catastrophe ce que l'hypermarché est au Felix Potin...Après la démesure voici l'hypermégadémesure avec la succession de séquences la plus improbable et incohérente qui nous ait été donné de voir depuis des années. On savait Roland Emmerich coutumier du fait mais il atteint ici le paroxysme de son propre style : héroïsme, patriotisme, humanisme, sentimentalisme, gigantisme et a peu près tous les autres mots se finissant par "isme" (gargarisme par exemple). C'est donc du grand n'importe quoi, qavec très rarement du second degré. On l'oublie plus vite qu'on ne le voit mais au moins il est divertissant et il nous évite, pour une fois, les thèses écologistes les plus farfelues et/ou fumeuses.


photos provided by allocine

dimanche 8 novembre 2009

Allo Bruce ? Ici Clones !

Pêle-mêle:

  • Faut arrêter les cloneries
  • Faudrait pas nous prendre que pour des clons
  • L'amour est un surrogate apens
  • 500 jours avec Bruce Willis
  • Jeep Willis et Fiat 500



500 jours ensemble

(500) jours ensemble

Façon Edmond Rostand :

Agressif : Quoi ? qu'est ce dont ? Que diable ? Encore une comédie romantique !
Amical : Allons bon mon cher, pas de quoi en faire un drame
Descriptif : Ah mais il y a du drame dans cette comédie
Curieux : Comment ça ? expliquez vous !
Gracieux : Tel le ruisseau filant entre les rochers c'est une histoire où le temps s'écoule pour deux êtres dont l'un pensait être aimé.
Truculent : Ah c'est beau l'amour, la jeunesse, la vie ! Encore un film où l'émotion jaillit ! Où les éclats ne sont pas que de rire !
Prévenant : Enfin avec une petite réserve, la sobriété de l'ensemble ne doit pas masquer une certaine originalité dans la forme.
Tendre : On ne peut s'empêcher de se prendre d'affection pour ce personnage romantique qui nous rappelera à tous un moment de notre passé emprunt de nostalgie
Pédant : L'amphigourisme des relations homme/femme s'exprime par des métaphores juxtaposées à des artefacts dont la matérialité est inabrogeable.
Cavalier : Pourrait on conclure qu'il fait de l'originalité un classicisme ?
Emphatique : Tout de suite les grands mots ! Voyez comme la forme est belle, comme le ton est juste ! Admirez cette maitrise du vécu !
Dramatique : Ah quoi bon, tout a une fin et celle ci est comme toujours prévisible.
Admiratif : Pas tant que ça ! Je vous ferai remarquer que la fin est très habilement suggérée par le début
Lyrique : C'est d'autant plus troublant que sans faire semblant le début et la fin se mélange sans fin des soirs aux matins
Naïf : Approcherions nous d'une forme de perfection ?
Respectueux : Non, toutefois il est bon de noter la qualité de la forme et du fond
Campagnard : m'fin c'te gueuse pourrait être bein plus gironde dès fois !
Militaire : La forme définit la fonction, et elle reste dans les rangs. Rompez.
Pratique : Mais si je l'ai raté au ciné...peut-être serait-il sage de guetter la sortie DVD.

Surrogates
Clones
Premier point : qu'est ce que c'est que cette traduction de plouc !? Le titre original est Surrogates (les représentants, les substituts...). La notion de clone n'a rien à voir là dedans et cela ne joue pas dans la compréhension générale du film que de le traduire de cette façon. Pour le pitch vous vous reporterez à la bande annonce, tout y est dit. Si l'idée de départ est bonne, le film est bien mou et ne fait qu'effleurer tout ce que le thème pourrait générer comme réflexion et intrigues. On passe ainsi sans envie et sans rythme d'une scène à une autre...Un peu comme dans Terminator 3, lui aussi de Jonathan Mostow, on a un concept de base sympa, des acteurs de qualité (B.Willis est toujours aussi bon, le casting féminin est par contre sans intérêt...) et il en sort un film ultra court et pourtant sans rythme (un comble !). Cruelle déception. Si on désire toutefois prolonger le débat philosophique qui semble se dégager du film il faudrait sans doute se poser cette question : de part la pression sociale ne sommes nous pas déjà des "Surrogates" de nous mêmes dès que nous sortons de chez nous ?...Vous me ferez une rédaction d'au moins 5000 mots à rendre pour jeudi. Chaque jour de retard entrainera une peine de 5 points. En dessous de 0 vous aurez des heures de retenue !

Images téléportées par Scotty depuis Allociné

dimanche 25 octobre 2009

La petite Jennifer

Vous l'avez deviné nous allons parler du Petit Nicolas et de Jennifer's Body, deux films qui touchent sans doute des publiques opposés...Mais l'opposition ne rend-elle pas notre vie plus riche ? Ou bien au contraire comme en électricité deux oppositions de phase ne s'annulent elles pas ? C'est ce dont nous n'allons pas discuter aujourd'hui puisque l'on va plutôt parler de cinéma. Par ailleurs nous vous avons épargné un "Nicola's Body" en guise de titre, cela aurait pu créer quelques polémiques...

