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samedi 27 juin 2009

Master of Puppets

Terminator Salvation

Terminator Salvation

Terminator Salvation, ou Terminator Renaissance comme on dit chez nous, c'est un peu le film qui aurait pu me fâcher tout rouge car je suis un grand grand fan des deux premiers opus et je n'aurais pas pu accepter un nouveau départ de la franchise avec la très, voire trop moyenne qualité du troisième épisode. Et depuis le début ce Salvation était sur la corde raide : absence obligatoire de Schwarzenegger (trop vieux et surtout trop occupé par son poste de gouverneur), MCG à la réalisation dont on ne connait en France réellement que les films Charlie's Angel et la série Fastlane, certes sympathiques mais loin de notre préoccupation actuelle, et enfin le désistement total de James Cameron qui de toute manière n'avait déjà pas vu de raison de s'impliquer dans le 3eme. Ce qui rassurait par ailleurs était la présence de Christian Bâle, le fait qu'on sorte du carcan habituel des Terminators (l'action se déroule dans le futur pendant la grande majorité du film, et non plus l'inverse), et finalement MCG a fait tourné Robert "T-1000" Patrick dans Charlie's Angel 2, ce qui cache sans doute l'âme d'un fan. De plus dès le début ils ont prévu de faire une nouvelle trilogie, ce qui montre qu'ils ont des ambitions. Mais au final qu'en est-il réellement ?
Loin de se contenter de faire une grande série de mauvais copier/coller comme Jonathan Mostow l'avait fait pour le mollasson Rise of the Machines, MCG prend le risque de se placer dans un nouveau décor, un nouvel espace temps, de nouvelles situations et beaucoup de nouveaux personnages, tout en gardant bien sûr nombre de références pour les fans (références musicales, répliques cultes dont le fameux "I'll be back", Arnold finalement présent, le final dans une usine etc.). Cela s'accompagne d'une réalisation agréable avec des effets spéciaux parfois très impressionnants et la création d'une véritable atmosphère grâce en autres au jeu des acteurs, aux décors et au scénario plutôt pas mal. Seule la musique de Danny Elfman, largement plus inspiré chez Burton ou Raimi, est en retrait, le seul point où T3 ne souffrira pas de la comparaison. Reste que malgré tout cela on atteint pas encore la magie d'un Terminator conçu par James Cameron (il faut savoir que la director's cut devant sortir sur le DVD/Blu Ray est annoncée avec 16min de plus, ce qui a sans doute son importance), mais le fait qu'on ait immédiatement envie de revoir le film et de connaître la suite est pour le moins encourageant pour la suite des événements, en espérant que MCG prendra de manière constructive les critiques des spectateurs pour améliorer ce qui peut l'être et insuffler la magie nécessaire dans les suites de ce très bon film.

Coraline

Coraline

Coraline est le nouveau bijou de Henry Selick, le réalisateur de l'étrange Noël de Monsieur Jack et de James et la pêche géante. L'histoire, le look et le feeling de cette nouvelle aventure réalisée en Stop Motion est d'ailleurs très proche et le film est un vrai émerveillement pour qui aime ce style. Très chaudement recommandé, mais attention aux plus jeunes qui pourront être impressionnés par certaines scènes un peu horrifiques.

Transformers 2

Megan Fox Transformers 2

Transformers 2 c'est Transformers avec plus de robots, plus de jolies filles, plus d'humour au ras des pâquerettes, et tout autant de fun. Que ce soit clair, le but de Michael Bay n'a jamais été de faire un film profond, intellectuel, ou dénonciateur de l'effet de serre des vaches qui pètent, non ici on est dans le divertissement pur et dur et ça il le fait bien ! Il n'y a que les plus râleurs qui pourront se plaindre (le combat final est expédié, certains robots sont sous exploités, l'histoire ne semble ne pas se préoccuper d'avoir un simple début de cohérence, Megan Fox n'a que deux lignes de texte (comment ça on ne lui demande pas de parler ???)), et j'en fais sans doute partie, mais bon oublions tout cela et profitons de ce qui nous est offert à l'instant présent !

Very Bad Trip

Very Bad Trip

Sachez tout d'abord que Hangover, le titre original du film, se traduit par Very Bad Trip en français...A quoi ça sert de changer le titre si ce n'est même pas pour le franciser ??? Ce petit aparté mise à part je dois avouer que j'ai bien rigolé en voyant cette gueule de bois. Une succession d'évènements tous plus fous les uns que les autres se succèdent dans un grand n'importe quoi général. Néanmoins le film parvient à se démarquer d'une banale comédie à l'américaine sur plusieurs points. D'abord le film est par moment extrêmement vulgaire, pas une vulgarité à la scary movie 1er du nom mais quelque chose de beaucoup plus cru, le "full frontal nudity" est souvent bien présent tant et si bien qu'on se demande comment la censure ne leur est pas tombé dessus et comment le film a si bien marché aux états unis dans une Amérique si puritaine (ne pas y aller avec de jeunes enfants !). Deuxième point intéressant le parcours des protagonistes, constamment à la recherche de leur passé et de leur ami, ressemble par certains aspects à un film d'enquête policière, ce qui ajoute un peu d'épaisseur à ce qui ne serait sinon qu'une succession de sketchs. Enfin l'atmosphère générale est assez éloignée des standards habituels, la photographie par exemple est loin des couleurs flashy des comédies américaines, et le rythme du montage n'est pas celui d'un comédie si bien qu'on est moins conditionné et donc plus à même d'être surpris, ce qui rend les gags d'autant plus efficaces. La suite est déjà annoncée, on attend de voir s'ils pourront réitérer cette réussite !

mardi 9 juin 2009

Cinémai

Le problème quand on arrive pas à trouver le temps pour faire les critiques (et tac) c'est qu'il y a de plus en plus de films en retards qui s'accumulent, ça s'entasse (à café), le tas (tanne) monte monte de plus en plus haut. Et quand ça s'accumule haut il faut prendre son mulot pour faire son boulot. Pour soulever cette accumulation il faut utiliser une poulie et une corde et oh hisse ! Oh hisse ! Tous ces hissements nous donnent, combinés au boulot que ça représente, des boulots hissement (là stupeur du lectorat, évanouissement dans la salle, précipitation vers les sorties de secours, n'oubliez pas votre parachute : oui tout ça pour ça...)
Alors plus sérieusement (à l'eau) il y a dans le texte qui suit autant de critiques que de doigts sur les mains d'un panda qui en aura perdu 4. Oui il en reste encore, et même beaucoup ! Alors n'attendons plus : Beam me UP Scotty !

Monstres contre Aliens

Monstres contre Aliens
Disons le tout de go ("zons le tout de go !!!"), Monstres contre Aliens est bien moins réussi que Kung Fu Panda des mêmes studios sorti l'année dernière. La faute à qui, à quoi ? A des enfants (...Patrick!!!!) qui ne sont pas suffisamment critiques pour ne pas aller voir le premier film super coloré, marketé et troidé venu. Bein ouais s'ils exigeaient autant de qualité pour les films que pour les couches ça se sauraient ! Je ne veux pas dire par là que le film est à faire caca (non je ne rentrerai pas dans la vulgarité facile), non il est sympa il faut le reconnaître, mais les situations sont très convenues, les personnages peu attachants à part un ou deux monstres et techniquement Dreamworks n'est toujours pas Pixar. Reconnaissons tout de même que c'est un divertissement familial sympathique, mais il y a tellement de films meilleurs que celui-ci qui sont oubliés des amateurs de salles obscures qu'il faut quand même se plaindre un peu : on veut plus !

