Dans le numéro 156 de la renommée revue Les Années Laser (actuellement
en kiosque) vous pourrez trouver un rapide test de la réédition en Blu-Ray du
concert Jamiroquai Live at Montreux 2003, qui est un concert
donné par Jamiroquai, à Montreux...en 2003. En bons lecteurs assidus vous vous
rappelez sans doute que nous avions critiqué le DVD du même concert à sa sortie, et qu'il méritait déjà
bien des éloges. D'après LAL le Blu-Ray est lui aussi d'excellente facture, il
est même classé dans les "Tops Son" du mois avec une note technique de 9/10 et
une note globale de 8/10 (ce qui est rare dans leurs tests de BR). Le contenu
est toutefois identique au DVD (bonus compris), mais en plus de l'image HD vous
aurez droit à une piste DTS HD Master Audio (compression sans perte = le top)
qui prend la place de la DTS mi débit du DVD. N'ayez pas peur si votre ampli
n'est compatible que DTS classique, la piste HD est rétrocompatible et sera lue
en DTS normal par le lecteur, cela sera donc quand même meilleur que sur le
DVD ! Enfin la piste stéréo passe du dolby digital 2.0 (qualité mp3) au
PCM (qualité CD), ce qui ravira les puristes du son qui ne sont pas encore
passé au multicanal ! A acheter de toute urgence si vous n'avez pas le
DVD, et même si vous l'avez déjà (revendez la vieille galette, ou donnez là
!)

mercredi 2 septembre 2009
Les Années Laser critiquent Jamiroquai en Raymond-Bleu !
Par Christophe le mercredi 2 septembre 2009, 20:25 - Jamiroquai
lundi 31 août 2009
L'âge de glace 3 ! Harry Potter 6 !!! Public Enemies...1
Par Christophe le lundi 31 août 2009, 22:18 - Cinéma

De retour après une petite trêve estivale on attaque avec les blockbusters de
nos vacances, vous les avez peut-être déjà vu mais le délai vidéo étant passé à
4 mois un deuxième avis ne peut pas faire de mal
On commence donc cette
fois-ci avec L'âge de glace troisième du nom, Hairy Ploteur et Public Enemies,
et si on ne se perd pas dans une boucle spatiotemporelle GI-Joe, Là haut et
L'attaque du metro 123 suivront sous peu.
L'âge de glace 3
Des trois plus grosses fabriques de dessins animés en CGI l'équipe de Chris
Wedge (Blue Sky Studios, filiale de la 20th century Fox) fait sans doute figure
de petit poucet face aux mammouths Pixar et Dreamworks. Pourtant au niveau
qualitatif ils ont prouvé qu'ils avaient une démarche plus proche de celle de
l'intouchable Pixar que du trop mercantile Dreamworks. Après un Horton réussi
les revoilà avec un Ice Age...3 déjà. On pourra donc certes critiquer le manque
de renouvellement du studio (encore un ice age ! Pourquoi pas un robot 2
?), mais là où un Shrek s'épuise sérieusement avec le temps (et ça ne partait
déjà pas très haut) la bande à Scrat, elle, se bonifie, comme un grand cru.
S'il n'est pas un chef d'œuvre d'originalité le film est en revanche réellement
drôle et les rares nouveaux personnages (la belette à laquelle l'excellent
Simon Pegg prête sa voix) sont suffisamment forts pour apporter quelque chose à
l'histoire. Au niveau technique certains passages fades succèdent à de
véritables morceaux de bravouritude (tiens, pourquoi bravouritude est souligné
en rouge dans mon traitement de texte ?), on remarquera en particulier le
travail sur le rendu de l'eau, de la lumière, de la fourrure et dans le
meilleur des cas des 3 en même temps. La mise en scène n'est pas à la traine
avec par exemple cette impressionnante descente en luge avec (et sur) des œufs
qui profite à merveille de la liberté permise par la 3D. Vous l'aurez donc
compris mon avis rejoint l'énorme succès du film qui est bien parti pour être
un des plus gros vendeur de tickets de l'année !

Harry Potter VI
David Yates à qui on doit déjà Happy Rotter Vé et qui est dors et déjà au
travail sur Hachy Poser Vihi et Vihihi (et oui le dernier volume se traduira en
2 films) nous livre ici un Hewlett-Packard Vi de belle facture quoi qu'un peu
bancal, justement à cause de la nécessité de compresser des centaines de pages
dans "seulement" 2h30 de film, mais aussi par son manque d'action, celle qui
aurait du atténuer la sensation de coupe au niveau du récit. Visuellement par
contre c'est grandiose, une étape a été franchie depuis le Vé, pourtant déjà
très bon. Il gagne indiscutablement à être vu en Imax. On pourra juste
reprocher une utilisation un peu abusive des filtres colorés (brun en
particulier). Ce qu'il manque encore à Yates c'est la capacité de susciter
l'émotion face à la mort, s'il se gaufre moins ici que dans le Vé il se prend
encore ici bien les pieds dans le tapis. Néanmoins le tout donne envie de voir
la suite et c'est déjà pas mal !

