
Ca y est ! Il est dans mes mains, et dans mes oreilles, depuis une grosse
semaine maintenant et il est temps que je vous donne mon
ressenti sur cet album !
Mais avant de rentrer dans le vif du sujet voici la petite histoire d'une
grande déception : je me suis rendu lundi 1er Novembre à la feunnac près
de chez moi, qui avait la bonne idée d'ouvrir en ce jour férié, en me disant
"Je vais prendre la version Deluxe !"...Logique. Je m'attendais à une
exposition de fou de l'album en tête de gondole, dans l'allée centrale, des
affiches, des posters géants, White Knuckle Ride tournant en boucle dans le
magasin, mais rien, ou presque, puisque l'album était en tête de gondole dans
le rayon soul/funk et c'est tout. Léger tout ça ! Ça fait 5 ans qu'on
attend messieurs !
Deuxième déception : il n'avait pas la version Deluxe...grrrr....Et pas
plus la version vinyle :'(. Je me suis donc rabattu sur l'album en version
normale car il était impensable que je parte les mains vides. Néanmoins sachez
que la version Deluxe et la version vinyle (qui pour info ne comprends pas les
morceaux supplémentaires de la version Deluxe) sont maintenant trouvables sans
problème en magasin. Il faudra peut-être chercher un peu plus pour le vinyle
mais comme vous pouvez le voir j'ai moi même fini par le trouver (oui j'ai
craqué...). Sinon il reste le net. D'ailleurs par rapport au prix de la
boutique officielle le vinyle est 1 euro moins cher en magasin, les CD sont eux
1 euros plus chers en boutique "IRL" comme on dit, allez savoir
pourquoi...
Enfin dernière déception mon boitier cristal était légèrement fissuré et
surtout je ne peux donc pas vous commenter les morceaux supplémentaires de la
version Deluxe puisque je n'allais quand même acheter 3 fois le même
album.
Maintenant que j'ai dit tout ça j'hésite...soit je vous garde mon avis pour la
fin, soit je balance tout maintenant. Dans le premier cas vous allez aller
directement à la fin de l'article et j'aurais fait cette longue critique pour
rien, si je prends l'autre solution vous allez vous arrêter de lire tout de
suite, et j'aurais fait cette longue critique pour rien. Allez tant pis je me
lance :
CET ALBUM EST EXCELLENTISSIME !
Ça c'est fait. Une petite review morceau par morceau et je vous conclu ça dans
une réflexion spirituelle sur la survie des manchots en milieu équatorial. Ou
pas.
- Rock Dust Light Star : Le morceau qu'on connait
depuis le plus longtemps puisque donné en concert il
y a quelques mois de cela. Que dire alors puisque tout le monde le
connait ? C'est toujours aussi efficace mais un peu moins punchy que la
version vidéo live je trouve, même si les deux sonnent de manière
incroyablement proche. D'ailleurs il existe une version live sur la version
deluxe...mais je préfère ne pas en parler où je vais m'énerver. Du bon
Jamiroquai assez classique donc, idéal pour se réveiller les esgourdes en
attendant la suite.
- White Knuckle Ride : J'en ai déjà parlé en long en large et en
travers et mon avis n'a pas changé donc...
- Smoke and mirrors : Ah voilà du neuf ! Dès les
premières secondes des petits picotements me parcours le dos : le revoilà,
le funk est en moi ! Peu de temps après les cuivres se
dévert-de-grisent : Sonnez trombonnes, saxophones et trompettes, they are
back ! Si ce qu'on avait entendu jusque là ne le laissait pas présager la
chose, maintenant on est tranquille et ce n'est qu'une entrée en la matière. Le
morceau peut s'écouter en boucle sans problème, on aime !
- all good in the hood : Jay chante avec une voix
légèrement étouffée (effet de style), la basse rappelle les meilleurs moment de
Stuart Zender, un morceau qui plaira à ceux qui ont aimé les 3eme et 4eme album
(et peut-être le 2 aussi).
- hurtin' : celui-ci aussi j'en ai déjà parlé et
que dire sinon que je confirme que ça me fait penser un peu à Whatever It
Is I Just Can't Stop. Bon ce n'est pas mon morceau préféré mais il est
très écoutable. Il a surtout le mérite de nous faire entendre la voix de Jay
d'une manière assez inhabituelle.
- blue skies : belote et
rebelotte, ce n'est clairement pas le morceau du siècle, il n'a pas grand
chose de Jamiroquai dans le ton, m'enfin c'est tellement du easy
listening qu'on ne fait pas avance rapide pour autant. Néanmoins faire un
clip pour ça c'est un peu dommage (pour les autres chansons), à mon humble
avis.