Dans la brume électrique

Dans la brume électrique
Petite incursion du français Bertrand Tavernier dans le cinéma américain, dans la Brume Électrique est un film plutôt pas mal mais sur lequel je n'ai aucune envie de m'appesantir. Tantôt thriller, tantôt fantastique, tantôt critique de mœurs, tantôt trop contemplatif, tant tôt ou tard on finira par l'oublier car s'il est de bonne facture il n'apporte rien au genre, au cinéma, à la vie quoi (non le cinéma ce n'est pas la vie bande de psychanalystes amateurs).

Wolverine

X-Men Origins : Wolverine
Vous allez penser que je suis de méchante humeur, que je me suis levé du pied socialiste, ou que je suis rien qu'un aigri qui n'aime rien, le fait est que Wolverine s'avère être une super déception, du genre "monumentale erreur". Après un très cool Iron Man et un Hulk loin d'être ignoble on attendait le nouveau Marvel le pied ferme, mais visiblement la firme de Stan Lee n'a pas le pied marin...On s'attendait pourtant à du lourd, le personnage ayant été plus que bien représenté pas Hugh Jackman dans les 3 X-men, son origine ayant été bien abordée dans le 2e opus, il n'y avait pas grand chose à faire pour que la chose prenne. L'acteur lui même était à la production, un réalisateur plutôt typé film d'auteur aux manettes, les conditions y étaient. Pourtant même en vous préparant des semaines à Roland Garros il arrive qu'un suédois vienne tout gâcher, et là on peut dire que les gens de Marvel se sont pris une nuée de viking dans la tronche, le problème c'est que c'est le spectateur qui morfle...
Le tout commence pourtant de manière plutôt sympathique avec un générique joliment monté mais bien vite le pot aux roses est découvert : l'histoire est redondante avec celle du 2, tuant ainsi tout effet de surprise. Un effet qui même sans ça aurait été purement illusoire tant l'histoire est cousu de fil blanc. Ajoutons à cela que les scènes les plus improbables se succèdent : ah tient comme par hasard ces gentils fermiers avaient un fils qui avait exactement ma taille (c'est bien connu les fils de fermiers sont tous gaulés comme Logan, non pas la voiture...), voilà qui est bien pratique, et puis dans une scène je sors du bâtiment avec le dit blouson, et je rerentre 30 secondes après sans le blouson, histoire de bien montrer que j'ai fais ma muscu ce matin. Habile transition pour vous parler de l'attitude agaçante de vouloir transformer tous les deux plans Wolverine en gravure de mode : hum là je suis torse nu, là je tombe tout nu dans l'eau, là je pose avec l'air méchant, là je fais de la pub pour du dentifrice, là pour Jean Louis David...Pas la peine d'adapter Devil May Cry en film, c'est déjà fait avec Wolverine ! La "poseur attitude" à tout bout de champ a l'effet inverse de celui escompté, au lieu d'être classe on nage dans le ridicule. Pour finir en beauté ajoutons que 80% des personnages ne servent strictement à rien...Imaginez lors de la réunion de travail : "Bon là les cocos on a 5min pour faire la transition entre ces deux scènes, qu'est ce qu'on peut faire ?....(Silence du a une forte activité neuronale)...Okay les gars j'ai trouvé ! On va ajouter Gambit !" "Super Phil, le département marketing sera content cela fera une figurine de plus à vendre !"). Pour vous achever d'un coup de griffes les siennes ont la palme de l'effet spécial qui a le plus régressé dans le temps : leur rendu était infiniment plus classe et réaliste dans le film de Singer. Voilà, je crois qu'on avait pas vu ça depuis Elektra, c'est dire... Plus jamais ça !

Star Trek

Star Trek
La où Wolverine se crache, Star Trek décolle, se téléporte même vers les sommets, l'infini et l'au-delà de la réussite cinématographique. Pouvant plaire aussi bien aux trekkies qu'aux profanes, J.J Abrams signe là un film emballant qui retrouve l'alchimie aventure/humour/action/émotion qui caractérisait les premiers Star Wars. A voir absolument !

OSS 117 Rio ne répond plus

OSS 117 Rio ne répond plus
On va la jouer courte, ce nouvel OSS reprend l'esprit, l'humour du premier et le rejoint donc au niveau de la qualité. Sans surprise si vous avez apprécié le premier vous aimerez le second.

Millénium

Millénium
Le succès des romans de Stieg Larsson, qui étant mort de craint personne, n'est plus à démontrer : regardez autour de vous dans le métro ou le RER, il y a forcément un voyageur avec un des volumes de la trilogie. Le succès littéraire entraine comme souvent une adaptation cinématographique, et notre chance est que celle-ci se passe de la bienveillance d'Hollywood et que les gens aux manettes de ce film sont super respectueux de l'œuvre originale ! Ainsi à part deux trois scènes chronologiquement déplacées et un recentrage de l'histoire sur les protagonistes "Super Bloomkvist" et "Wasp" tout est très fidèle au bouquin. L'impact est tout de même moins fort qu'à la lecture car il y a eu beaucoup d'écrémage dans le développement des personnages par exemple, il faut faire tenir 600 pages dans 2h30 de film ! Mais force est de constater qu'ils s'y sont pris de la manière qu'il fallait. Notez enfin que le casting est très juste, hormis qu'on les imaginait quand même moins laids...On est vraiment trop habitués aux Hollywoodismes !

Anges et Démons
Anges et Démons
Voilà je crois qu'il fallait mettre une photo de Ron Howard car c'est un peu "Le" roux célèbre, même David Caruso fait figure d'inconnu à côté. Il doit sa célébrité à son rôle de composition de Richie dans Happy Days et aux quelques films et oscars qu'il a remporté de-ci de-là. Sinon son Da Vinci Code, adaptation du très polémique (ado) roman de Dan Brown, a été unanimement été salué par la critique comme un film passable, mais le succès publique lui a permis de remettre les couverts avec la suite "Anges et Démons". Bon contrairement à Millénium que j'ai dévoré je n'ai lu ni vu Da Vinci Antibrouillard, ni lu Langes et petits Démons : comment bien éduquer vos enfants ; pourtant je suis allé le voir et ma foi (ahahah ma foi trop drôle, vous avez compris !? Ahem pardon...) il est plutôt pas mal. Bon l'histoire est complètement capilotractée mais le film emporte surtout l'adhésion grâce à son rythme très soutenu qui fait oublier la longueur du métrage qui finalement ressort comme un agréable thriller.

La nuit au musée 2
La nuit au musée 2
Même sanction que pour OSS 117 : si vous avez aimé le premier vous aimerez celui-ci. Le début a un peu de mal à se lancer mais quand c'est parti c'est parti ! un peu dans tous les sens d'ailleurs, mais le plaisir est là. Alain Chabat est bien présent mais n'apporte rien, ce ne sera pas encore Napoléon vu par les Nuls...

Allez on se retrouve très vite pour...papam pam papam...papam pam papam...papam pam papam !
Terminator 2
Images en provenance d'allociné

vendredi 8 mai 2009

Jamiroquai.fr mène une enquête furieuse sur la grande prédiction des 3 royaumes de Turin

Comme d'habitude une longue absence implique une longue série de critiques, aussi faites le plein de vitamines car je vous embarque dans le long voyage menant à la vérité cinéphilique !