Public Enemies
Michael Mann, quoi qu'il fasse, on sait qu'il faut le suivre de près. Les
brillants Heat et Révélations sont toujours aujourd'hui des sommets dans leurs
genres. Si j'avais fait l'impasse sur Collateral je n'avais pas manqué Miami Vice qui s'était
malheureusement révélé être soporifique. Ce n'est pas le cas de son Public
Enemies qui est plutôt prenant même s'il lui manque un peu de "liant" : on
a une approche un peu trop "gros grain" du récit qui ne s'attarde que
superficiellement sur la psychologie des personnages et à celle de l'époque qui
les entoure. On apprend par exemple que le personnage incarné par Christian
Bale se suicide quelques années après les évènements décris mais il nous est
difficile de comprendre pourquoi. Cela n'empêche pas le film d'être plaisant
mais il n'atteint pas le degré de perfection qu'on est en droit d'attendre d'un
film de Mann. En dehors de cela la reconstitution historique est grandiose
(mention spéciale pour les costumes) et les acteurs au diapason (difficile de
croire qu'entre Depp, Bale et Cotillard seule cette dernière a eu un Oscar...).
Mann est toujours aussi efficace dans les scènes de fusillades, efficacité sans
doute due a un énorme travail sur le son, par contre il ne décroche plus de sa
caméra numérique avec ce que ça implique de bons et mauvais côtés...Au top, les
couleurs et la définition des scènes diurnes : cela faisait bien longtemps
qu'on avait pas vu un tel piqué au cinéma ! Au rang des moins les scènes
nocturnes sont toujours trop bruitées et surtout il y a cette fausse impression
de fluidité qui donne l'impression que le film a été tourné au caméscope. Ce
n'est pas agréable à voir et les mouvements deviennent aussi flous que sur un
mauvais écran LCD, on est loin d'une sensation de naturel. De plus la caméra
numérique, plus souple de manipulation que la traditionnelle argentique,
entraine certains débordements : presque tout le film est filmé en grand
angle et en gros plan, ce qui a une fâcheuse tendance a devenir oppressant et
surtout ne nous permet pas de profiter à fond des décors. Certains diront que
cela permet de mieux apprécier le jeu des acteurs, pour ma part je trouve ça
complétement faux car un bon acteur se caractérise pas seulement à sa manière
de remuer les sourcils ou de pleurer mais également à sa gestuelle et à sa
manière d'occuper l'espace (Johnny Depp étant en plus un maître en la matière).
Beaucoup de critiques donc, mais on est quand même plusieurs crans au dessus de
Miami Vice.
mardi 25 août 2009
Jamiroquai chez Universal !
Par Christophe le mardi 25 août 2009, 19:47 - Musique

La news vient de tomber sur le funkin qui lui même la tient d'une interview de Derrick McKenzie
réalisée par le site . Je vous balance la
mauvaise nouvelle tout de suite : le nouvel album ne devrait pas sortir
avant mi-2010...NOOOOOOOOOOOOOOON !!!! Alors qu'on l'attendait tous pour cette
année (cet été même !) snif...Surtout que visiblement le groupe n'a pas
chaumé : ils ont enregistré une quarantaine de chansons (seules les
meilleures seront gardées pour l'album) dans les conditions du live avec des
sonorités bien funky (le retour des cuivres et des violons), donc sur le papier
que de l'excellentissime ! Alors pourquoi nous faire attendre ? Ils
veulent enregistrer 40 chansons de plus ? Bon ne soyons pas trop
grincheux, Jamiroquai a un avenir qui s'annonce radieux et l'album sera bien
entendu accompagné d'une tournée qui devrait poutrer façon baobab !
(comprendre : ça sera super !)
Pendant ce temps d'autres petits anglais tiennent bien mieux leur
planning : MUSE. Le nouvel album the Resistance devrait
envahir nos disquaires le 14 Septembre prochain !

Les premiers singles "Uprising" et "United States of
Eurasia" sont déjà écoutables un peu partout (Deezer, Youtube et
google sont vos amis, je mets les liens YouTube ci-dessous en espérant que ça
marche, c'est une première !)


Le moins que l'on puisse dire c'est que ça s'annonce très très bon, du Muse pur
jus. Les deux titres rappellent Butterflies and Hurricanes (pour moi
LA chanson de Muse), pour des raisons différentes toutefois, avec pour Uprising
une petite touche de Knights of Cydonia en plus et aussi du Blondie (Call Me)
pour la partie synthé (si si !). Pour United on lorgne plus du côté de Queen,
avouez qu'il y a pire comme référence ! Par contre on ne verse pas autant
dans l'originalité qu'un Supermassive Black Hole, mais attendons les autres
morceaux !
Muse - The Uprising
Blondie-Call Me
Muse - United States of Eurasia - Music Video
On revient très bientôt pour plein de critiques ciné !
vendredi 3 juillet 2009
La nouvelle voiture de Jay Kay !
Par Christophe le vendredi 3 juillet 2009, 20:06 - Jamiroquai
Alors qu'on attend toujours des nouvelles du futur album du groupe il faudra se contenter pour l'instant des photos du nouveau joujou de Jay. Bon c'est vrai qu'une Ferrari custom dédicacée...c'est quand même la classe. Et pour les jaloux qui se demanderaient ce que les femmes trouvent à Mister Kay et pas à eux ils auront un début de réponse dans ces photos :P
Par contre notez bien que, contrairement à ce que pense le journaliste du lien ci-dessus, il n'y a pas de tréma à la fin de Jamiroquai, mais bon, journaliste people c'est un métier difficile, alors soyez indulgents...(oui c'est ironique)
samedi 27 juin 2009
Master of Puppets
Par Christophe le samedi 27 juin 2009, 17:35 - Cinéma
Terminator Salvation

Terminator Salvation, ou Terminator Renaissance comme on dit chez nous, c'est
un peu le film qui aurait pu me fâcher tout rouge car je suis un grand grand
fan des deux premiers opus et je n'aurais pas pu accepter un nouveau départ de
la franchise avec la très, voire trop moyenne qualité du troisième épisode. Et
depuis le début ce Salvation était sur la corde raide : absence
obligatoire de Schwarzenegger (trop vieux et surtout trop occupé par son poste
de gouverneur), MCG à la réalisation dont on ne connait en France réellement
que les films Charlie's Angel et la série Fastlane, certes sympathiques mais
loin de notre préoccupation actuelle, et enfin le désistement total de James
Cameron qui de toute manière n'avait déjà pas vu de raison de s'impliquer dans
le 3eme. Ce qui rassurait par ailleurs était la présence de Christian Bâle, le
fait qu'on sorte du carcan habituel des Terminators (l'action se déroule dans
le futur pendant la grande majorité du film, et non plus l'inverse), et
finalement MCG a fait tourné Robert "T-1000" Patrick dans Charlie's Angel 2, ce
qui cache sans doute l'âme d'un fan. De plus dès le début ils ont prévu de
faire une nouvelle trilogie, ce qui montre qu'ils ont des ambitions. Mais au
final qu'en est-il réellement ?
Loin de se contenter de faire une grande série de mauvais copier/coller comme
Jonathan Mostow l'avait fait pour le mollasson Rise of the Machines,
MCG prend le risque de se placer dans un nouveau décor, un nouvel espace temps,
de nouvelles situations et beaucoup de nouveaux personnages, tout en gardant
bien sûr nombre de références pour les fans (références musicales, répliques
cultes dont le fameux "I'll be back", Arnold finalement présent, le final dans
une usine etc.). Cela s'accompagne d'une réalisation agréable avec des effets
spéciaux parfois très impressionnants et la création d'une véritable atmosphère
grâce en autres au jeu des acteurs, aux décors et au scénario plutôt pas mal.
Seule la musique de Danny Elfman, largement plus inspiré chez Burton ou Raimi,
est en retrait, le seul point où T3 ne souffrira pas de la comparaison. Reste
que malgré tout cela on atteint pas encore la magie d'un Terminator conçu par
James Cameron (il faut savoir que la director's cut devant sortir sur le
DVD/Blu Ray est annoncée avec 16min de plus, ce qui a sans doute son
importance), mais le fait qu'on ait immédiatement envie de revoir le film et de
connaître la suite est pour le moins encourageant pour la suite des événements,
en espérant que MCG prendra de manière constructive les critiques des
spectateurs pour améliorer ce qui peut l'être et insuffler la magie nécessaire
dans les suites de ce très bon film.
Coraline

