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dimanche 2 décembre 2012

Daniel Craigothon !

Comme prévu de longue date un petit "Daniel Craigothon", malheureusement sans Millenium que je n'ai point vu et que je ne critiquerai donc pas, dans un souci évident de probité ! DC, l'acteur le plus en vue du moment, n'a pas comme beaucoup atteint le sommet rapidement, sa carrière s'est bâtie sur le long terme. Si vous êtes journaliste et que vous êtes "hype" vous direz sans doute que son premier rôle marquant était dans "Layer Cake", un thriller que personne n'a vu, mais vous êtes journaliste et citer des films que personne n'a vu est le seul moyen que vous ayez de prouver votre supériorité intellectuelle. Moi j'ai pas vu ce film, le premier film de DC que j'ai vu était Tomb Raider, que tout le monde a du voir contrairement à LC, et sa prestation de méchant/gentil baraqué ne m'avait pas forcément "surleculté", comme il se dit dans le Bouchaunois. Il a été "remplacé" par Gerard Butler dans le 2ème épisode et celui-ci a connu une belle carrière aussi par la suite, mais là encore pas à l'aide de sa prestation dans Tomb Raider.

Tomb Raider

Conclusion : pour jouer le buddy guy de Lara Croft il vous faut des abdos (car oui les héroïnes à fortes poitrines doivent être accompagnées de prof de salle de sport dans leurs aventures, c'est contractuel) et pour réussir une carrière au cinéma jouer dans un Tomb Raider, même si celui-ci est un flop artistique et financier, peut-être un bon plan.

Revenons à la carrière de DC : en 2001 il tourne "Les sentiers de la perdition" sous la houlette d'un Sam Mendes, qu'il retrouvera pour Skyfall, tout frais auréolé du succès d'American Beauty aux oscars. Maintenant pour dire la vérité il a fallu que Mendes dirige Skyfall pour qu'on se rappelle que Craig avait déjà tourné avec lui, car lors de la sortie du film tout le monde ne parlait que de Tom Hanks, alors à l'apex de sa carrière. Autant dire que Daniel Craig tout le monde s'en fichait à cette époque là. Et puis voilà on l'a désigné volontaire pour être le nouveau James Bond, tout le monde lui a craché dessus (gnagna il est blond, imberbe etc), puis le film est sorti, et tout le monde l'a aimé, et sa vie a changé. Outre les envahisseurs, à la croisée des mondes : la boussole d'or le pas terrible Quantum of Solace et Les Insurgés il a empilé les projets comme un joueur de TGM les tetraminos.

CowBoy et Envahisseurs

DC...Avec de telles initiales il aurait pu jouer dans Batman ou Superman avec lesquels il se serait fondu facilement vu sa physionomie. Mais il a du se dire "AC de jeux de mots "comics" vaseux" et a choisi une autre voie dans l'art de la BD filmée : celle de Cowboy et Envahisseurs. Craig + Ford + Wilde + Favreau, sur le papier c'est prometteur, mais de la page du comic feuillets du scénario le papier s'est un peu froissé.
Reprenons pour bien comprendre : Sans revenir sur DC on a donc Favreau qui sort tout droit de la réussite des 2 premiers Iron Man et d'une expérience d'acteur dans Daredevil notamment qui le place en bonne position pour réussir tout ce qui touche de près ou de loin une adaptation de comic, Harisson Ford lui même qui, s'il ne fait plus les films à la chaine comme il y a quelques années, a toujours une grande cote de sympathie et surtout il a tout le loisir de choisir les films qu'il souhaite faire. Et enfin nous avons Olivia Wilde, aka N°13 dans Docteur House qui lui même dit ironiquement à peu de chose près : "c'est pas comme si c'était la fille la plus sexy du monde". Reste qu'avoir un staff en béton ne suffit pas toujours à bâtir un bon film, il faut aussi de solides fondations prenant la forme d'un scénario dont le matériau de base est plutôt original : mêler le western et la SF. Sur ce plan là le titre du film ne ment pas.
Sans surprise le film commence par une partie Western qui est très convaincante, avec un Daniel Craig à l'aise, le film est âpre, ça sent le western pur et dur et le cuir de cheval poussiéreux. Seul "HF" fait une sortie de route à ce moment là du film, il est en effet trop caricatural pour être convaincant.
Puis on passe en mode Independance Day et cette ambiance, cette solidité filmique commence à s'étioler car la fusion des deux mondes n'est jamais parfaite. Peut-être que la partie Western pure est trop réussie en égard du reste et que l'arrivée de la partie SF nous l'a fait quitter un peu trop violemment. On se dit qu'on aurait aimé 2 heures de Western comme ça finalement, sans envahisseur. Il faut dire qu'en dehors de l'époque la partie Alien n'a rien de bien originale, et qu'hormis certains passages tendant vers l'horreur pure assez réussis (la scène du bateau en particulier) on se retrouve dans un bête film de SF plan plan, esthétiquement sans surprise (il rappellera même Skyline par moment), aux effets spéciaux moyens compte tenu du budget alloué. Seul curieusement le rôle d'Harrisson Ford s'améliore avec le temps et fini par se justifier à la fin. A part la (trop) brève nudité d'Olivia Wilde on est donc assez loin du chef d’œuvre, et même si on passe globalement un bon moment une terrible frustration, un sentiment de "peu mieux faire" nous submerge, comme un kiss cool dont le 2ème effet ne nous aurait pas conduit au lapin.