L'enquête

L'enquête - The international
Clive Owen, qui a réellement percé pour nous depuis Sin City et Shoot 'em up revient dans un film d'espionnage mais bien loin du style James Bond, qu'il a paraît-il failli interprété même s'il le nie lui même, ou Jason Bourne.
En effet L'enquête n'est pas à proprement parlé un film d'action (on compte une seule scène de fusillade, plutôt efficace d'ailleurs, sur tout le film). Là où L'enquête est prenant est dans cette tension permanente qui l'entoure, créée par l'enjeu, les personnages et l'implication de ceux-ci dans celui-ci. En cela il se rapproche des thrillers politiques des années 70. Le thème pourra paraître d'actualité (The international est en fait une banque se livrant à du trafic d'armes pour gonfler ses bénéfices), et peut-être facile mais la fin nous fait intelligemment comprendre que le faible château de cartes sur lequel est basé l'économie mondiale doit parfois passer outre notre bon sens moral pour être conservé. Est-ce pour le bien de tous ou tout du moins d'une majorité, c'est peut-être la question qui est ici posée.

Gran Torino

Gran Torino
L'année 1930 nous a donné beaucoup de rudes gaillards. En connaissant personnellement deux je peux vous dire que vous n'arriverez pas à suivre le premier en vélo et que le deuxième vous humiliera sans forcer à wii fit. Clint Eastwood est lui même né en mai 1930, et le bougre ne s'en laisse pas compter !
Reprenant beaucoup au très beau (et triste) Million Dollar Baby dans le type de personnages, la réalisation ou les sous-intrigues, Client s'avère ici encore plus présent et plus impressionnant de charisme. Il capte immédiatement l'attention même lorsqu'il affiche la plus grande volonté de s'effacer : on appelle ça la classe, car même si on ne peut pas faire abstraction de son aura ce n'est pas au détriment de l'histoire, celle d'un homme qui fait la constatation que le monde autour de lui, le monde qu'il a en parti aidé à construire, va mal. Et lui contrairement à beaucoup, décide de se bouger pour l'améliorer. Certain de verront qu'un condensé des meilleurs épisodes de Walker Texas Ranger, sans les High Kicks, mais ce que bois de l'est fait à merveille et que le grand Chuck ne fait pas (ou de manière trop cartésienne) c'est de dénoncer la bêtise humaine et là où elle vous mène.

les 3 royaumes

Les trois royaumes
John Woo est de retour au pays ! Et il était temps ! Sa période américaine ne nous laissera pas de grands souvenirs : un chasse à l'homme frustrant, un Broken Arrow transparent, un Volte Face surestimé, un mauvais MI2, un Windtalkers que personne n'est allé voir, et un Paycheck dont personne ne semble être interessé, on ne peut pas dire qu'il ait fait des flammes...Pourtant son statut de réalisateur culte ne semble pas égratigné, et il remet encore aujourd'hui son statut en jeu avec les 3 royaumes, un des films, si ce n'est le film le plus cher du cinéma chinois, enfin jusqu'au prochain comme d'habitude...
Parlons tout de suite du gros point noir que même l'eau précieuse n'arrivera pas à effacer : des deux films qui sortent sur le marché asiatique nous n'en verrons qu'un, concaténation des deux autres dont au aurait tiré la substantifique moelle. Donc voilà on prend encore le public européen pour des idiots incapables de s'intéresser à des films s'étalant sur plus de 2h30 ou sortant de la salle s'il n'y a pas de scène d'action toutes les 10 minutes. Heureusement pour nous cette version concentrée a été supervisée par Woo et montée par David Wu (pour comprendre l'importance de ce dernier allez écouter l'excellent commentaire audio de Christophe Gans sur Crying Freeman). Sorti de cette frustration on ne peut retenir qu'une chose : les 3 royaumes est un très bon film. Reprenant les codes du genre (voir tigre et dragon, Hero and co) tout en évitant ses égarements (la cité interdite), les 3 royaumes se différencie de ces derniers sur le soin qu'il porte à la stratégie dans ces énormes batailles épiques. Force des personnages, démesure visuelle (un peu trop parfois, attention à l'excès de CG), intelligence du récit, le film remporte de bout en bout notre adhésion. Les plus critiques se moqueront du surlyrisme de certaines scènes ou de l'approche presque surnaturelle de quelques passages, mais c'est vraiment cracher dans la soupe quand elle est bonne...

Predictions

Prédictions
Alex Proyas pourra paraître être un tricheur aux yeux de ses pairs car à ceux du public il a été instantanément catalogué "culte". Donc forcément il est attendu au tournant et cet ambitieux Prédictions ne fait pas exception. Et franchement tout va bien jusqu'au 4/5 du film : le spectateur est littéralement pris aux tripes, le rythme est haletant, on va de l'avant et visuellement on a le droit à quelques scènes bien marquantes même si imparfaites. Et là c'est le drame : le pot au rose est révélé, le Mac Guffin est déchiqueté, le spectateur est sclérosé : aaaah nooon tout mais pas ça !!! Appelez ça comme vous voulez (moi je dirais le syndrome Indy IV), mais une telle conclusion est juste inadmissible, ça suffit, STOP ! Enfin dernier point qui fache : l'allegretto de la 7e de beethoven est systématiquement coupé avant d'atteindre son climax : c'est comme manger un cône glacé sans trouver la partie avec plein de chocolat au bout : c'est rageant !

Fast and Furious 4

Fast and Furious 4
Après une scène d'ouverture grandiose le film peine à rebondir et à nous offrir les mêmes frissons, comme s'il ne se laissait jamais aller, et même si on ne demande pas la lune à ce genre de film il n'y a ici clairement pas assez. Ajoutons à cela que le doublage français est risible (Vin beugle bien mieux en VO) et on ne peut être que déçu par ce qui semble être un téléfilm à gros budget.

mardi 10 mars 2009

Comme les neuf doigts de la main !

Eh oui mes petits zamis ça valait (de trèfle) le coup d'attendre car il vous faudra bien 15 minutes pour lire tout ça ! Et si vous mettez moins de temps c'est que vous avez lu trop vite alors recommencez !

Commencons pas Australia :

Australia

C'est moche ! C'est triste à dire mais c'est un peu l'impression qu'Australia m'a laissé...Le très baroqueux Baz Luhrmann n'a peut-être pas un style qui se prête aux grandes scènes extérieures, mais malheureusement il use et abuse des effets spéciaux, des filtres de couleurs et autre gadgets visuels pour une vaine tentative de glorification de son pays, ce qui est idiot car la grandeur et la beauté naturelle des paysages australiens se suffisent à eux même. En dehors de cela le film renoue avec le film d'aventure de la belle époque, mais il accumule un peu trop les clichés et les scènes improbables (liées à une certaine forme de mysticisme fantastique pas forcément bienvenu...). Qui plus est le film est trop long, il y a deux histoires et demies dans le film, une seule aurait suffit.
Globalement on passe tout de même un bon moment, et il sera le futur blockbuster des rediffusions de film familiaux des vacances de pâques ou de Noël, mais pour un film qui se veut le porte étendard de tout un pays on était en droit de s'attendre à beaucoup mieux !

The Spirit ( qui n'est pas White ce coup ci !)

The spirit

La crainte qu'on pouvait avoir après avoir vu le premier teaser du Spirit était qu'on se retrouve avec un Sin City bis. Enfin crainte, pas vraiment car du Sin City on en redemande ;), mais on avait surtout peur que Miller n'arrive pas à se détacher de ce style. Heureusement visuellement il arrive à trouver son identité propre.
The Spirit, vous aimerez ou vous détesterez, car il a les qualités de ses défauts. Bien moins noir que Sin City, il nous transporte souvent dans des gags visuels digne de Tex Avery. Ce ton parodique détonne parfois avec ce héros qu'on attendait plus sombre, l'ambiance étant quand même très "film noir". Certes parfois Franck Miller retrouve de temps à autre cette atmosphère, mais pour mieux la perdre ensuite. Il y a en fait un manque de maturité notable de Miller en tant que réalisateur, ce qui n'engendre pas que des défauts (les idées fusent !), mais par exemple au niveau temporel il peine à trouver un vrai rythme (une pellicule n'est pas une case de comic !). Alors on se balade au milieu d'une foule d'idées toutes très farfelues, de décors tantôt magnifiques tantôt très laids, avec des personnages féminins très féminins, dans un imbroglio pour lequel on ne peut s'empêcher d'avoir de la sympathie, ou un profond rejet (c'est le risque). Miller n'est pas Rodriguez ou Snyder, il doit encore apprendre certaines choses, mais quand il aura appris il se pourrait bien qu'il révolutionne le cinéma comme il a jadis révolutionné le comic book !