Le petit Nicolas

Le petit Nicolas
Je ne vais pas être tendre avec le petit Nicolas, Laurent Tirard a rendu une copie très propre mais peut mieux faire. Dans la forme la reconstitution, le casting et la mise en scène sont de bonne tenue, on pourra juste noter que Valérie Lemercier commence a vraiment faire son âge (et c'est un peu tard pour faire la mère de "Nick") et que le défilé de "star" françaises n'était sans doute pas utile...Le point qui cloche c'est la substantifique moelle : l'histoire. Il n'y en a pour ainsi dire pas, hormis un fil rouge prétexte à différents sketchs plus ou moins drôles et convenus. C'est gentillet mais c'est peu pour faire un film, le sujet se serait peut-être mieux prêté à une série télé qu'à un film. Néanmoins il devrait plaire aux plus jeunes pour les péripéties des enfants et aux moins jeunes par son côté nostalgique.

C

Jennifer's Body
Déception...Et sur un peu tous les points. Déjà le côté "Sexy" vous pouvez oublier, l'érotisme est un peu aux abonnés absents (publicité mensongère, remboursez !). Pour le côté "gore" certes il y a pas mal de bidoche dans tous les sens, mais en gros c'est aussi choquant qu'un épisode de Buffy contre les vampires, le sang en plus. La partie horrifique est elle aussi foirée puisque vous n'aurez pas peur. Reste le côté comédie qui lui est assez réussi, surtout par le côté décalé des personnages et de leurs réactions. C'est souvent le grand n'importe quoi et c'est ce qui fait que le film ne nous fait pas tomber dans l'ennui le plus total. Néanmoins avec "l'auteur de Juno" et Megan Fox annoncés en grande pompe sur l'affiche on s'attendait à quelque chose d'un peu plus profond...Petit mot sur le casting : Amanda Seyfried (le vrai personnage central du film) a été vue récemment dans Mamma Mia et dans la série Veronica Mars où figurait également Kyle Gallner présent ici dans un rôle taillé sur mesure. On remarque également la présence de J.K Simmons qui jouait dans Juno (coïncidence ? Je ne crois pas...) et qui est surtout connu pour être le directeur du Daily Bugle dans Spiderman. Enfin les fans de "The OC" apprécieront la présence d'Adam Brody dans un rôle là aussi fait pour lui.

Images fournies par Allocine

dimanche 4 octobre 2009

Les Inglorious Gi-Joes apprirent là haut l'utimate vérité de l'attaque du district 9, game over Julia...

GI-Joe

GiJoe
A la vue de la filmographie de Stephen Sommers on peut difficilement croire qu'il accouchera un jour d'un chef d'oeuvre cinématographique à la Citizen Kane, par contre ses films ont tous en comment un goût prononcé pour le divertissement non prise de tête : Les momies 1 et 2, Van Helsing...que du lourd, du pas finaud, mais du marrant, du spectaculaire, du fun !
GI-Joe suit cette lignée pour notre plus grand bonheur ! Dans ce joyeux imbroglio les plus grosses ficelles scénaristiques possibles et imaginables sont utilisées, pas la peine de chercher une quelconque cohérence dans les évènements, on est vraiment dans le grand n'importe quoi ! Et ça n'a aucune importance ! Vraiment aucune ! Car Mr Summers adaptant un dessin animé (et une série de jouets) fait logiquement un scénario digne d'un dessin animé, qu'on dirait tiré tout droit de l'esprit d'un enfant à l'imagination débordante, s'inventant des histoires farfelues avec ses figurines favorites. Et cette approche, finalement assez rare dans ce genre de projets, à le mérite d'apporter une fraicheur bienvenue au film.
Gi-Joe
Dans le même esprit Sommers a une approche assez éloignée de l'utilisation des effets spéciaux comparée à celle d'un Michael Bay par exemple. Ici peu importe si le rendu n'est pas parfait, si les objets modélisés ne le sont pas à la particule élémentaire près. Ici on part du principe que les images de synthèse permettent de faire n'importe quoi, alors si on doit représenter n'importe quoi on le fait ! Là encore on se rapproche de l'expérience du dessin animé ou un trait de crayon permet de raser une ville entière !
GI-Joe est donc un pur divertissement, le film pop-corn par excellence ! (Et en plus on peut y voir Sienna Miller et Rachel Nichols en combinaisons moulantes, que demande le peuple ?!)

L'attaque du métro 123

l'attaque du métro 123
A n'en pas douter la grosse déception du moment ! Pourtant habitué aux réalisations de qualité, Tony Scott s'oublie ici totalement dans ce film pantouflard, au scénario "déjà vu" et à la morale plus que douteuse et que son habituelle dextérité à manier la caméra ne peut camoufler...A oublier très vite !

Là-haut
UP

C'est sans surprise que Pixar nous livre un nouveau bijou (caillou, genou, pou). Visuellement il n'y a tellement rien à redire qu'on ne remarque paradoxalement rien. Tout est si naturel qu'on ne s'étonne même plus d'assister à un déluge de technique ! Et encore une claque pour la concurrence...Pour ce qui est de l'histoire les 15 premières minutes sont les plus émouvantes qu'on ait vu depuis longtemps dans un film, tous genres confondus. La suite plus conventionnelle ne se ménage néanmoins pas côté humour. Et en plus de ça ils arrivent à aborder le thème de la stérilité dans ce qui est après tout un Disney ! Bravo !