Coraline est le nouveau bijou de Henry Selick, le réalisateur de l'étrange
Noël de Monsieur Jack et de James et la pêche géante. L'histoire,
le look et le feeling de cette nouvelle aventure réalisée en Stop Motion est
d'ailleurs très proche et le film est un vrai émerveillement pour qui aime ce
style. Très chaudement recommandé, mais attention aux plus jeunes qui pourront
être impressionnés par certaines scènes un peu horrifiques.
Transformers 2

Transformers 2 c'est Transformers avec plus de robots, plus de jolies filles,
plus d'humour au ras des pâquerettes, et tout autant de fun. Que ce soit clair,
le but de Michael Bay n'a jamais été de faire un film profond, intellectuel, ou
dénonciateur de l'effet de serre des vaches qui pètent, non ici on est dans le
divertissement pur et dur et ça il le fait bien ! Il n'y a que les plus
râleurs qui pourront se plaindre (le combat final est expédié, certains robots
sont sous exploités, l'histoire ne semble ne pas se préoccuper d'avoir un
simple début de cohérence, Megan Fox n'a que deux lignes de texte (comment ça
on ne lui demande pas de parler ???)), et j'en fais sans doute partie, mais bon
oublions tout cela et profitons de ce qui nous est offert à l'instant présent
!
Very Bad Trip

Sachez tout d'abord que Hangover, le titre original du film, se traduit par
Very Bad Trip en français...A quoi ça sert de changer le titre si ce n'est même
pas pour le franciser ??? Ce petit aparté mise à part je dois avouer que j'ai
bien rigolé en voyant cette gueule de bois
. Une succession d'évènements
tous plus fous les uns que les autres se succèdent dans un grand n'importe quoi
général. Néanmoins le film parvient à se démarquer d'une banale comédie à
l'américaine sur plusieurs points. D'abord le film est par moment extrêmement
vulgaire, pas une vulgarité à la scary movie 1er du nom mais quelque chose de
beaucoup plus cru, le "full frontal nudity" est souvent bien présent tant et si
bien qu'on se demande comment la censure ne leur est pas tombé dessus et
comment le film a si bien marché aux états unis dans une Amérique si puritaine
(ne pas y aller avec de jeunes enfants !). Deuxième point intéressant le
parcours des protagonistes, constamment à la recherche de leur passé et de leur
ami, ressemble par certains aspects à un film d'enquête policière, ce qui
ajoute un peu d'épaisseur à ce qui ne serait sinon qu'une succession de
sketchs. Enfin l'atmosphère générale est assez éloignée des standards
habituels, la photographie par exemple est loin des couleurs flashy des
comédies américaines, et le rythme du montage n'est pas celui d'un comédie si
bien qu'on est moins conditionné et donc plus à même d'être surpris, ce qui
rend les gags d'autant plus efficaces. La suite est déjà annoncée, on attend de
voir s'ils pourront réitérer cette réussite !
mardi 9 juin 2009
Cinémai
Par Christophe le mardi 9 juin 2009, 22:28 - Cinéma
Le problème quand on arrive pas à trouver le temps pour faire les critiques
(et tac) c'est qu'il y a de plus en plus de films en retards qui s'accumulent,
ça s'entasse (à café), le tas (tanne) monte monte de plus en plus haut. Et
quand ça s'accumule haut il faut prendre son mulot pour faire son boulot. Pour
soulever cette accumulation il faut utiliser une poulie et une corde et oh
hisse ! Oh hisse ! Tous ces hissements nous donnent, combinés au
boulot que ça représente, des boulots hissement (là stupeur du lectorat,
évanouissement dans la salle, précipitation vers les sorties de secours,
n'oubliez pas votre parachute : oui tout ça pour ça...)
Alors plus sérieusement (à l'eau) il y a dans le texte qui suit autant de
critiques que de doigts sur les mains d'un panda qui en aura perdu 4. Oui il en
reste encore, et même beaucoup ! Alors n'attendons plus : Beam me UP
Scotty !

Monstres contre Aliens
Disons le tout de go ("zons le tout de go !!!"), Monstres contre Aliens est
bien moins réussi que
Kung Fu Panda des mêmes studios sorti l'année dernière. La faute à qui, à
quoi ? A des enfants (...Patrick!!!!) qui ne sont pas suffisamment
critiques pour ne pas aller voir le premier film super coloré, marketé et
troidé venu. Bein ouais s'ils exigeaient autant de qualité pour les films que
pour les couches ça se sauraient ! Je ne veux pas dire par là que le film
est à faire caca (non je ne rentrerai pas dans la vulgarité facile), non il est
sympa il faut le reconnaître, mais les situations sont très convenues, les
personnages peu attachants à part un ou deux monstres et techniquement
Dreamworks n'est toujours pas Pixar. Reconnaissons tout de même que c'est un
divertissement familial sympathique, mais il y a tellement de films meilleurs
que celui-ci qui sont oubliés des amateurs de salles obscures qu'il faut quand
même se plaindre un peu : on veut plus !