Sept Vies

Sept Vies

Après les neuf doigts de la main les 7 doigts de pieds. Logique. Alors le film : Bouhouhou c'est super triste :'(. Voilà je peux difficilement en dire plus sans spoiler l'histoire qui perdrait beaucoup de son intérêt. Après analyse ce qu'on peut remarquer c'est que la différence entre un film dramatique de Will Smith et un blockbuster de Will Smith c'est le nombre de personnes qu'il sauve, 7 ici pour le petit drame low cost, la Terre entière en général dans les "divertissements calibrés". Mais Smith le fait toujours avec classe ! Notez que ce film marque les retrouvailles entre Will et Rosario Dawson (pas creek, mais vue dans Alexandre, Boulevard de la mort et Sin City), après Men In Black 2 !

Slumdog Millionaire

slumdog millionaire

Très bon film, mais rien qui ne justifie une telle pluie d'oscars, The Dark Knigth ou Benjamin Button auraient pu (du ?) lui en voler deux ou trois, ne seraient-ce que techniques. Et de là à lui donner l'oscar suprême...C'est à mon avis injustifié.

Yes Man

Yes Man

Un très bon Jim Carrey et un film qui vous donnera envie de vous remuer ! Jim est plus sobre qu'avant mais aussi plus efficace. On aimerait le revoir dans d'autre rôle plus sérieux comme il l'avait brillamment fait avec le Numéro 23 récemment. Une bouffée d'oxygène dans une période cinématographique plutôt portée sur les drames !

L'étrange histoire de Benjamin Button

Benjamin Button

Fincher adapte de nouveau un roman, après Fight Club, Zodiac...Techniquement sobre mais impressionnant, le gros défaut du film est en fait l'histoire en elle même qui est plutôt fade, ça sonne creux, ça ne débouche sur rien ou pas grand chose. Mais le film comporte sans aucun doute plusieurs niveaux de lecture, et en cela il se distingue d'un Slumdog qui est plus brut de fonderie. Ce qui ne veut pas dire que je lui aurais donné l'oscar pour autant (peu d'excellents films en 2008, mais beaucoup de très bons).Formellement parfait donc, la limite vient peut-être du bouquin dont il est adapté, mais dans tous les cas c'est un film de grande qualité.

The Wrestler (de se coucher)

Wrestler

C'est très bien, mais un peu vain, stérile. L'histoire est touchante certes, bien interprétée, mais elle débouche (évier) sur quoi ? Ça n'apporte ni réponse ni question et c'est ce qui est le plus frustrant, il ne restera pas grand chose du film après la projection. Mais Mickey Rourke n'aurait pas volé un oscar !

Push

Push

Enfin un film de super héros avec des héros qui n'en sont pas, car les protagonistes agissent bien égoïstement, pas tellement pour faire de la Terre un monde meilleur mais pour améliorer leur quotidien. Sans doute un peu sous-estimé lors de sa sortie, le film est très sympa et a de bonnes idées. Il lui manque un peu de budget pour les effets spéciaux et un peu plus d'ampleur, d'envergure et de charisme pour réellement sortir du lot, mais il n'est pas honteux ! Parfait pour un après midi entre potes ! Fait amusant le casting est constitué quasiment à 100% de semi-vedette, de seconds rôles connus. Le héros est la torche des 4 fantastiques, son nemesis Djimoun Hounsou a fait les beaux jours de Gladiator et Blood Diamond, Dakota Fanning est la jeune actrice qui a remplacé Haley Joel Osment dans le coeur des producteurs de film employant des gamins précocement talentueux (la guerre des mondes), et la pinup de service est Camilla Belle, rien à voir avec celle du Prince de Galles, qui est mondialement connue pour avoir dit "Sorry, I just want a nespresso" a qui vous savez. Bon elle a aussi joué dans 10 000, mais qui s'en soucie ? Allez respirez fort car on va finir par du très lourd !

Watchmen

Watchmen

D'abord si ce n'est pas encore fait courez chez votre marchand de comics pour aller acheter l'intégrale de Watchmen, seulement 15€ pour 400 pages de qualité, vous ne le regretterez pas. Après cette divine lecture, du genre de celles qui marquent vraiment le lecteur, vous comprendrez pourquoi Watchmen est quasiment inadaptable (de jardin) au cinéma. Long, riche en personnages, en intrigues, cette complexité au service de l'histoire a en effet toute les chances de passer à la trappe lors du passage à la pellicule, transformant le diamant en quartz. Car ce qu'il faut retenir de Watchmen ce n'est pas l'action finalement assez pauvre, c'est son propos, terriblement d'actualité bien que se situant il y a plus de deux décennies déjà.

Donc voilà Watchmen est sorti, c'est Zack Snyder qui s'y colle après un 300 réussi, mais bien plus simple à adapter tout de même. Allons y franco, on peut le dire, c'est une adaptation réussie, pas parfaite mais réussie. Il faudra sans doute attendre la version longue à paraître en DVD et Blu-Ray pour se forger un avis final, mais voilà déjà ce qu'on peut déjà en dire :

  • Le casting est très bon, le comédien et Rorschach sont parfaits, le hibou aussi mais un peu jeune, Sallie manque un poil de fermeté (au niveau du caractère, pas du cuissot) par rapport à l'originale. Les deux mini déceptions sont pour Ozymandias, un peu fadasse, pas assez ressemblant physiquement parlant et le Dr Manhattan auquel il manque peu de choses, mais c'est un rôle extrêmement compliqué.
  • En dehors de la ressemblance physique l'interprétation est plutôt bonne, à part de deux ou trois moments où ça part en sucette, où ils ne sont plus dans le ton.
  • Visuellement le travail est important, un soin particulier semble avoir été porté aux textures. Là encore hormis deux ou trois moments de laisser aller c'est du bon boulot.
  • La bande son est de très bonne facture, mais malheureusement l'excellent The Beginning Is the End Is the Beginning, des Smashing Pumpkins, qui figurait sur le premier trailer est absent...De même que le très bon Take a Bow de Muse.
  • Maintenant passons on contenu scénaristique. Le film est très proche du comic, il ne s'en écarte que très rarement. La fin est légèrement différente, pas de quoi bouleverser le récit, c'est d'ailleurs sans doute parce qu'ils n'ont pas eu le temps nécessaire pour mettre toutes les histoires du comic qu'ils ont du procéder à ce changement. Donc grosso modo on peut dire que c'est bon, c'est ça ! Néanmoins quelques petits points peuvent chagriner : Le film a beau être long (2h45), il est court par rapport au comics (à la louche 5 bonnes heures de lecture), et les coupes qui ont du être faites ne nous font que partiellement survoler la richesse du bouquin. Le deuxième problème de ces coupes est que tout va très vite, les personnes ne connaissant pas du tout l'histoire risquent d'être un peu perdues ou pire de passer à côté du message, de tout l'esprit critique de ce "roman graphique". Mais là encore la version ciné n'est qu'un aperçu du montage final (oui 9€, 2h45 de film et vous n'avez fait qu'effleurer le sujet !), on peut donc espérer plus d'approfondissement dans la version longue. Enfin petit regret personnel le passage de Dr Manhattan sur Mars, qui est une merveille de "poésie blasée" ou "poésie apathique" dans le livre, se permet ici de réécrire le passage et le point de vue du père du Dr Manhattan, ce qui est un changement très important dans la construction du personnage. Ma préférence va sans nul doute là encore à l'original.