Inglorious Basterds
Inglorious Basterds

Le moins que l'on puisse dire c'est que les critiques d'Inglorious Basterds sont plutôt mitigées, le nouveau film de Quentin Tarantino est loin de faire recette. Et pourtant il cartonne en salle ! Notre avis est clairement à ranger du côté de celui des spectateurs ! Tarantino n'a peut-être jamais fait de film aussi abouti ! Bien qu'il reprenne pas mal de ses tiques de réalisation (chapitrage de l'histoire, passages bien gores) il arrive peut-être pour la première fois à réellement les transcender pour en faire quelque chose d'utile. Par exemple les scènes de blabla : dans un Tarantino on cause, on cause et on recause, mais souvent sans réel but (Boulevard de la mort en est le parfait exemple), ici on parle beaucoup, encore et toujours, mais à bon escient ! Chaque réplique apporte quelque chose à l'histoire, chaque phrase met en place quelque chose : tension, intrigue, suspens. Mais bien évidemment pour que ce genre de procédé tienne encore faut-il avoir des acteurs capables, et si Inglorious n'est pas forcément un catalogue de super stars (en tout cas moins que beaucoup d'autres de ses films !) c'est un formidable éventail de talents : Christoph Waltz mérite amplement sa Palme, Brad Pitt est joyeusement décalé et les seconds rôles n'ont rien à envier aux premiers.
Avec ce film Tarantino est de plus un des rares à rendre hommage au style de Sergio Leone sans pour autant le parodier ou le reproduire trait pour trait : il est devenu rare aujourd'hui d'éprouver une telle tension à la simple vue de deux personnes qui se dévisagent !
Enfin le soin apporté à la photographie, aux décors et aux petits détails savoureux (la pipe de Waltz, la choppe de Bière de l'officier de la Gestapo dans le Bar) font d'Inglorious Basterds un film certes imparfait, mais terriblement attachant.

Ultimate Game

Ultimate Game
Gamer, honteusement renommé Ultimate Game en France, est peut-être le film le plus malcompris par la critique de cette rentrée. Au premier degré c'est un film bourrin, vulgaire, et terriblement efficace pour se reposer les méninges. Au second degré ça dépend. Soit vous êtes un journaliste qui ne fait pas son travail et vous déclarez que le film est une dénonciation de la violence dans les jeux vidéo, soit vous avez compris que les réalisateurs sont de grands fans des jeux vidéo et que ce qu'ils dénoncent en fait ce sont plutôt les gens qui cachent leurs propres travers en accusant les jeux vidéo de violents. Les "Jeux" du film ne sont pas intrinséquement violents (même celui avec des armes, ils pourraient chercher à traverser les niveaux en mode furtif après tout), ce sont leurs utilisateurs qui les rendent violents ou dépravés par leurs faits et gestes. Pourquoi ? Parce qu'ils ont une totale liberté d'action, ils n'ont plus de limite, plus de règle, plus de loi. Débarassé de ces contraintes l'homme retrouve sa nature profonde et fait donc n'importe quoi, tout ce que la morale réprouve normalement. Donc avant de condamner par lâcheté les Jeux Vidéo posez vous cette question : si le meurtre, le viol ou le vol de poney était autorisés, le feriez vous ?

District 9
District 9

C'est l'histoire de Peter Jackson et de son pote Neil BlomKamp qui ont une super idée : adapter Halo, le Doom Like million seller de Bungie dans une superproduction Hollywoodienne avec des hobbits dedans (quoi que je ne sois pas à 100% sûr de ce dernier point). Mais au vu du budget prévu de plus de 100m$ les studios ont dit quelque chose du genre "c'est ça, le jour où les poules auront des rouflaquettes" à nos deux compères. Pas découragés ils décident de mettre en oeuvre District 9, tiré d'un court métrage de Neil, avec beaucoup moins de sous mais tout autant voir plus d'enthousiasme, et surtout une grosse envie de dire : "voyez un peu ce que vous auriez pu avoir bande de sales ****" aux studios. C'est donc avec le "petit" budget de 35 millions qu'ils s'attaquent au projet. Ont-ils réussi leur pari ? Vous le serez si vous regardez deux lignes juste en dessous !
Non pas une ligne, DEUX !!!
Voilà vous y êtes ! Alors oui pleinement réussi, le film se scinde grosso modo en deux parties : une de type reportage télé qui met en toile de fond l'apartheid, et une seconde plus orientée action avec bataille, explosions et tout le tralala. Le tout servi avec des effets spéciaux de très haute tenue surtout compte tenu du budget alloué. Sans doute pas le choc de la rentrée comme on l'annonce partout mais un très bon film.

L'abominable vérité
Abominable Vérité

Une comédie romantique de plus me direz vous...ba oui, mais c'est franchement drôle, le couple Hegel/Buttler marche bien et à défaut de jouer l'originalité on se marre sans retenue. Recommandé ;-) (En plus cela me permet de placer une photo de filles en bikini, ce qui est toujours une bonne chose pour audience du site :P)

Julie et Julia
Julie et Julia

Si vous aimez faire la cuisine allez voir ce film. Hum un peu maigre cette critique...Si vous aimez les histoires légères allez voir ce film...Oui ça manque encore un peu de gras...Julie et Julia est un petit film (presque) sans prétention qui se savoure comme un bon boeuf bourguignon, on en mangerait pas tous les jours mais de temps à autre : Miam !