Dans la brume électrique
Petite incursion du français Bertrand Tavernier dans le cinéma américain, dans
la Brume Électrique est un film plutôt pas mal mais sur lequel je n'ai aucune
envie de m'appesantir. Tantôt thriller, tantôt fantastique, tantôt critique de
mœurs, tantôt trop contemplatif, tant tôt ou tard on finira par l'oublier car
s'il est de bonne facture il n'apporte rien au genre, au cinéma, à la vie quoi
(non le cinéma ce n'est pas la vie bande de psychanalystes amateurs).

X-Men Origins : Wolverine
Vous allez penser que je suis de méchante humeur, que je me suis levé du pied
socialiste, ou que je suis rien qu'un aigri qui n'aime rien, le fait est que
Wolverine s'avère être une super déception, du genre "monumentale erreur". Après un
très cool Iron Man et un
Hulk loin
d'être ignoble on attendait le nouveau Marvel le pied ferme, mais visiblement
la firme de Stan Lee n'a pas le pied marin...On s'attendait pourtant à du
lourd, le personnage ayant été plus que bien représenté pas Hugh Jackman dans
les 3 X-men, son origine ayant été bien abordée dans le 2e opus, il n'y avait
pas grand chose à faire pour que la chose prenne. L'acteur lui même était à la
production, un réalisateur plutôt typé film d'auteur aux manettes, les
conditions y étaient. Pourtant même en vous préparant des semaines à Roland
Garros il arrive qu'un suédois vienne tout gâcher, et là on peut dire que les
gens de Marvel se sont pris une nuée de viking dans la tronche, le problème
c'est que c'est le spectateur qui morfle...
Le tout commence pourtant de manière plutôt sympathique avec un générique
joliment monté mais bien vite le pot aux roses est découvert : l'histoire
est redondante avec celle du 2, tuant ainsi tout effet de surprise. Un effet
qui même sans ça aurait été purement illusoire tant l'histoire est cousu de fil
blanc. Ajoutons à cela que les scènes les plus improbables se succèdent :
ah tient comme par hasard ces gentils fermiers avaient un fils qui avait
exactement ma taille (c'est bien connu les fils de fermiers sont tous gaulés
comme Logan, non pas la voiture...), voilà qui est bien pratique, et puis dans
une scène je sors du bâtiment avec le dit blouson, et je rerentre 30 secondes
après sans le blouson, histoire de bien montrer que j'ai fais ma muscu ce
matin. Habile transition pour vous parler de l'attitude agaçante de vouloir
transformer tous les deux plans Wolverine en gravure de mode : hum là je
suis torse nu, là je tombe tout nu dans l'eau, là je pose avec l'air méchant,
là je fais de la pub pour du dentifrice, là pour Jean Louis David...Pas la
peine d'adapter Devil May Cry en film, c'est déjà fait avec Wolverine ! La
"poseur attitude" à tout bout de champ a l'effet inverse de celui escompté, au
lieu d'être classe on nage dans le ridicule. Pour finir en beauté ajoutons que
80% des personnages ne servent strictement à rien...Imaginez lors de la réunion
de travail : "Bon là les cocos on a 5min pour faire la transition entre
ces deux scènes, qu'est ce qu'on peut faire ?....(Silence du a une forte
activité neuronale)...Okay les gars j'ai trouvé ! On va ajouter Gambit !"
"Super Phil, le département marketing sera content cela fera une figurine de
plus à vendre !"). Pour vous achever d'un coup de griffes les siennes ont la
palme de l'effet spécial qui a le plus régressé dans le temps : leur rendu
était infiniment plus classe et réaliste dans le film de Singer. Voilà, je
crois qu'on avait pas vu ça depuis Elektra, c'est dire... Plus jamais ça
!

Star Trek
La où Wolverine se crache, Star Trek décolle, se téléporte même vers les
sommets, l'infini et l'au-delà de la réussite cinématographique. Pouvant plaire
aussi bien aux trekkies qu'aux profanes, J.J Abrams signe là un film emballant
qui retrouve l'alchimie aventure/humour/action/émotion qui caractérisait les
premiers Star Wars. A voir absolument !

OSS 117 Rio ne répond plus
On va la jouer courte, ce nouvel OSS reprend l'esprit, l'humour du premier et
le rejoint donc au niveau de la qualité. Sans surprise si vous avez apprécié le
premier vous aimerez le second.

Millénium
Le succès des romans de Stieg Larsson, qui étant mort de craint personne, n'est
plus à démontrer : regardez autour de vous dans le métro ou le RER, il y a
forcément un voyageur avec un des volumes de la trilogie. Le succès littéraire
entraine comme souvent une adaptation cinématographique, et notre chance est
que celle-ci se passe de la bienveillance d'Hollywood et que les gens aux
manettes de ce film sont super respectueux de l'œuvre originale ! Ainsi à
part deux trois scènes chronologiquement déplacées et un recentrage de
l'histoire sur les protagonistes "Super Bloomkvist" et "Wasp" tout est très
fidèle au bouquin. L'impact est tout de même moins fort qu'à la lecture car il
y a eu beaucoup d'écrémage dans le développement des personnages par exemple,
il faut faire tenir 600 pages dans 2h30 de film ! Mais force est de
constater qu'ils s'y sont pris de la manière qu'il fallait. Notez enfin que le
casting est très juste, hormis qu'on les imaginait quand même moins laids...On
est vraiment trop habitués aux Hollywoodismes !

Anges et Démons
Voilà je crois qu'il fallait mettre une photo de Ron Howard car c'est un peu
"Le" roux célèbre, même David Caruso fait figure d'inconnu à côté. Il doit sa
célébrité à son rôle de composition de Richie dans Happy Days et aux quelques
films et oscars qu'il a remporté de-ci de-là. Sinon son Da Vinci Code,
adaptation du très polémique (ado) roman de Dan Brown, a été unanimement été
salué par la critique comme un film passable, mais le succès publique lui a
permis de remettre les couverts avec la suite "Anges et Démons". Bon
contrairement à Millénium que j'ai dévoré je n'ai lu ni vu Da Vinci
Antibrouillard, ni lu Langes et petits Démons : comment bien éduquer vos
enfants ; pourtant je suis allé le voir et ma foi (ahahah ma foi trop
drôle, vous avez compris !? Ahem pardon...) il est plutôt pas mal. Bon
l'histoire est complètement capilotractée mais le film emporte surtout
l'adhésion grâce à son rythme très soutenu qui fait oublier la longueur du
métrage qui finalement ressort comme un agréable thriller.