Watchmen Sallie Au final Watchmen est une petite prouesse car c'est une adaptation réussie d'une œuvre présumée inadaptable, même si pas à 100% convaincante (comme 300 en son temps d'ailleurs !). C'est peut-être le problème des adaptations filmiques de certains comics, les changements, aussi microscopiques soient-ils, peuvent détruire une cohérence chèrement acquise sur le papier, et une version cinématographique ne sera toujours au final que la lecture du roman par le réalisateur, son point de vue pouvant différer du notre par tous ce que l'imagination peut créer pour remplir les espaces entre les cases de nos bandes dessinées adorées.

mercredi 25 février 2009

Tout vient à point à qui sait attendre...

Heu oui alors voilà on a pas pu vous proposez de super beau article parce qu'on avait piscine. Voilà voilà. Bon à part ça je suis sûr que vous vous demandez ce que vous allez bien pouvoir acheter comme Blu ray dans les mois qui viennent alors voilà de quoi satisfaire votre curiosité ;)

Burn After Reading

Burn after Reading

Commençons par le côté "famille tuyau de poil" du film : Joel et Ethan Coen réalisent le film, joue dedans France McDormand qui est l'épouse de Joel, également Georges What Else ? Clooney qui a déjà été dirigé par les frangins dans O'Brother et Incroyable Cruauté, il a déjà joué avec Brad Pitt dans plein de films, mlais également avec Tilda Swinton, aussi à l'affiche, dans Michael Clayton. Reste John Malkovitch, qui n'a lui apparemment pas de lien direct de parenté avec la petite troupe, enfin jusqu'à maintenant.
BAR (l'or en ?) est le premier film des Coen depuis l'oscarisé No Country for Old Men. Pur produit des frères Coen, le film s'installe parfaitement dans le prolongement de leur cinématographie avec comme traits particuliers :

  • des personnages hauts en couleur
  • des situations rocambolesques provoquées par les dits personnages hauts en couleur
  • une histoire un peu prétexte à une galerie de personne hauts en couleur dans des situations rocambolesques
  • une fin de l'histoire un peu prétexte à une galerie....rocambolesques, qui nous laisse sur notre faim et (c'est un avis personnel) un peu stérile.


Néanmoins on ne peut pas leur reprocher la parfaite construction scénaristique des évènements et un indéniable talent pour la mise en image, il y a de toute évidence une patte "Coen" qui s'exprime tout aussi bien dans le récit que dans l'image que dans le récit par l'image. Alors si j'use et abuse des formules lourdes (de sens !) c'est pour montrer l'évident soin apporté par les Brothers à la construction de leur film. En même temps on pourra leur reprocher de toujours faire un peu la même chose...Un autre cas de l'école "je recycle les mêmes recettes" est le réalisateur de Ghost in the Shell 1 & 2, Mamoru Oshii, qui arrive à pondre des films, excellents au demeurant, tous basés sur le même schéma ! Il ne s'en cache d'ailleurs pas...Pour en revenir à BAR il est évident que si vous aimez le cinéma des frères Coen vous aimerez ce film, que si GC et BP (oui je suis pas payé au nombre de signes :P) sont vos idoles vous aimerez ce film et que si vous aimez les pièces de boulevard où les situations les plus abracadabrantes se succèdent pendant près de 2 heures vous aimerez ce film. Oui j'ai laissé mon dictionnaire des synonymes dans mon autre pantalon. Malgré tout cela le film ne fera forcément mouche auprès de tous les publics, on peut ne pas adhérer à la formule pelliculesque des frangins, et les plus jeunes seront sans doute choqués par certaines scènes violentes ou salaces.

Largo Winch
Largo Winch

Après avoir envahi les linéaires des libraires et la petite lucarne, la célèbre série Largo Winch, sans doute l'oeuvre la plus connue de Van Hamme après XVIII s'attaque maintenant au grand écran. Ce n'est déjà pas une mince affaire en soi, LW est une série populaire et les fans sont nombreux à attendre de pied ferme toutes les déclinaisons de celle-ci, mais en plus on sait de longue date que c'est l'acteur/comique Tomer Sisley qui interprétera le rôle principal, autrement dit le type avec une coupe rasta improbable qui donnait la réplique à Sandrine Ferrer dans Studio Sud, la série que tout le monde aurait voulu oublier, mais qui comme Hélène et les garçons hante nos mémoires à jamais...Brrrr...Alors évidemment après la version télévisuelle incarnée par le musculeux et bellâtre Paolo Seganti le choc est rude. Aussi il semble assez évident que la réussite du film tiendra essentiellement dans les capacités du stand-uper à prendre possession du rôle...
La projection commence...et il ne faut pas longtemps pour que le doute s'évapore comme les restes d'une pluie d'été sur des galets méditerranéens. Le plus gros mérite de Tomer est de se faire oublier, jouant beaucoup de ses qualités linguistiques et multiéthniques pour se fondre dans ce tumultueux personnage. Maintenant que cette première étape est digérée le reste du film fait dans le classique mais efficace, les différents retournements de situation ne prendront que sur les plus crédules d'entre nous, et s'il manque encore un peu d'envergure pour atteindre le rendu d'un James Bond on ne peut pas bouder notre plaisir devant cette production française qui se défend bien à tous les points de vue.

Le jour où la terre s'arrêta
 le jour où la terre s'arrêta

Attention ce film est un remake.
Attention ce film contient des messages à caractères écologistes particulièrement énervants si voir le visage de Nicolas Hulot vous donne envie d'attacher une corde à votre cou.
Attention ce film ressort des tas de clichés et de déjà vus sur l'apparition des E.T sur Terre.
Attention malgré tout cela vous êtes susceptibles d'aimer ce film, sans trop savoir pourquoi, mais pour vous mettre sur la piste Jennifer Connelly (mesdames, remplacez ce nom par Keanu Reeves, l'effet sera le même) est une de ces raisons.
Attention ce film est une énigme car avec son scénario usé, son manque d'action et ses personnages stéréotypés vous allez quand même vous laisser prendre...Etrange...