Photos prélevées sans délicatesse chez Allociné

lundi 31 août 2009

L'âge de glace 3 ! Harry Potter 6 !!! Public Enemies...1

Age de glace 3

De retour après une petite trêve estivale on attaque avec les blockbusters de nos vacances, vous les avez peut-être déjà vu mais le délai vidéo étant passé à 4 mois un deuxième avis ne peut pas faire de mal ;-) On commence donc cette fois-ci avec L'âge de glace troisième du nom, Hairy Ploteur et Public Enemies, et si on ne se perd pas dans une boucle spatiotemporelle GI-Joe, Là haut et L'attaque du metro 123 suivront sous peu.

L'âge de glace 3
Des trois plus grosses fabriques de dessins animés en CGI l'équipe de Chris Wedge (Blue Sky Studios, filiale de la 20th century Fox) fait sans doute figure de petit poucet face aux mammouths Pixar et Dreamworks. Pourtant au niveau qualitatif ils ont prouvé qu'ils avaient une démarche plus proche de celle de l'intouchable Pixar que du trop mercantile Dreamworks. Après un Horton réussi les revoilà avec un Ice Age...3 déjà. On pourra donc certes critiquer le manque de renouvellement du studio (encore un ice age ! Pourquoi pas un robot 2 ?), mais là où un Shrek s'épuise sérieusement avec le temps (et ça ne partait déjà pas très haut) la bande à Scrat, elle, se bonifie, comme un grand cru. S'il n'est pas un chef d'œuvre d'originalité le film est en revanche réellement drôle et les rares nouveaux personnages (la belette à laquelle l'excellent Simon Pegg prête sa voix) sont suffisamment forts pour apporter quelque chose à l'histoire. Au niveau technique certains passages fades succèdent à de véritables morceaux de bravouritude (tiens, pourquoi bravouritude est souligné en rouge dans mon traitement de texte ?), on remarquera en particulier le travail sur le rendu de l'eau, de la lumière, de la fourrure et dans le meilleur des cas des 3 en même temps. La mise en scène n'est pas à la traine avec par exemple cette impressionnante descente en luge avec (et sur) des œufs qui profite à merveille de la liberté permise par la 3D. Vous l'aurez donc compris mon avis rejoint l'énorme succès du film qui est bien parti pour être un des plus gros vendeur de tickets de l'année !

HP 6

Harry Potter VI
David Yates à qui on doit déjà Happy Rotter Vé et qui est dors et déjà au travail sur Hachy Poser Vihi et Vihihi (et oui le dernier volume se traduira en 2 films) nous livre ici un Hewlett-Packard Vi de belle facture quoi qu'un peu bancal, justement à cause de la nécessité de compresser des centaines de pages dans "seulement" 2h30 de film, mais aussi par son manque d'action, celle qui aurait du atténuer la sensation de coupe au niveau du récit. Visuellement par contre c'est grandiose, une étape a été franchie depuis le Vé, pourtant déjà très bon. Il gagne indiscutablement à être vu en Imax. On pourra juste reprocher une utilisation un peu abusive des filtres colorés (brun en particulier). Ce qu'il manque encore à Yates c'est la capacité de susciter l'émotion face à la mort, s'il se gaufre moins ici que dans le Vé il se prend encore ici bien les pieds dans le tapis. Néanmoins le tout donne envie de voir la suite et c'est déjà pas mal !

Public Enemies

Public Enemies
Michael Mann, quoi qu'il fasse, on sait qu'il faut le suivre de près. Les brillants Heat et Révélations sont toujours aujourd'hui des sommets dans leurs genres. Si j'avais fait l'impasse sur Collateral je n'avais pas manqué Miami Vice qui s'était malheureusement révélé être soporifique. Ce n'est pas le cas de son Public Enemies qui est plutôt prenant même s'il lui manque un peu de "liant" : on a une approche un peu trop "gros grain" du récit qui ne s'attarde que superficiellement sur la psychologie des personnages et à celle de l'époque qui les entoure. On apprend par exemple que le personnage incarné par Christian Bale se suicide quelques années après les évènements décris mais il nous est difficile de comprendre pourquoi. Cela n'empêche pas le film d'être plaisant mais il n'atteint pas le degré de perfection qu'on est en droit d'attendre d'un film de Mann. En dehors de cela la reconstitution historique est grandiose (mention spéciale pour les costumes) et les acteurs au diapason (difficile de croire qu'entre Depp, Bale et Cotillard seule cette dernière a eu un Oscar...). Mann est toujours aussi efficace dans les scènes de fusillades, efficacité sans doute due a un énorme travail sur le son, par contre il ne décroche plus de sa caméra numérique avec ce que ça implique de bons et mauvais côtés...Au top, les couleurs et la définition des scènes diurnes : cela faisait bien longtemps qu'on avait pas vu un tel piqué au cinéma ! Au rang des moins les scènes nocturnes sont toujours trop bruitées et surtout il y a cette fausse impression de fluidité qui donne l'impression que le film a été tourné au caméscope. Ce n'est pas agréable à voir et les mouvements deviennent aussi flous que sur un mauvais écran LCD, on est loin d'une sensation de naturel. De plus la caméra numérique, plus souple de manipulation que la traditionnelle argentique, entraine certains débordements : presque tout le film est filmé en grand angle et en gros plan, ce qui a une fâcheuse tendance a devenir oppressant et surtout ne nous permet pas de profiter à fond des décors. Certains diront que cela permet de mieux apprécier le jeu des acteurs, pour ma part je trouve ça complétement faux car un bon acteur se caractérise pas seulement à sa manière de remuer les sourcils ou de pleurer mais également à sa gestuelle et à sa manière d'occuper l'espace (Johnny Depp étant en plus un maître en la matière). Beaucoup de critiques donc, mais on est quand même plusieurs crans au dessus de Miami Vice.