- lifeline : Petite chanson sympa, avec un changement
de rythme notable pour le refrain assez jazzy. Je n'arrive pas à décrire avec
précision le style de la chanson, elle a un petit côté rétro bien sympathique.
C'est comme une chanson de balle musette, mais prenez ça au semble noble du
terme, comme un compliment...
- she's a fast persuader : A mon avis cette chanson
risque d'être pour beaucoup là chanson phare de l'album. Il faut dire que c'est
un peu la combinaison mystique des cuivres du premier album (un soupçon), du
rythme épileptique de Travelling Without Moving (le morceau de
l'album éponyme) et de l'éthéralité électronique de Funk Odyssey.
`Mais oui monsieur, bien sûr que ça existe
l'éthéralité
électronique
! Vous prenez donc un peu de tout Jamiroquai, vous
secouez bien fort, et PAF voilà ce que vous avez !
- two completely different things : Cette chanson est
paradoxale car elle sonne vraiment comme une chanson de vacances, en
l'entendant vous voyez les cocotiers, la plage, le soleil couchant etc..., mais
les paroles elles parlent d'un couple qui fini par comprendre que, finalement,
ils n'ont rien en commun. Pourtant ce mélange improbable est musicalement
parfaitement homogène !
- goodbye to my dancer: Un parfum qui fleure bon le reggae
de qualité et de plus sublimé par un refrain mélancoliquement beau. Encore un
morceau fort de l'album.
- never gonna be another: Le slow de l'album, le morceau
pour conclure, celle qui va faire chavirée l'élue. Il y a moult bons slows dans
la discographie jamiroquaïenne, et celui ci va rejoindre sans problème le
lot.
- hey floyd : Jamiroquai produit depuis longtemps une
musique qui est un mélange de genre, et hey floyd en est à
elle seule la parfaite illustration : percussions typées salsa, refrain
plutôt rock, violons dans le fond, reggae time au milieu, petit solo de synthé
très seventies...Ouahou ! Hétéroclite certes mais suffisamment fort pour
finir l'album en beauté, sauf que....
- That's Not The Funk: Vous le savez tous désormais,les
japonais ont droit d'office à ce morceau sur leur version de l'album, mais
comme nous aussi on
peut en profiter gratuitement autant en faire la critique (débridée) :
Le morceau est bien rythmé, reste longtemps en tête et il a une construction
assez proche de White Knucle Ride, avec lequel il forme d'ailleurs un
bel ensemble. Mais pourquoi diable ne pas le mettre directement sur le
disque ! Ce morceau est excellent bon sang ! Nous sommes des laissés
pour compte :'(
Vous l'avez donc compris j'ai beaucoup, beaucoup, aimé cet album, c'est un bon
cru comme on dit dans le bouchonnois. Je rangerais les titres en deux
catégories : les morceaux pour faire vendre, c'est à dire ceux à la
sonorité la plus jamiroquaïenne, facilement identifiables par tous : Rock
Dust, White Knuckle, Blue Skies et dans une moindre mesure Hurtin et That's not
the funk. Et dans l'autre catégorie les morceaux "hey les mecs si on faisait ça
ça doit-être trop cool !" : soit tous les autres. Ce sont tous ces autres
qui font grandement la personnalité et le charme de cet album, ce sont ces
chansons où le groupe a fait ce qu'il a voulu qui me font dire que l'album est
excellent, sinon il aurait juste été très bon, comme l'avait été
Dynamite en son temps.
Le gros problème de cet album est en fait qu'il risque de ne pas bien se vendre
en dépit de ses qualités, car les morceaux "Bankables" comme on dit, ceux de la
première catégorie, ne sont pas aussi marquant qu'un Cosmic Girl, un Deeper
Underground, un Space Cowboy ou un Canned Heat. Ça reste de très bon morceaux,
mais à une époque où il faut danser à moitié nu sur des musiques surproduites
et totalement oubliables (non non je ne parle pas du tout de Rihana(lphabète),
Lady Gaga(re au gorille) ou Beyoncé(quoi ce gros fessier)), Jay et sa troupe
vont avoir du mal à se faire de nouveaux fans. Et je ne reviendrai pas sur les
clip, vous comprendrez qu'ils n'arrangeront pas l'affaire.
Pour ceux qui ont découvert Jamiroquai avec Dynamite Rock Dust
Light Star pourrait être un changement de cap un peu trop important, mais
sans essayer vous ne saurez jamais. Pour les autres, que ce soit les fans de la
première heure ou ceux qui ont découvert le groupe avec A funk
Odyssey, pas de problème vous pouvez y aller, il y a forcément un morceau
qui doit vous correspondre !
Le saviez vous ? Le terme manchot
serait du
à l'ornithologue Mathurin
Jacques Brisson...Etonnant non ?
Photo copyright Jamiroquai.fr