Twilight
twilight

Twilight est un peu un spin off de Buffy, la tueuse de vampires en string (non pas les vampires pfuu), dans un univers parallèle où elle n'aurait pas de pouvoir, ne tuerait pas de vampire et ne pourrait jamais concrétiser avec son petit copain aux dents longues. Ca s'est pour schématiser, en pratique on a le droit à 1h30 de drame romantique ou un vampire se demande s'il peut embrasser ou non son déjeuner sous peine de l'avaler d'un coup...
Pour vous mettre en situation essayez de vous imaginer éperdument amoureux d'un poulet frit, et quand je parle d'Amour c'est avec un grand A, si le mariage avec un poulet autre que ceux de la maréchaussée était possible vous franchiriez illico le pas. Donc disais-je vous tombez raide dingue d'un poulet frit, vous n'avez qu'une envie c'est de le prendre dans vos bras, de lui faire des calins, de lui roulez tendrement des pelles, mais vous avez peur que dans l'élan de votre passion vous ne dévoreriez votre compagnon à plumes. Voilà, Twilight c'est pareil sauf que la nourriture des vampires est une adolescente blaffarde. Ah si pendant les 30 dernières minutes ont a le droit à un peu d'action, mais comment dire...on a rarement vu des scènes aussi grotesques...n'importe quel épisode de « la tueuse » ou de son spin off angélique est plus convaincant, pourtant ils ont une approche esthétique beaucoup plus comic book...Enfin terminons ces reproches en citant les effets spéciaux absolument nullissimes, et c'est peu de le dire. Ok ils n'avaient pas le budget du siècle, mais quand même, quand on pense à ce qu'ils arrivent à faire dans un épisode de Smallville par exemple on est en droit de s'interroger.
Mais ne partez pas tout de suite ! Le film n'est pas dénué de qualités, c'est par exemple pas trop mal réalisé dès qu'on sort des séquences à SFX et qu'on oublie la photo un peu too much unichrome de chez whiteman ; par exemple on retiendra ce plan dans la salle de cours ou les ailes d'un hibou empaillé vient discrètement donner des ailes d'ange au héros buveur d'hémoglobine. L'histoire d'amour impossible mais presque se suit agréablement, même si on dépasse rarement le cadre de la sitcom. Et le personnage du père a le droit à lui seul à une ou deux scènes bientôt cultes.
Donc pour résumer vous aimez Buffy, les grandes histoires d'amour et la musique d'jeuns type Muse ce film à toutes les chances de vous plaire. Pour les autres pourquoi pas mais il faut réussir à se déconnecter du cadre cinéma pour se dire qu'on passe un bon moment devant un épisode un peu plus long d'une série fantastique.

lundi 15 décembre 2008

Secret Défense ; un film pachyderme que ça !

Rien que pour vous et parce qu'on en avait l'occasion nous sommes allés à la dernière avant première (euh...oui c'est un concept bizarre la dernière des avant premières...mais on aime les concepts chez Jamoriquai.fr !) du film Secret Défense, en présence de tenez vous bien !

  • Philippe Haim
  • La très appréciable Vahina Giocante, qu'on avait déjà apprécié dans 99F, et qu'on aimerait voir aussi souvent à l'écran qu'on aimerait ne pas voir Eva Green...
  • L'inoubliable Wall Breaker Nicolas Duvauchelle (pour ceux qui se demanderaient encore la musique du clip est un morceau d'Haendel intitulé Sarabande, utilisé entre autre par Stanley Kubrick dans Barry Lyndon)
  • Le grand Mehdi Nebbou (aussi grand assis que Nebbou...oh ça va hein, je ne recule jamais devant un jeu de mot foireux !)
  • L'énormissime Gérard Lanvin, alias le Chevalier Blanc



secret défense affiche

Avant de parler du film il faut préciser que, bien que ce soit la 40ème fois qu'ils présentaient le film, tous ont été très disponibles et ont répondu de manière très décontractée aux questions. Nicolas D. s'est même prêté au jeu des autographes. Alors autant d'implication de la part d'autant de personnes c'est quand même assez rare, et cela ne peut vouloir dire qu'une chose : ils veulent défendre ce film ! Et s'ils veulent le (secret) défendre c'est parce qu'ils croient en lui ! Que c'est un bon film ! Est-ce vrai ? Vous le saurez après avoir admiré cette photo prise avec mon super...téléphone :

Secret Défense avant première

Et oui Secret Défense est un bon, voire un très bon film ! Et bien que reprenant pour beaucoup le concept de Mensonges d'Etat, vu dernièrement et dans lequel Mehdi Nebbou joue également, il fait beaucoup mieux (ok ce n'était pas forcément difficile). Evitant autant que possible une certaine forme d'américanisation dans sa réalisation (les explosions se comptent sur les doigts d'une seule main), c'est donc tout en sobriété que le film nous invite à suivre le parcours parallèle de deux jeunes recrues, l'une dans la DGSE, l'autre dans un groupuscule terroriste. Le film se veut très réaliste, même si son réalisateur concède qu'il reste du domaine de la fiction et non du reportage, mais certaines vérités vous seront crachées au visage et risquent d'ébranler l'image que vous pouviez avoir des services secrets, surtout si quand on vous dit "agent secret !" vous répondez "James Bond !". Il faut dire que le réalisateur a fait pas moins de 3 ans de recherches, en interviewant entre autres des ex membres de la DGSE, pour trouver un récit, une histoire et des situations qui soient à la fois possibles, plausibles et haletantes



Donc tout plein de bonnes choses dans ce film à voir, tout n'est pas parfait bien sûr, mais on souhaite sincèrement qu'il entraine dans son sillage toute une série de films français du même acabit.

L'image de l'équipe est copyright jamiroquai.fr Les images du film proviennent d'allociné

samedi 6 décembre 2008

Ridley a beaucoup de Payne à atteindre son Max...

Mensonges d'état

mensonge d'état

Ridley scott, un réalisateur pourtant respecté, nous sort avec Mensonges d'état un des films les plus inutiles de sa carrière. C'est simple tout ce que vous verrez dans ME a déjà été vu ailleurs. Le pitch est simple : la guerre contre le terrorisme est dure, et les anti-terroristes utilisent des méthodes pas vraiment plus recommandables que leurs ennemis. Russell Crowe fait de la figuration et Di Caprio fait son numéro habituel...on passe !

Le transporteur 3

Transporteur3

Louis Leterrier étant trop occupé par Hulk c'est Olivier Megaton qui se charge de la 3eme aventure de Franck, le seul chauffeur livreur qui pose pour les calendriers au lieu de les mettre dans son véhicule...Les Tranporteurs n'ont jamais été des films intellectuels ou d'une grande finesse, ce troisième épisode suit la même mouvance et c'est tant mieux ! Le film étant notablement plus long que les précédents on aura le droit à encore plus de cascades, de baston, de torses dénudés et d'incohérence dans un joyeux bazar généralisé. Cool ! On a envie de crier "Allez L'OM !" (l'Olivier Megaton), le petit point négatif est le découpage des scènes de combats, moins fluide que celui de Letterier, mais c'est bien tout ce qu'on peut reprocher à ce 100% popcorn movie.

 transporteur 3 dos

Max Payne

max payne

On avait plus vu ça depuis le Silent Hill du formidable Christophe Gans. Voilà enfin de nouveau un film qui ne se moque pas de l'oeuvre vidéoludique originale. Voilà enfin un film tiré d'un jeu vidéo avec un réalisateur sérieux derrière la caméra. Voilà enfin un film qui ne prend pas les joueurs pour des abrutis finis mais pour de véritables cinéphiles.En tant que gros fan du premier Max Payne (je n'ai pas vraiment joué au 2ème, honte sur moi) j'attendais pourtant le film au tournant, mais rien à faire il est difficilement critiquable ! L'esthétique et l'atmosphère sont très très proches, l'histoire, bien que simplifiée, reprend les personnages et les grandes bases. Même les environnements sont repris (le métro de Roscoe Street, le club Ragnarok, la piste d'hélico de la fin, la maison de Max). Et enfin ils ont même réussi à intégrer dans l'histoire les phases de délires de Max alors que celui-ci est sous l'emprise de la drogue. Et tout ça avec un budget visiblement riquiqui ! Alors si le film n'est pas d'une franche originalité il est tout à fait regardable pour quelqu'un n'ayant jamais joué aux jeux, et devient assez jouissif pour les initiés. Allez un tout petit bémol quand même un Mark Wahlberg un tout petit peu en deçà des prestations qu'il nous a récemment offert, mais c'est vraiment histoire de chippoter :) Allez si y'a autre chose : le film vante la vengeance personnelle...bah tant pis.

Mark Wahlberg

Photos d'allociné et de dvdrama

samedi 15 novembre 2008

A quoi Bond ?