samedi 27 juin 2009

Master of Puppets

Terminator Salvation

Terminator Salvation

Terminator Salvation, ou Terminator Renaissance comme on dit chez nous, c'est un peu le film qui aurait pu me fâcher tout rouge car je suis un grand grand fan des deux premiers opus et je n'aurais pas pu accepter un nouveau départ de la franchise avec la très, voire trop moyenne qualité du troisième épisode. Et depuis le début ce Salvation était sur la corde raide : absence obligatoire de Schwarzenegger (trop vieux et surtout trop occupé par son poste de gouverneur), MCG à la réalisation dont on ne connait en France réellement que les films Charlie's Angel et la série Fastlane, certes sympathiques mais loin de notre préoccupation actuelle, et enfin le désistement total de James Cameron qui de toute manière n'avait déjà pas vu de raison de s'impliquer dans le 3eme. Ce qui rassurait par ailleurs était la présence de Christian Bâle, le fait qu'on sorte du carcan habituel des Terminators (l'action se déroule dans le futur pendant la grande majorité du film, et non plus l'inverse), et finalement MCG a fait tourné Robert "T-1000" Patrick dans Charlie's Angel 2, ce qui cache sans doute l'âme d'un fan. De plus dès le début ils ont prévu de faire une nouvelle trilogie, ce qui montre qu'ils ont des ambitions. Mais au final qu'en est-il réellement ?
Loin de se contenter de faire une grande série de mauvais copier/coller comme Jonathan Mostow l'avait fait pour le mollasson Rise of the Machines, MCG prend le risque de se placer dans un nouveau décor, un nouvel espace temps, de nouvelles situations et beaucoup de nouveaux personnages, tout en gardant bien sûr nombre de références pour les fans (références musicales, répliques cultes dont le fameux "I'll be back", Arnold finalement présent, le final dans une usine etc.). Cela s'accompagne d'une réalisation agréable avec des effets spéciaux parfois très impressionnants et la création d'une véritable atmosphère grâce en autres au jeu des acteurs, aux décors et au scénario plutôt pas mal. Seule la musique de Danny Elfman, largement plus inspiré chez Burton ou Raimi, est en retrait, le seul point où T3 ne souffrira pas de la comparaison. Reste que malgré tout cela on atteint pas encore la magie d'un Terminator conçu par James Cameron (il faut savoir que la director's cut devant sortir sur le DVD/Blu Ray est annoncée avec 16min de plus, ce qui a sans doute son importance), mais le fait qu'on ait immédiatement envie de revoir le film et de connaître la suite est pour le moins encourageant pour la suite des événements, en espérant que MCG prendra de manière constructive les critiques des spectateurs pour améliorer ce qui peut l'être et insuffler la magie nécessaire dans les suites de ce très bon film.

Coraline

Coraline

Coraline est le nouveau bijou de Henry Selick, le réalisateur de l'étrange Noël de Monsieur Jack et de James et la pêche géante. L'histoire, le look et le feeling de cette nouvelle aventure réalisée en Stop Motion est d'ailleurs très proche et le film est un vrai émerveillement pour qui aime ce style. Très chaudement recommandé, mais attention aux plus jeunes qui pourront être impressionnés par certaines scènes un peu horrifiques.

Transformers 2

Megan Fox Transformers 2

Transformers 2 c'est Transformers avec plus de robots, plus de jolies filles, plus d'humour au ras des pâquerettes, et tout autant de fun. Que ce soit clair, le but de Michael Bay n'a jamais été de faire un film profond, intellectuel, ou dénonciateur de l'effet de serre des vaches qui pètent, non ici on est dans le divertissement pur et dur et ça il le fait bien ! Il n'y a que les plus râleurs qui pourront se plaindre (le combat final est expédié, certains robots sont sous exploités, l'histoire ne semble ne pas se préoccuper d'avoir un simple début de cohérence, Megan Fox n'a que deux lignes de texte (comment ça on ne lui demande pas de parler ???)), et j'en fais sans doute partie, mais bon oublions tout cela et profitons de ce qui nous est offert à l'instant présent !

Very Bad Trip

Very Bad Trip

Sachez tout d'abord que Hangover, le titre original du film, se traduit par Very Bad Trip en français...A quoi ça sert de changer le titre si ce n'est même pas pour le franciser ??? Ce petit aparté mise à part je dois avouer que j'ai bien rigolé en voyant cette gueule de bois. Une succession d'évènements tous plus fous les uns que les autres se succèdent dans un grand n'importe quoi général. Néanmoins le film parvient à se démarquer d'une banale comédie à l'américaine sur plusieurs points. D'abord le film est par moment extrêmement vulgaire, pas une vulgarité à la scary movie 1er du nom mais quelque chose de beaucoup plus cru, le "full frontal nudity" est souvent bien présent tant et si bien qu'on se demande comment la censure ne leur est pas tombé dessus et comment le film a si bien marché aux états unis dans une Amérique si puritaine (ne pas y aller avec de jeunes enfants !). Deuxième point intéressant le parcours des protagonistes, constamment à la recherche de leur passé et de leur ami, ressemble par certains aspects à un film d'enquête policière, ce qui ajoute un peu d'épaisseur à ce qui ne serait sinon qu'une succession de sketchs. Enfin l'atmosphère générale est assez éloignée des standards habituels, la photographie par exemple est loin des couleurs flashy des comédies américaines, et le rythme du montage n'est pas celui d'un comédie si bien qu'on est moins conditionné et donc plus à même d'être surpris, ce qui rend les gags d'autant plus efficaces. La suite est déjà annoncée, on attend de voir s'ils pourront réitérer cette réussite !