La nuit au musée 2
Même sanction que pour OSS 117 : si vous avez aimé le premier vous aimerez
celui-ci. Le début a un peu de mal à se lancer mais quand c'est parti c'est
parti ! un peu dans tous les sens d'ailleurs, mais le plaisir est là.
Alain Chabat est bien présent mais n'apporte rien, ce ne sera pas encore
Napoléon vu par les Nuls...
Allez on se retrouve très vite pour...papam pam papam...papam pam
papam...papam pam papam !

Images en provenance d'allociné
lundi 25 mai 2009
La musique contrôle les moeurs
Par Christophe le lundi 25 mai 2009, 22:06 - Musique
Une fois n'est pas Charle Elie Coutume, nous allons faire une petite page
musicale qui sera suivie rapidement j'espère dans la semaine d'une grosse page
ciné, car il y a plein de films dont nous devons vous parler !

Petit rappel des faits : après avoir assuré une deuxième première partie
de Muse au parc des Princes plutôt réjouissante, entre découverte euphorisante
par l'incompréhension relative des circonstantes atténuantes (mais pas le
plaisir), et l'exaltation du cathartisme du moment, il nous fallait suivre ce
groupe du coin de l'oeil, chose faite par l'achat de leur dernier opus de
studio en date, Lights, et son hypnotisant titre éponyme (de
plus de 18 minutes). Nous continuons aujourd'hui le suivi qualité du groupe en
déposant nos cellules ciliées sur ce dernier album intitulé Controlling
Crowds, ce qu'on pourrait traduire en français par "Regardez la
télévision !" (le principe est le même en tout cas :P).
Que vaut donc cet ultime avatar musical du collectif ? Et bien c'est du
tout bon ! L'album offre une belle unité, c'est un tout, un ensemble
cohérent, ce qui est une très bonne chose car cela donne une âme au disque, ça
vous implique dans l'écoute, vous raconte quelque chose, on n'est pas passif
comme lors de l'audition du dernier best of des meilleurs chansons de l'été 85
du camping des Pensées Fleuries, non, ici c'est du construit, du narratif, du
voyage en ondes sinusoïdales de fréquence et d'amplitude variables.
Sans tomber dans les délicieux excès de Lights la plupart des morceaux sont
relativement long, le premier dépassant tout de même les 10 minutes. Le morceau
"single", Bullets, est lui tout aussi addictif qu'il semble être pessimiste, et
le reste s'enchaine avec un tel naturel que le CD reste dans le lecteur sans
qu'on trouve la force de changer de galette. Ah si on doit se lever à un moment
pour enfourner le deuxième CD contenant 4 bonus tracks elles aussi de très
bonne facture ! Pour le style c'est de l'Archive, avec quelques morceaux
plus rap, hip hop, ou assimilé, apparemment un retour aux sources pour eux
d'après ce qu'on peut lire sur le groupe (n'ayant pu écouté les albums
antérieurs du groupe...). La prise de son n'est pas trop mal, moins sale que
celle de lights, et sans doute moins compressée (je n'ai pas vérifié, je dis ça
à l'oreille), ce qui fait qu'on peut agréablement pousser le son vers des
niveaux conséquents sans avoir une subite envie de faire une joint venture
entre nos oreilles et la société Quies.

Comme vous pouvez le voir sur cette ignoble photo ci-dessus Jamiroquai était en
concert en Malaisie à l'occasion du grand prix de Formule 1, il y a de ça un
petit moment, je sais je sais mais bon, vieille motarde que jamais comme on dit
à Dijon, et du coup on a un peu d'info sur le prochain album qui sortira bien
un jour :
Jay Kay aurait donc déclaré que le nouvel album verrait le retour des cuivres
et avec lui le son jamiroquai des débuts. Mais il a également insisté sur le
fait que beaucoup de fans aimaient le son des derniers albums et qu'ils ne
seraient pas oubliés en cours de route : s'ils arrivent à concilier la
verve de Too Young To Die, la gymnastique musicale de Virtual Insanity, le côté
bondissant de Canned Heat, la "technoïcitude" de You give me something avec la
vitesse électrisante de Give hate a chance, on risque bien d'assister au plus
grand chef d'oeuvre que le groupe n'ait jamais enfanté. Ou à la plus belle
bouse, qui sait ?
vendredi 8 mai 2009
Jamiroquai.fr mène une enquête furieuse sur la grande prédiction des 3 royaumes de Turin
Par Christophe le vendredi 8 mai 2009, 13:04 - Cinéma
Comme d'habitude une longue absence implique une longue série de critiques,
aussi faites le plein de vitamines car je vous embarque dans le long voyage
menant à la vérité cinéphilique !

L'enquête - The international
Clive Owen, qui a réellement percé pour nous depuis Sin City et
Shoot 'em up revient dans un film d'espionnage mais bien loin du style
James Bond, qu'il a paraît-il failli interprété même s'il le nie lui même, ou
Jason Bourne.
En effet L'enquête n'est pas à proprement parlé un film d'action (on compte une
seule scène de fusillade, plutôt efficace d'ailleurs, sur tout le film). Là où
L'enquête est prenant est dans cette tension permanente qui l'entoure, créée
par l'enjeu, les personnages et l'implication de ceux-ci dans celui-ci. En cela
il se rapproche des thrillers politiques des années 70. Le thème pourra
paraître d'actualité (The international est en fait une banque se livrant à du
trafic d'armes pour gonfler ses bénéfices), et peut-être facile mais la fin
nous fait intelligemment comprendre que le faible château de cartes sur lequel
est basé l'économie mondiale doit parfois passer outre notre bon sens moral
pour être conservé. Est-ce pour le bien de tous ou tout du moins d'une
majorité, c'est peut-être la question qui est ici posée.