Parce qu'il le fallait...ou pas :

  • Quantum of salace
  • Prendre la balle au bond, ou une balle de Bond...
  • Un Whisky Coca, au shaker pas à la cuillière.
  • James bien les films d'espionnage !
  • Après Drucker, l'esprit d'Olga revient dans James Bond.
  • James Bond a perdu le Code Quantum de sa carte Platinium.


Affiche QOS

Résumé sonore du film :
VRaaaaoummmm!!! tak tak tak tak !!Pan Pan ! lalalaarrrghhh !!Pan Pan !! Iiiiioooooooonnnnnn...BAAAAOOOOOOUMMMM rrrrr...zzzzz.....pan pan pan ! tac tac tac ! Plic, ploc, plic, ploc. Smack Smack. fishiouuuuuu Raoooooouuuu. BBBRRRAAOOOUUMMM!!!...tsoin tsoin !

Voilà voilà, le temps est pas super dis donc, on risque d'avoir un hiver froid. Oui ma bonne dame pensez bien j'ai les articulations qui me font bien mal ! Quoi vous voulez plus d'infos sur le nouveau James Bond ? Mon résumé sonore ne vous suffit pas...Z'êtes durs là c'est pourtant vachement bien synthétisé.

casting QOS

Alors pour vous j'attaque la critique du film avec encore plus de conviction que la fourchette de Chabal attaquant un tournedos saignant. Il faut bien le dire Martin Campbell avait fait très fort pour son deuxième film de la franchise :Casino Royale, et il avait réussi à convaincre tout le monde alors que personne, il faut bien le dire, ne voulait au départ de Daniel Craig dans le rôle. Maintenant la Terre entière ne voudrait pas s'en séparer !

Marc Forster et son Quantum of Solace sont donc évidemment attendus au tournant de l'Aston Martin, avec pour mission de ne pas tuer le mythe. Dur dur pour le réalisateur dont on avait particulièrement apprécié son Incroyable Destin d'Harold Crick. Trop dur peut-être car le résultat va nous laisser un peu sur notre faim.

Craig

Pourtant mister Forster part avec toutes les cartes en main : Daniel Craig EST James Bond, une parfaite alliance de force brute et d'élégance (les tailleurs de costumes, au sens propre du terme, doivent lui dire merci), Judi Dench fait sa figuration habituelle, Olga Kurylenko est née pour être James Bond Girl (ça se sentait déjà dans Hitman), Gemma Anterton joue la chanson de Bealtes à merveille (à vous de chercher pourquoi), et Mathieu Amalric est très bien en méchant français de service. Enfin le scénario comporte plein de bonnes idées et se veut le prolongement direct de Casino Royale. Pourtant zut, flute et saperlipopette c'est pas tout à fait ça...

Alors qu'est ce qui coince ? D'abord le film commence très très fort avec une course poursuite tonitruante, puis le générique, puis une nouvelle course poursuite, mais à pieds cette fois ci. Le spectateur est un peu lessivé après tout ça, c'est peut-être trop car par la suite le film ne réussira pas à garder ou à retrouver ce rythme. Et c'est un peu dommage car c'est comme s'être bourré de sucreries quand vous étiez petits et que votre mère vous sommait d'arrêter votre gloutonnerie alors que vous vous seriez payé avec plaisir une bonne indigestion.

Le début du film montre aussi tout de suite le problème des scènes d'action, montées vraiment trop façon MTV avec un plan = 1/4 de seconde. De plus ces scènes sont souvent filmées en close-up (en gros plan), au désavantage de l'ampleur générale, pourtant si envoutante dans la premier James Bond de l'ère Craig (rappelez vous la scène dans l'immeuble en construction et la grue juste après le générique). De plus certains passages rappellent un peu trop le dernier Jason Bourne, ce qui ne veut pas dire que ce ne soit pas efficace mais la sensation de déjà vu se fait cruellement sentir. Pour le fameux générique en lui même il est assez kitch dans son design, ce qui en soit est un bel hommage mais au final...c'est moche. La chanson composée par Jack White des White Strips et interprétée par Alicia Keys est bien sans plus, je suis plus adepte de la période Brosnan avec les superbes titres de Tomorrow Never Dies et The World is not enough (le seul intérêt du film avec le t-shirt mouillé de Richards et les fesses de Marceau).

Aston Martin

On l'a dit le scénario est dans l'ensemble plutôt pas mal, mais il n'est pas exploité autant qu'il aurait pu l'être. La faute peut-être à la durée un peu courte (1h45 environ) pour un film du genre. Du coup les personnages sont un peu survolés, et Bond doit bien avoir deux pages de dialogues en moins que M. A vrai dire il est muet la plupart du temps...Soit beau et tais toi ! Certaines scènes restent fantastiques, comme celle de l'opéra, mais on se retrouve parfois à deux doigts de la caricature, avec la sensation de retrouver un peu le feeling des James Bond de l'époque Roger Moore...que j'adore ceci-dit, mais ce n'est pas ce que j'attends d'un Bond d'aujourd'hui...

Ce que j'attendais de ce Bond c'est d'être au niveau de Casino Royale, ce n'est pas le cas et je suis donc un peu déçu. Pour faire une analogie alcoolisante on peut dire que le film de Martin Campbell était du whisky et que le film de Marc Fo(r)ster est de la bière bon marché...Reste que même si l'abus d'alcool c'est très mal, aller voir ce nouveau James Bond devrait quand même vous apporter votre lot d'ivresse ;)

fields

Playlist :
GE
TND
TWINE
DAD
CR
QOS
JB


Olga

Photos d'allocine, music from deezer

mardi 4 novembre 2008

La course à la présidentielle sous les tropiques, c'est l'enfer !

Course à la mort

course à la mort
Paul W.S. Anderson, grand spécialiste devant l'éternel des films sympa mais dont on attendait beaucoup plus, revient cette fois avec un film sympa dont on attendait strictement rien...Mine de rien ça constitue un gros changement ! Le pitch a beau être relativement d'actualité (l'économie américaine se casse la figure, ce qui entraine la privatisation des prisons), il n'est qu'un prétexte à montrer des courses en bagnoles dignes de Carmageddon (sauts, écrasement de piétons, options à ramasser en roulant dessus !), des hommes super musculeux et des filles super pulpeuses.

Course à la mort 2
Le visionnage ne demandera donc pas effort intellectuel insurmontable et il remplira parfaitement son rôle de divertissement déstressant. Un futur hit de vidéoclub !

Tonnerre sous les tropiques

tropic thunder
"Tropic Thunder" a beau être une comédie parodiant les films d'actions son réalisateur et acteur Ben Stiller a mis les petits plats dans les grands : budget de 92 millions de dollars et un casting de premier choix puisqu'en plus de lui même il est accompagné de Robert Downey "Iron Man" Junior et de Jack "Kung Fu Panda" Black, qui sont actuellement au top de leur popularité, sans compter Nick Nolte, Tom Cruise et Matthew McConaughey. En tout cas le budget se voit à l'écran : la photographie du film est absolument sompteuse, rarement la jungle n'a délivrée de telle couleurs, et certains plans, bien qu'étant déjà vu ailleurs ou tout du moins fortement inspirés, frisent la toile de maitre. Sans doute un futur "top-démo" pour les possesseurs d'installation Home-cinéma dernier cri utilisant le "Raymond Bleu".

Tonnerre sous les tropiques
Mais le film en lui même me direz-vous ? Eh bien il remplit très bien son contrat, avec quand même une vive critique du système hollywoodien (acteurs, producteurs, réalisateurs et scénaristes : tout le monde y a droit !). Les 15 premières minutes sont absolument hilarantes (en particulier la scène unissant "RDJ" et Tobey Maguire, qui va rester dans les annales), mais par la suite le rythme faiblit légèrement et, même si on sourit toujours, c'est un peu plus dilué. C'est bien le seul reproche qu'on puisse faire au film qui reste quand même du haut de gamme comparé à ce que la comédie américaine nous avait habitué ces derniers temps.