Dreamhouse

C'est avec l'esprit vide de tout pressentiment que je suis allé voir Dreamhouse car j'en ignorais tout en dehors de la présence de Craig au générique. Et c'est plutôt agréable d'ailleurs, dans un monde où le matraquage marketing, les bandes annonces et le merchandising font loi, de pouvoir réellement découvrir un film vierge de toute idée préconçue, car on a alors la sensation de découverte, le plaisir d'être emmené dans une histoire dont les frontières ne sont pas encore bornées par un spoil violent. Et cet état m'a réellement permis de profiter au maximum du film, qui est thriller semi horrifique/psychologique, car son twist final, qui n'a ceci dit rien de final puisqu'il doit arriver au 2/3 du film, m'a réellement surpris. Bien interprété (Rachel Weisz y est comme souvent impeccable et Daniel Craig y est bien plus convaincant que dans Invasions par exemple), bien réalisé, avec une juste sobriété, le film est parfaitement recommandable si tant est qu'on aime le genre.

Tintin

J'ai peur d'être un Tintinophile, sans doute pas le plus extrémiste qui soit mais quand même...Quand on annonce un film Tintin avec Steven Spielberg et Peter Jackson aux manettes on peut-être tout à la fois aussi enthousiasmé qu'horrifié, d'une part parce que 2 des plus grands noms du cinéma se penchent sur le bébé, et d'autre part parce qu'Hollywood étant ce qu'il est on aurait pu se retrouver avec n'importe quoi comme résultat. Ce n'est heureusement pas le cas, mais ça reste la vision de Peter & Steven, ils ont beau avoir la classe de Georges Lucas Hobbitbol leur image de Tintin, aussi respectueuse soit-elle, ne sera pas forcément la vôtre, forgée après des années et des années de lecture et de rerelecture du chef d'oeuvre d'Hergé. Aussi personnellement si la "performance capture" ne me dérange pas le look des personnages n'est pas franchement celui que je m'étais imaginé, si la fusion des deux histoires (Le secret de la Licorne et le crabe au pince d'or) est plutôt habile j'aurais préféré qu'ils ne s'attardent que sur un seul volume. Pour les Asterix, animés comme avec des acteurs réels, ils ont aussi beaucoup pratiqué la fusion, mais n'est pas Son Goku qui veut et rallonger artificiellement la durée d'un long métrage en assemblant deux histoires, en dehors de cela parfaitement cohérentes, ne peut pas aboutir à un résultat idéal. Reste que le film est plutôt prenant et bien rythmé, et qu'en dehors de 2 scènes malvenues (le redémarrage du moteur par le capitaine Haddock et la bataille de grues finale), qu'on ne doit d'ailleurs pas à Hergé, c'est plutôt sympathique. Côté bande son John Williams n'était par contre pas dans un grand jour et le générique du dessin animé des années 90 symbolisait beaucoup plus, à mon avis, le côté aventureux du personnage à la houppette, là où l'illustre compositeur s'attarde sur son côté détective. Attendons de voir la suite pour voir si le duo de réalisateurs/producteurs peuvent encore mieux faire ! Un mot sur Craig qui prête sa voie et sa gestuelle à un des personnages principaux du film avec qui il n'a pourtant aucune ressemblance, mais le résultat est très probant, bravo à lui. Et la prestation de Gad Elmaleh tiens plus du caméo qu'autre chose, contrairement à ce que tout le marketing a essayé de nous faire croire. Sinon l'intérêt de la projection en 3D ne m'a pas paru évident.