Gran Torino
L'année 1930 nous a donné beaucoup de rudes gaillards. En connaissant
personnellement deux je peux vous dire que vous n'arriverez pas à suivre le
premier en vélo et que le deuxième vous humiliera sans forcer à wii fit. Clint
Eastwood est lui même né en mai 1930, et le bougre ne s'en laisse pas
compter !
Reprenant beaucoup au très beau (et triste) Million Dollar Baby dans le type de
personnages, la réalisation ou les sous-intrigues, Client s'avère ici encore
plus présent et plus impressionnant de charisme. Il capte immédiatement
l'attention même lorsqu'il affiche la plus grande volonté de s'effacer :
on appelle ça la classe, car même si on ne peut pas faire abstraction de son
aura ce n'est pas au détriment de l'histoire, celle d'un homme qui fait la
constatation que le monde autour de lui, le monde qu'il a en parti aidé à
construire, va mal. Et lui contrairement à beaucoup, décide de se bouger pour
l'améliorer. Certain de verront qu'un condensé des meilleurs épisodes de Walker
Texas Ranger, sans les High Kicks, mais ce que bois de l'est fait à merveille
et que le grand Chuck ne fait pas (ou de manière trop cartésienne) c'est de
dénoncer la bêtise humaine et là où elle vous mène.

Les trois royaumes
John Woo est de retour au pays ! Et il était temps ! Sa période
américaine ne nous laissera pas de grands souvenirs : un chasse à l'homme
frustrant, un Broken Arrow transparent, un Volte Face surestimé, un mauvais
MI2, un Windtalkers que personne n'est allé voir, et un Paycheck dont personne
ne semble être interessé, on ne peut pas dire qu'il ait fait des
flammes...Pourtant son statut de réalisateur culte ne semble pas égratigné, et
il remet encore aujourd'hui son statut en jeu avec les 3 royaumes, un des
films, si ce n'est le film le plus cher du cinéma chinois, enfin jusqu'au
prochain comme d'habitude...
Parlons tout de suite du gros point noir que même l'eau précieuse n'arrivera
pas à effacer : des deux films qui sortent sur le marché asiatique nous
n'en verrons qu'un, concaténation des deux autres dont au aurait tiré la
substantifique moelle. Donc voilà on prend encore le public européen pour des
idiots incapables de s'intéresser à des films s'étalant sur plus de 2h30 ou
sortant de la salle s'il n'y a pas de scène d'action toutes les 10 minutes.
Heureusement pour nous cette version concentrée a été supervisée par Woo et
montée par David Wu (pour comprendre l'importance de ce dernier allez écouter
l'excellent commentaire audio de Christophe Gans sur Crying Freeman). Sorti de
cette frustration on ne peut retenir qu'une chose : les 3 royaumes est un
très bon film. Reprenant les codes du genre (voir tigre et dragon, Hero and co)
tout en évitant ses égarements (la cité interdite), les 3 royaumes se
différencie de ces derniers sur le soin qu'il porte à la stratégie dans ces
énormes batailles épiques. Force des personnages, démesure visuelle (un peu
trop parfois, attention à l'excès de CG), intelligence du récit, le film
remporte de bout en bout notre adhésion. Les plus critiques se moqueront du
surlyrisme de certaines scènes ou de l'approche presque surnaturelle de
quelques passages, mais c'est vraiment cracher dans la soupe quand elle est
bonne...

Prédictions
Alex Proyas pourra paraître être un tricheur aux yeux de ses pairs car à ceux
du public il a été instantanément catalogué "culte". Donc forcément il est
attendu au tournant et cet ambitieux Prédictions ne fait pas exception. Et
franchement tout va bien jusqu'au 4/5 du film : le spectateur est
littéralement pris aux tripes, le rythme est haletant, on va de l'avant et
visuellement on a le droit à quelques scènes bien marquantes même si
imparfaites. Et là c'est le drame : le pot au rose est révélé, le Mac
Guffin est déchiqueté, le spectateur est sclérosé : aaaah nooon tout mais
pas ça !!! Appelez ça comme vous voulez (moi je dirais le syndrome Indy IV),
mais une telle conclusion est juste inadmissible, ça suffit, STOP ! Enfin
dernier point qui fache : l'allegretto de la 7e de beethoven est
systématiquement coupé avant d'atteindre son climax : c'est comme manger
un cône glacé sans trouver la partie avec plein de chocolat au bout :
c'est rageant !

Fast and Furious 4
Après une scène d'ouverture grandiose le film peine à rebondir et à nous offrir
les mêmes frissons, comme s'il ne se laissait jamais aller, et même si on ne
demande pas la lune à ce genre de film il n'y a ici clairement pas assez.
Ajoutons à cela que le doublage français est risible (Vin beugle bien mieux en
VO) et on ne peut être que déçu par ce qui semble être un téléfilm à gros
budget.
vendredi 27 mars 2009
Jami la main sur des news !
Par Christophe le vendredi 27 mars 2009, 19:32 - Jamiroquai
Il se passe plein de choses dans le petit monde Jamiroquaïen ! Si si
si ! Enfin non pas vraiment mais presque. Imaginez que l'attente d'un
nouvel album soit comme faire bouillir de l'eau dans une casserole, Avant
l'annonce du nouvel album, l'eau est tiède, quand l'album sort vous êtes prêts
à balancer vos pattes barillanzani dans la fournaise. Actuellement on en est au
stade où les petites bubulles apparaissent au fond de la casserole et vous vous
dites "Plus vite !! j'ai faim !!!"

Comme la faim justifie les moyens je vais vous filer des infos très moyennes.
Oh ça va pas la peine de râler parce que la soupe est froide ou que mes infos
sentent le réchauffé. Au moins j'essaye de ne pas vous raconter de salades, et
j'évite de vous prendre pour des poires ! La news inutile dernièrement
parue est que les petits pois sont rouges et que Jay Kay est tout vert de rage
car on lui a vandalisé sa chère voiture, sa Black Devil
Car ! C'est le problème avec les voitures, on s'y attache
comme le beurre brulé au fond de la poêle. Ce qui est triste c'est que personne
n'a tiré les marrons du feu dans cette histoire...

Plus intéressant par contre le funkin nous annonce d'abord la réédition en DVD du Live at
Verona, qui est quand même le premier DVD officiel du groupe ! Si vous
ne l'avez pas encore l'ancienne version reste tout à fait trouvable dans les
bacs à prix léger comme des biscuits coupe faim. En dehors de la boite on se
sait pas trop ce qui différenciera cette version de la précédente...Ni si la
France sera au menu des pays où sera vendue cette édition.