W.

W.
Oliver Stone est toujours un réalisateur qu'il faut suivre même s'il n'est pas toujours forcément inspiré. On lui doit des chefs d'oeuvres reconnus comme Platoon, grandement parodié par Ben Stiller dans TSLT, et des films unaniment "bof bof" comme World Trade Center ou The Doors. The Doors un biopic comme le présent W., genre dont le sieur Stone s'est fait une spécialité puisqu'on lui doit également Nixon, JFK et plus récemment Alexandre. Fervent démocrate il nous propose en pleine période électorale américaine un film sur la vie du dernier président américain, et républicain, Georges W. Bush. On aurait donc pu craindre que le film se résume à démonter dans tous les sens à quel point le bonhomme est bête à manger du foin mais en fait non... Oliver ne fera tout de même pas son Twist républicain en ayant réalisé ce film, mais la peinture qu'il livre du personnage se veut relativement neutre. Ainsi si W. est un ancien alcoolo bon à rien, et très sévèrement Redneck sur les bords, il est doué d'une remarquable mémoire et finit par force de travail à quand même faire quelque chose de sa vie. Il viendra même à bout de sa passion pour la bouteille à l'aide de la foi, même si son comportement le rapproche alors d'un adorateur de secte. A côté de cela sans la présence de son père on nous laisse entendre qu'il serait resté dans le caniveau, mais l'absence apparente d'amour du père (qui porte plus son regard sur son autre fils) l'a aussi poussé à se relever les manches. En parallèle à son ascension on suit l'organisation de la guerre en Irak, dont les réels enjeux semblent être aussi divers que variés.
Le film ne se veut donc pas trop caricatural (j'espère néanmoins que la Condoleezza "gorgonzola" Rice, incarnée par Thandie Newton, est moins... enfin pas aussi...cruche on va dire que dans le film), pas parti pris (comparé à un film de Michael Moore ça semble être le cas) et...c'est bien son problème, car au final il est plutôt plan plan et ne se révèle pas super intéressant, surtout qu'on apprend finalement pas grand chose. Encore un "bof bof" pour Oliver...

HellBoy 2

HellBoy 2
Le premier HellBoy avait fait un résultat moyen au box office, par contre comme il s'était bien comporté en DVD et qu'il profite d'un fan club assez enthousiaste une suite a réussie a être montée avec, en grande partie, la reprise du cast du premier film, en se débarassant quand même de la jeune recrue du premier qui ne servait, il faut le dire, à rien.
Doté d'un budget pas forcément folichon au vu des ambitions habituelles du genre et du script, le film est pourtant visuellement très riche, on reconnait bien la patte Guillermo Del Toro, et bénéficie d'effets spéciaux de premier choix.

HB2 Golden army
A part ça il est tout à fait dans la veine du premier, mais il se permet en plus une ambiguïté assez osée sur le bien fondé des actes du héros, le bad guy du film ayant en fait un point de vue qu'on peut considérer comme parfaitement défendable, et il est de plus peut-être un des seuls personnages du film à ne pas être totalement égocentrique. Un film qui a donc plusieurs niveaux de lecture, ce qui lui permet de s'extraire du lot des adaptations banales de comics dans lequel on peut pourtant sans doute ranger le premier opus. Il faudra d'ailleurs de préférence avoir vu ce dernier pour tout comprendre, le cinéaste ne perdant pas son temps à réintroduire les personnages. A voir !

dimanche 19 octobre 2008

Jackie Chan et Ed Harris vont à l'ABBAttoir

Mamma Mia est l'adaptation cinématographique de la comédie musicale basée sur les tubes d'ABBA, le célèbre groupe suédois qui chantait si bien les défaites de Napoléon.

C

Ca c'est pour le principe, en pratique cela donne un téléfilm plus qu'un film (c'est très mal filmé) musical, qui ravira les amateurs des High School Musical, avec le petit bonus que sont les musiques d'Abba qui sont quand même d'un autre niveau que celles du show de Disney. Les prestations vocales des comédiens sont plutôt convaincantes, même si parfois elles déraillent, mais l'effet est peut-être volontaire.
On regrettera par contre que Pierce Brosnan a plus une voix de crooner que de chanteur de variété, et que de ce fait il ne s'intègre pas à 100% à l'ensemble. Meryl Streep est beaucoup plus dans le ton, en revanche l'hystérisme permanent de son personnage est particulièrement stressant. Quand à la jeune actrice principale, à défaut d'être un premier prix de beauté, elle a la fraîcheur qui sied à son rôle.
Comme cinématographiquement le film ne vaut pas tripette vous pourrez largement vous contentez de la BO du film, mais si vous adorez ABBA et les acteurs vous passerez sans aucun doute un bon moment.

Le Royaume Interdit

Le Royaume Interdit
OUahou, Jet Li et Jackie Chan les deux légendes vivantes du cinéma d'arts matiaux réunies dans un même film, on en rêvait et ce sont...les américains qui l'ont fait...
Le problème de nos amis d'outre Atlantique c'est que la plupart du temps ils ne comprennent pas l'essence du cinéma asiatique et nous sortent des films aseptisés lorsqu'ils s'attaquent au genre. De plus ils ont des contraintes (assurances, et donc prise de risque) qui limitent les possibilités, la liberté des acteurs. Ainsi la grosse majorité des films des sinostars font pâles figures face à un Drunken Master ou un Fist Of Legend.
Donc on commence à avoir peur. Mais ce n'est que le début car le réalisateur n'est autre que Rob Minkoff, réalisateur à succès du Roi Lion et des insupportables Stuart Little...Ce n'est donc pas avec un enthousiasme débordant qu'on entre dans la salle, mais avec la crainte de voir deux icônes se ridiculiser à jamais...Eh bien que nenni ! Le film est une belle surprise ! Reprenant encore une fois une variation sur le thème du Roi Singe, Le Royaume Interdit n'est certes pas un chef-d'œuvre mais il propose de belles scènes de combat, à la fois longues et bien filmées, des scènes d'humour mêlant habilement les genres occidentaux et asiatiques, le tout sur un fond classique d'adolescent qui se cherche. Une bonne surprise qui malheureusement n'est diffusé que dans trop peu de salles !

Appaloosa

Appaloosa
Ed Harris repasse derrière et devant la caméra après Pollock son premier long métrage pour Appaloosa, un western pur jus qui reprend tous les codes du genre et qui ne saurait décevoir les fans de Sergio Leone et de John Ford (peut-être plus de ce dernier d'ailleurs). Ce qui différencie peut-être Appaloosa des autres histoires de Cow Boy c'est le traitement de l'histoire d'amour entre le héros et le personnage féminin principal. Histoire qui existe dans 90% des westerns mais qui est ici traitée à la façon d'une comédie romantique, ce qui apporte une touche de légèreté bienvenue à film qui serait bien sombre sans cela.
La force d'Ed Harris est d'intégrer parfaitement cette romance au reste du récit, sans le déséquilibrer, apportant ainsi une profondeur aux personnages qui dépasse la figure traditionnelle du simple héros solitaire, buriné et associal, que l'on croise souvent dans ces productions. Néanmoins on reste loin du film à l'eau de rose et la violence sèche de certaines séquences pourraient heurter les âmes sensibles. On regrettera en revanche la présence de Renée Zellwegger, qui ne finit pas de s'enlaidir avec les années. En tout cas avec le récent 3:10 To Yuma et Appaloosa, le western a l'air de signer son grand retour dans les salles obscures et on ne peut que s'en réjouir !

Affiches issues d'allocine

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