mardi 9 juin 2009

Cinémai

Le problème quand on arrive pas à trouver le temps pour faire les critiques (et tac) c'est qu'il y a de plus en plus de films en retards qui s'accumulent, ça s'entasse (à café), le tas (tanne) monte monte de plus en plus haut. Et quand ça s'accumule haut il faut prendre son mulot pour faire son boulot. Pour soulever cette accumulation il faut utiliser une poulie et une corde et oh hisse ! Oh hisse ! Tous ces hissements nous donnent, combinés au boulot que ça représente, des boulots hissement (là stupeur du lectorat, évanouissement dans la salle, précipitation vers les sorties de secours, n'oubliez pas votre parachute : oui tout ça pour ça...)
Alors plus sérieusement (à l'eau) il y a dans le texte qui suit autant de critiques que de doigts sur les mains d'un panda qui en aura perdu 4. Oui il en reste encore, et même beaucoup ! Alors n'attendons plus : Beam me UP Scotty !

Monstres contre Aliens

Monstres contre Aliens
Disons le tout de go ("zons le tout de go !!!"), Monstres contre Aliens est bien moins réussi que Kung Fu Panda des mêmes studios sorti l'année dernière. La faute à qui, à quoi ? A des enfants (...Patrick!!!!) qui ne sont pas suffisamment critiques pour ne pas aller voir le premier film super coloré, marketé et troidé venu. Bein ouais s'ils exigeaient autant de qualité pour les films que pour les couches ça se sauraient ! Je ne veux pas dire par là que le film est à faire caca (non je ne rentrerai pas dans la vulgarité facile), non il est sympa il faut le reconnaître, mais les situations sont très convenues, les personnages peu attachants à part un ou deux monstres et techniquement Dreamworks n'est toujours pas Pixar. Reconnaissons tout de même que c'est un divertissement familial sympathique, mais il y a tellement de films meilleurs que celui-ci qui sont oubliés des amateurs de salles obscures qu'il faut quand même se plaindre un peu : on veut plus !

Dans la brume électrique

Dans la brume électrique
Petite incursion du français Bertrand Tavernier dans le cinéma américain, dans la Brume Électrique est un film plutôt pas mal mais sur lequel je n'ai aucune envie de m'appesantir. Tantôt thriller, tantôt fantastique, tantôt critique de mœurs, tantôt trop contemplatif, tant tôt ou tard on finira par l'oublier car s'il est de bonne facture il n'apporte rien au genre, au cinéma, à la vie quoi (non le cinéma ce n'est pas la vie bande de psychanalystes amateurs).

Wolverine

X-Men Origins : Wolverine
Vous allez penser que je suis de méchante humeur, que je me suis levé du pied socialiste, ou que je suis rien qu'un aigri qui n'aime rien, le fait est que Wolverine s'avère être une super déception, du genre "monumentale erreur". Après un très cool Iron Man et un Hulk loin d'être ignoble on attendait le nouveau Marvel le pied ferme, mais visiblement la firme de Stan Lee n'a pas le pied marin...On s'attendait pourtant à du lourd, le personnage ayant été plus que bien représenté pas Hugh Jackman dans les 3 X-men, son origine ayant été bien abordée dans le 2e opus, il n'y avait pas grand chose à faire pour que la chose prenne. L'acteur lui même était à la production, un réalisateur plutôt typé film d'auteur aux manettes, les conditions y étaient. Pourtant même en vous préparant des semaines à Roland Garros il arrive qu'un suédois vienne tout gâcher, et là on peut dire que les gens de Marvel se sont pris une nuée de viking dans la tronche, le problème c'est que c'est le spectateur qui morfle...
Le tout commence pourtant de manière plutôt sympathique avec un générique joliment monté mais bien vite le pot aux roses est découvert : l'histoire est redondante avec celle du 2, tuant ainsi tout effet de surprise. Un effet qui même sans ça aurait été purement illusoire tant l'histoire est cousu de fil blanc. Ajoutons à cela que les scènes les plus improbables se succèdent : ah tient comme par hasard ces gentils fermiers avaient un fils qui avait exactement ma taille (c'est bien connu les fils de fermiers sont tous gaulés comme Logan, non pas la voiture...), voilà qui est bien pratique, et puis dans une scène je sors du bâtiment avec le dit blouson, et je rerentre 30 secondes après sans le blouson, histoire de bien montrer que j'ai fais ma muscu ce matin. Habile transition pour vous parler de l'attitude agaçante de vouloir transformer tous les deux plans Wolverine en gravure de mode : hum là je suis torse nu, là je tombe tout nu dans l'eau, là je pose avec l'air méchant, là je fais de la pub pour du dentifrice, là pour Jean Louis David...Pas la peine d'adapter Devil May Cry en film, c'est déjà fait avec Wolverine ! La "poseur attitude" à tout bout de champ a l'effet inverse de celui escompté, au lieu d'être classe on nage dans le ridicule. Pour finir en beauté ajoutons que 80% des personnages ne servent strictement à rien...Imaginez lors de la réunion de travail : "Bon là les cocos on a 5min pour faire la transition entre ces deux scènes, qu'est ce qu'on peut faire ?....(Silence du a une forte activité neuronale)...Okay les gars j'ai trouvé ! On va ajouter Gambit !" "Super Phil, le département marketing sera content cela fera une figurine de plus à vendre !"). Pour vous achever d'un coup de griffes les siennes ont la palme de l'effet spécial qui a le plus régressé dans le temps : leur rendu était infiniment plus classe et réaliste dans le film de Singer. Voilà, je crois qu'on avait pas vu ça depuis Elektra, c'est dire... Plus jamais ça !