Jamiroquai se met au Bleu d'Auvergne avec la ressortie, en Blu Ray donc, du
live at Montreux que nous avions
critiqué à sa sortie en DVD, il arrivera en France le 12 Mai ! Le DVD
étant excellent, le Blu Ray devrait avoir les mêmes saveurs avec ce petit plus
de la Haute Définition qui va réveiller vos papilles !

Je vous ai réservé un petit dessert dont vous allez me dire des
nouvelles ! Attention cela est à mettre au conditionnel, le genre de
conditionnel qu'on utilise quand on dit "oui oui la tarte chocolat moutarde
devrait être très bonne". Jay Kay aurait déclaré que le nouvel album était
terminé ! Et que tenez vous bien ce serait le meilleur
qu'il n'ait jamais réalisé ! Oui bon ok on va mettre un peu d'eau dans
notre vin, il est évident qu'il n'allait pas dire le contraire...On aime pas
être pris pour des pommes, mais ce discours mielleux nous laisse quand même un
petit goût d'optimisme ! Du coup la sortie de l'album se confirme de plus
en plus pour cet été !
Bon appétit !
mardi 10 mars 2009
Comme les neuf doigts de la main !
Par Christophe le mardi 10 mars 2009, 20:28 - Cinéma
Eh oui mes petits zamis ça valait (de trèfle) le coup d'attendre car il vous
faudra bien 15 minutes pour lire tout ça ! Et si vous mettez moins de
temps c'est que vous avez lu trop vite alors recommencez !
Commencons pas Australia :

C'est moche ! C'est triste à dire mais c'est un peu l'impression
qu'Australia m'a laissé...Le très baroqueux Baz Luhrmann n'a peut-être pas un
style qui se prête aux grandes scènes extérieures, mais malheureusement il use
et abuse des effets spéciaux, des filtres de couleurs et autre gadgets visuels
pour une vaine tentative de glorification de son pays, ce qui est idiot car la
grandeur et la beauté naturelle des paysages australiens se suffisent à eux
même. En dehors de cela le film renoue avec le film d'aventure de la belle
époque, mais il accumule un peu trop les clichés et les scènes improbables
(liées à une certaine forme de mysticisme fantastique pas forcément
bienvenu...). Qui plus est le film est trop long, il y a deux histoires et
demies dans le film, une seule aurait suffit.
Globalement on passe tout de même un bon moment, et il sera le futur
blockbuster des rediffusions de film familiaux des vacances de pâques ou de
Noël, mais pour un film qui se veut le porte étendard de tout un pays on était
en droit de s'attendre à beaucoup mieux !
The Spirit ( qui n'est pas White ce coup ci !)

La crainte qu'on pouvait avoir après avoir vu le premier teaser du Spirit était
qu'on se retrouve avec un Sin City bis. Enfin crainte, pas vraiment car du Sin
City on en redemande ;), mais on avait surtout peur que Miller n'arrive pas à
se détacher de ce style. Heureusement visuellement il arrive à trouver son
identité propre.
The Spirit, vous aimerez ou vous détesterez, car il a les qualités de ses
défauts. Bien moins noir que Sin City, il nous transporte souvent dans des gags
visuels digne de Tex Avery. Ce ton parodique détonne parfois avec ce héros
qu'on attendait plus sombre, l'ambiance étant quand même très "film noir".
Certes parfois Franck Miller retrouve de temps à autre cette atmosphère, mais
pour mieux la perdre ensuite. Il y a en fait un manque de maturité notable de
Miller en tant que réalisateur, ce qui n'engendre pas que des défauts (les
idées fusent !), mais par exemple au niveau temporel il peine à trouver un vrai
rythme (une pellicule n'est pas une case de comic !). Alors on se balade au
milieu d'une foule d'idées toutes très farfelues, de décors tantôt magnifiques
tantôt très laids, avec des personnages féminins très féminins, dans un
imbroglio pour lequel on ne peut s'empêcher d'avoir de la sympathie, ou un
profond rejet (c'est le risque). Miller n'est pas Rodriguez ou Snyder, il doit
encore apprendre certaines choses, mais quand il aura appris il se pourrait
bien qu'il révolutionne le cinéma comme il a jadis révolutionné le comic book
!
Sept Vies

Après les neuf doigts de la main les 7 doigts de pieds. Logique. Alors le
film : Bouhouhou c'est super triste :'(. Voilà je peux difficilement en
dire plus sans spoiler l'histoire qui perdrait beaucoup de son intérêt. Après
analyse ce qu'on peut remarquer c'est que la différence entre un film
dramatique de Will Smith et un blockbuster de Will Smith c'est le nombre de
personnes qu'il sauve, 7 ici pour le petit drame low cost, la Terre entière en
général dans les "divertissements calibrés". Mais Smith le fait toujours avec
classe ! Notez que ce film marque les retrouvailles entre Will et Rosario
Dawson (pas creek, mais vue dans Alexandre, Boulevard de la mort et Sin City),
après Men In Black 2 !
Slumdog Millionaire

Très bon film, mais rien qui ne justifie une telle pluie d'oscars, The
Dark Knigth ou Benjamin Button auraient pu (du ?) lui
en voler deux ou trois, ne seraient-ce que techniques. Et de là à lui donner
l'oscar suprême...C'est à mon avis injustifié.
Yes Man

Un très bon Jim Carrey et un film qui vous donnera envie de vous remuer !
Jim est plus sobre qu'avant mais aussi plus efficace. On aimerait le revoir
dans d'autre rôle plus sérieux comme il l'avait brillamment fait avec le
Numéro
23 récemment. Une bouffée d'oxygène dans une période cinématographique
plutôt portée sur les drames !
L'étrange histoire de Benjamin Button

Fincher adapte de nouveau un roman, après Fight Club, Zodiac...Techniquement
sobre mais impressionnant, le gros défaut du film est en fait l'histoire en
elle même qui est plutôt fade, ça sonne creux, ça ne débouche sur rien ou pas
grand chose. Mais le film comporte sans aucun doute plusieurs niveaux de
lecture, et en cela il se distingue d'un Slumdog qui est plus brut de fonderie.
Ce qui ne veut pas dire que je lui aurais donné l'oscar pour autant (peu
d'excellents films en 2008, mais beaucoup de très bons).Formellement parfait
donc, la limite vient peut-être du bouquin dont il est adapté, mais dans tous
les cas c'est un film de grande qualité.
The Wrestler (de se coucher)