Star Trek

Star Trek
La où Wolverine se crache, Star Trek décolle, se téléporte même vers les sommets, l'infini et l'au-delà de la réussite cinématographique. Pouvant plaire aussi bien aux trekkies qu'aux profanes, J.J Abrams signe là un film emballant qui retrouve l'alchimie aventure/humour/action/émotion qui caractérisait les premiers Star Wars. A voir absolument !

OSS 117 Rio ne répond plus

OSS 117 Rio ne répond plus
On va la jouer courte, ce nouvel OSS reprend l'esprit, l'humour du premier et le rejoint donc au niveau de la qualité. Sans surprise si vous avez apprécié le premier vous aimerez le second.

Millénium

Millénium
Le succès des romans de Stieg Larsson, qui étant mort de craint personne, n'est plus à démontrer : regardez autour de vous dans le métro ou le RER, il y a forcément un voyageur avec un des volumes de la trilogie. Le succès littéraire entraine comme souvent une adaptation cinématographique, et notre chance est que celle-ci se passe de la bienveillance d'Hollywood et que les gens aux manettes de ce film sont super respectueux de l'œuvre originale ! Ainsi à part deux trois scènes chronologiquement déplacées et un recentrage de l'histoire sur les protagonistes "Super Bloomkvist" et "Wasp" tout est très fidèle au bouquin. L'impact est tout de même moins fort qu'à la lecture car il y a eu beaucoup d'écrémage dans le développement des personnages par exemple, il faut faire tenir 600 pages dans 2h30 de film ! Mais force est de constater qu'ils s'y sont pris de la manière qu'il fallait. Notez enfin que le casting est très juste, hormis qu'on les imaginait quand même moins laids...On est vraiment trop habitués aux Hollywoodismes !

Anges et Démons
Anges et Démons
Voilà je crois qu'il fallait mettre une photo de Ron Howard car c'est un peu "Le" roux célèbre, même David Caruso fait figure d'inconnu à côté. Il doit sa célébrité à son rôle de composition de Richie dans Happy Days et aux quelques films et oscars qu'il a remporté de-ci de-là. Sinon son Da Vinci Code, adaptation du très polémique (ado) roman de Dan Brown, a été unanimement été salué par la critique comme un film passable, mais le succès publique lui a permis de remettre les couverts avec la suite "Anges et Démons". Bon contrairement à Millénium que j'ai dévoré je n'ai lu ni vu Da Vinci Antibrouillard, ni lu Langes et petits Démons : comment bien éduquer vos enfants ; pourtant je suis allé le voir et ma foi (ahahah ma foi trop drôle, vous avez compris !? Ahem pardon...) il est plutôt pas mal. Bon l'histoire est complètement capilotractée mais le film emporte surtout l'adhésion grâce à son rythme très soutenu qui fait oublier la longueur du métrage qui finalement ressort comme un agréable thriller.

La nuit au musée 2
La nuit au musée 2
Même sanction que pour OSS 117 : si vous avez aimé le premier vous aimerez celui-ci. Le début a un peu de mal à se lancer mais quand c'est parti c'est parti ! un peu dans tous les sens d'ailleurs, mais le plaisir est là. Alain Chabat est bien présent mais n'apporte rien, ce ne sera pas encore Napoléon vu par les Nuls...

Allez on se retrouve très vite pour...papam pam papam...papam pam papam...papam pam papam !
Terminator 2
Images en provenance d'allociné

vendredi 8 mai 2009

Jamiroquai.fr mène une enquête furieuse sur la grande prédiction des 3 royaumes de Turin

Comme d'habitude une longue absence implique une longue série de critiques, aussi faites le plein de vitamines car je vous embarque dans le long voyage menant à la vérité cinéphilique !