C'est très bien, mais un peu vain, stérile. L'histoire est touchante certes,
bien interprétée, mais elle débouche (évier) sur quoi ? Ça n'apporte ni
réponse ni question et c'est ce qui est le plus frustrant, il ne restera pas
grand chose du film après la projection. Mais Mickey Rourke n'aurait pas volé
un oscar !
Push

Enfin un film de super héros avec des héros qui n'en sont pas, car les
protagonistes agissent bien égoïstement, pas tellement pour faire de la Terre
un monde meilleur mais pour améliorer leur quotidien. Sans doute un peu
sous-estimé lors de sa sortie, le film est très sympa et a de bonnes idées. Il
lui manque un peu de budget pour les effets spéciaux et un peu plus d'ampleur,
d'envergure et de charisme pour réellement sortir du lot, mais il n'est pas
honteux ! Parfait pour un après midi entre potes ! Fait amusant le
casting est constitué quasiment à 100% de semi-vedette, de seconds rôles
connus. Le héros est la torche des
4 fantastiques, son nemesis Djimoun Hounsou a fait les beaux jours de
Gladiator et Blood
Diamond, Dakota Fanning est la jeune actrice qui a remplacé Haley Joel
Osment dans le coeur des producteurs de film employant des gamins précocement
talentueux (la guerre des mondes), et la pinup de service est Camilla Belle,
rien à voir avec celle du Prince de Galles, qui est mondialement connue pour
avoir dit "Sorry, I just want a nespresso" a qui vous savez. Bon elle a aussi
joué dans 10 000, mais qui s'en soucie ? Allez respirez fort car on va
finir par du très lourd !
Watchmen

D'abord si ce n'est pas encore fait courez chez votre marchand de comics pour
aller acheter l'intégrale de Watchmen, seulement 15€ pour 400 pages de qualité,
vous ne le regretterez pas. Après cette divine lecture, du genre de celles qui
marquent vraiment le lecteur, vous comprendrez pourquoi Watchmen est quasiment
inadaptable (de jardin) au cinéma. Long, riche en personnages, en intrigues,
cette complexité au service de l'histoire a en effet toute les chances de
passer à la trappe lors du passage à la pellicule, transformant le diamant en
quartz. Car ce qu'il faut retenir de Watchmen ce n'est pas l'action finalement
assez pauvre, c'est son propos, terriblement d'actualité bien que se situant il
y a plus de deux décennies déjà.
Donc voilà Watchmen est sorti, c'est Zack Snyder qui s'y colle après un
300
réussi, mais bien plus simple à adapter tout de même. Allons y franco, on peut
le dire, c'est une adaptation réussie, pas parfaite mais réussie. Il faudra
sans doute attendre la version longue à paraître en DVD et Blu-Ray pour se
forger un avis final, mais voilà déjà ce qu'on peut déjà en dire :
- Le casting est très bon, le comédien et Rorschach sont parfaits, le hibou aussi mais un peu jeune, Sallie manque un poil de fermeté (au niveau du caractère, pas du cuissot) par rapport à l'originale. Les deux mini déceptions sont pour Ozymandias, un peu fadasse, pas assez ressemblant physiquement parlant et le Dr Manhattan auquel il manque peu de choses, mais c'est un rôle extrêmement compliqué.
- En dehors de la ressemblance physique l'interprétation est plutôt bonne, à part de deux ou trois moments où ça part en sucette, où ils ne sont plus dans le ton.
- Visuellement le travail est important, un soin particulier semble avoir été porté aux textures. Là encore hormis deux ou trois moments de laisser aller c'est du bon boulot.
- La bande son est de très bonne facture, mais malheureusement l'excellent The Beginning Is the End Is the Beginning, des Smashing Pumpkins, qui figurait sur le premier trailer est absent...De même que le très bon Take a Bow de Muse.
- Maintenant passons on contenu scénaristique. Le film est très proche du
comic, il ne s'en écarte que très rarement. La fin est légèrement différente,
pas de quoi bouleverser le récit, c'est d'ailleurs sans doute parce qu'ils
n'ont pas eu le temps nécessaire pour mettre toutes les histoires du comic
qu'ils ont du procéder à ce changement. Donc grosso modo on peut dire que c'est
bon, c'est ça ! Néanmoins quelques petits points peuvent chagriner :
Le film a beau être long (2h45), il est court par rapport au comics (à la
louche 5 bonnes heures de lecture), et les coupes qui ont du être faites ne
nous font que partiellement survoler la richesse du bouquin. Le deuxième
problème de ces coupes est que tout va très vite, les personnes ne connaissant
pas du tout l'histoire risquent d'être un peu perdues ou pire de passer à côté
du message, de tout l'esprit critique de ce "roman graphique". Mais là encore
la version ciné n'est qu'un aperçu du montage final (oui 9€, 2h45 de film et
vous n'avez fait qu'effleurer le sujet !), on peut donc espérer plus
d'approfondissement dans la version longue. Enfin petit regret personnel le
passage de Dr Manhattan sur Mars, qui est une merveille de "poésie blasée" ou
"poésie apathique" dans le livre, se permet ici de réécrire le passage et le
point de vue du père du Dr Manhattan, ce qui est un changement très important
dans la construction du personnage. Ma préférence va sans nul doute là encore à
l'original.
Au final
Watchmen est une petite prouesse car c'est une adaptation réussie d'une œuvre
présumée inadaptable, même si pas à 100% convaincante (comme 300 en son temps
d'ailleurs !). C'est peut-être le problème des adaptations filmiques de
certains comics, les changements, aussi microscopiques soient-ils, peuvent
détruire une cohérence chèrement acquise sur le papier, et une version
cinématographique ne sera toujours au final que la lecture du roman par le
réalisateur, son point de vue pouvant différer du notre par tous ce que
l'imagination peut créer pour remplir les espaces entre les cases de nos bandes
dessinées adorées.
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