L'enquête

L'enquête - The international
Clive Owen, qui a réellement percé pour nous depuis Sin City et Shoot 'em up revient dans un film d'espionnage mais bien loin du style James Bond, qu'il a paraît-il failli interprété même s'il le nie lui même, ou Jason Bourne.
En effet L'enquête n'est pas à proprement parlé un film d'action (on compte une seule scène de fusillade, plutôt efficace d'ailleurs, sur tout le film). Là où L'enquête est prenant est dans cette tension permanente qui l'entoure, créée par l'enjeu, les personnages et l'implication de ceux-ci dans celui-ci. En cela il se rapproche des thrillers politiques des années 70. Le thème pourra paraître d'actualité (The international est en fait une banque se livrant à du trafic d'armes pour gonfler ses bénéfices), et peut-être facile mais la fin nous fait intelligemment comprendre que le faible château de cartes sur lequel est basé l'économie mondiale doit parfois passer outre notre bon sens moral pour être conservé. Est-ce pour le bien de tous ou tout du moins d'une majorité, c'est peut-être la question qui est ici posée.

Gran Torino

Gran Torino
L'année 1930 nous a donné beaucoup de rudes gaillards. En connaissant personnellement deux je peux vous dire que vous n'arriverez pas à suivre le premier en vélo et que le deuxième vous humiliera sans forcer à wii fit. Clint Eastwood est lui même né en mai 1930, et le bougre ne s'en laisse pas compter !
Reprenant beaucoup au très beau (et triste) Million Dollar Baby dans le type de personnages, la réalisation ou les sous-intrigues, Client s'avère ici encore plus présent et plus impressionnant de charisme. Il capte immédiatement l'attention même lorsqu'il affiche la plus grande volonté de s'effacer : on appelle ça la classe, car même si on ne peut pas faire abstraction de son aura ce n'est pas au détriment de l'histoire, celle d'un homme qui fait la constatation que le monde autour de lui, le monde qu'il a en parti aidé à construire, va mal. Et lui contrairement à beaucoup, décide de se bouger pour l'améliorer. Certain de verront qu'un condensé des meilleurs épisodes de Walker Texas Ranger, sans les High Kicks, mais ce que bois de l'est fait à merveille et que le grand Chuck ne fait pas (ou de manière trop cartésienne) c'est de dénoncer la bêtise humaine et là où elle vous mène.

les 3 royaumes

Les trois royaumes
John Woo est de retour au pays ! Et il était temps ! Sa période américaine ne nous laissera pas de grands souvenirs : un chasse à l'homme frustrant, un Broken Arrow transparent, un Volte Face surestimé, un mauvais MI2, un Windtalkers que personne n'est allé voir, et un Paycheck dont personne ne semble être interessé, on ne peut pas dire qu'il ait fait des flammes...Pourtant son statut de réalisateur culte ne semble pas égratigné, et il remet encore aujourd'hui son statut en jeu avec les 3 royaumes, un des films, si ce n'est le film le plus cher du cinéma chinois, enfin jusqu'au prochain comme d'habitude...
Parlons tout de suite du gros point noir que même l'eau précieuse n'arrivera pas à effacer : des deux films qui sortent sur le marché asiatique nous n'en verrons qu'un, concaténation des deux autres dont au aurait tiré la substantifique moelle. Donc voilà on prend encore le public européen pour des idiots incapables de s'intéresser à des films s'étalant sur plus de 2h30 ou sortant de la salle s'il n'y a pas de scène d'action toutes les 10 minutes. Heureusement pour nous cette version concentrée a été supervisée par Woo et montée par David Wu (pour comprendre l'importance de ce dernier allez écouter l'excellent commentaire audio de Christophe Gans sur Crying Freeman). Sorti de cette frustration on ne peut retenir qu'une chose : les 3 royaumes est un très bon film. Reprenant les codes du genre (voir tigre et dragon, Hero and co) tout en évitant ses égarements (la cité interdite), les 3 royaumes se différencie de ces derniers sur le soin qu'il porte à la stratégie dans ces énormes batailles épiques. Force des personnages, démesure visuelle (un peu trop parfois, attention à l'excès de CG), intelligence du récit, le film remporte de bout en bout notre adhésion. Les plus critiques se moqueront du surlyrisme de certaines scènes ou de l'approche presque surnaturelle de quelques passages, mais c'est vraiment cracher dans la soupe quand elle est bonne...

Predictions

Prédictions
Alex Proyas pourra paraître être un tricheur aux yeux de ses pairs car à ceux du public il a été instantanément catalogué "culte". Donc forcément il est attendu au tournant et cet ambitieux Prédictions ne fait pas exception. Et franchement tout va bien jusqu'au 4/5 du film : le spectateur est littéralement pris aux tripes, le rythme est haletant, on va de l'avant et visuellement on a le droit à quelques scènes bien marquantes même si imparfaites. Et là c'est le drame : le pot au rose est révélé, le Mac Guffin est déchiqueté, le spectateur est sclérosé : aaaah nooon tout mais pas ça !!! Appelez ça comme vous voulez (moi je dirais le syndrome Indy IV), mais une telle conclusion est juste inadmissible, ça suffit, STOP ! Enfin dernier point qui fache : l'allegretto de la 7e de beethoven est systématiquement coupé avant d'atteindre son climax : c'est comme manger un cône glacé sans trouver la partie avec plein de chocolat au bout : c'est rageant !

Fast and Furious 4

Fast and Furious 4
Après une scène d'ouverture grandiose le film peine à rebondir et à nous offrir les mêmes frissons, comme s'il ne se laissait jamais aller, et même si on ne demande pas la lune à ce genre de film il n'y a ici clairement pas assez. Ajoutons à cela que le doublage français est risible (Vin beugle bien mieux en VO) et on ne peut être que déçu par ce qui semble être un téléfilm à gros budget.

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