Skyfall

Skyfall, le film dont tout le monde parle, le James Bond qui bat tous les records, celui qui est salué aussi bien par la presse que les spectateurs ! Alors que dire ? Qu'ajouter ? Est-ce nécessaire d'en faire plus ? Oui il le faut, je le crains...Bon j'avoue le film est bon, voire très bon, mais fondamentalement rares sont les James Bond à être complétement mauvais, même The world is not enough dont je ne suis pas un grand fan reste divertissant à regarder. Il est bien meilleur que le feignant Quatum of Solace mais il lui manque le petit quelque chose qui faisait que le charme de Casino Royale. Je ne saurais dire ce que c'est, et même si la photo est plus travaillée, même si cette atmosphère très dark side, pleine de morosité, de dépressivité (?) est magnifiquement rendue il reste que le film est un peu bancal par différents aspects :

  • La façon dont le film fait référence à ses prédécesseurs va peut-être un peu trop au delà du clin d'oeil pour que ce ne soit pas gênant et laisse une impression de serpent qui se mord la queue. Ce n'est pas perturbant pendant la projection mais après si on cherche une quelconque cohérence à l'ensemble de l’œuvre James Bondienne ça peut irriter.
  • Certaines ficelles ont déjà été vues ailleurs, comme le plan machiavélique du méchant planifié plusieurs coups à l'avance par rapport aux actions de nos héros.
  • C'est quoi cet expert informatique qui pour analyser le contenu d'un pc d'un pirate commencer par le brancher physiquement sur son réseau local ? Il n'a jamais lu Homère (pas Simpson, l'autre) ?
  • La Française James Bond Girl de service, Bérénice Marlohe, est incroyable de "uselessness" dans l'histoire, on pourra toujours dire que c'est la première James Bond Girl jetable de la génération Craig. Même pour un rôle peut-être encore plus anecdotique Gemma Arterton avait droit à plus d'attention de la part de Bond.
  • Tout le monde se fiche d'M, qui a vraiment de l'empathie pour elle ? Baser une partie de l'intrigue sur son personnage est une erreur car tout le monde se fiche qu'elle meure ou non.
  • Le final façon O.K. Corral est sympa mais n'a pas trop sa place dans un James Bond.
  • Le générique n'est pas trop mal, la chanson d'Adèle est très James Bondienne, et plutôt sympathique, mais sans plus de saveur que ça. On attend encore le grand générique de l'ère Craig (CR : la chanson est bien mais où sont les filles ? QoS : ratage sur toute la ligne), la génération Pierce Brosnan a été plus gatée sur ce plan là.
  • Daniel Craig ne sait pas courir, or il court beaucoup dans ce film.
  • 200m$ de budget, et on nous sert encore des effets spéciaux moisis (voir la scène du métro, criante de non réalisme).
    Noir c'est noir[C
  • Allumez la lumière ! Le film se passe dans la pénombre les 3/4 du temps. J'espère que vous avez un écran plat ou un projecteur haut de gamme avec un taux de contraste qui crève le plafond parce que sinon vous n'allez rien voir de ce qui se passe une fois la galette du film en votre possession.

Mais bon qu'est-ce que sont ces petites gouttes d'amertume face à un océan de bonheur ? Allez voir Skyfall !

Toutes les images proviennent d'allocine, sauf la première qui vient de je ne sais où mais merci à eux !

dimanche 26 février 2012

Rage Vs Mass Effect 2 !?

Avant de vous faire subir un Daniel Craigothon, où je ne vous demanderai pas de faire le 3637 ou de vendre des frites dans le froid, j'ai décidé de vous parler de Rage, le dernier petit jeu vidéo d'Id Software.
Rage

Once upon a time

Parce qu'on va essayer de faire les choses bien partons déjà sur un petit historique : il y a bien bien longtemps id software révolutionna l'histoire du jeux vidéo en sortant Wolfenstein 3D, un jeu de tir utilisant la vue subjective dans des environnements en 3D. Même si ce n'était pas la première fois qu'on pouvait jouer à la 1ère personne (des RPG et autres jeux d'aventures s'y étaient déjà essayés, la paternité exacte serait difficile à retrouver) il donna naissance à un genre qu'on appelle aujourd'hui "FPS" (pour first person shooter) mais qu'on appela pendant longtemps Doom like car Doom, le gros jeu d'id après Wolf3D, marqua tellement les esprits que tout ce qui sorti après était inévitablement comparé à cette référence. Même le célèbre Duke Nukem 3D, pourtant presque aussi populaire, était un Doom Like, et le terme Duke Like n'a jamais été utilisé. Il a en fait fallu attendre la sorti de la nouvelle grosse licence d'ID pour que ce terme soit remplacé : Quake (dont j'ai du déjà un peu parlé ici) arriva et avec lui le terme de "Quake Like". Une nouvelle étape est franchie au niveau technique car on passe en 3D intégrale là où Wolfy et Doomy étaient plus en 2D trompe l'oeil. C'est également le début de l’avènement des cartes graphiques 3D (3DFX, Rendition, Power VR, Matrox Millenium, j'en passe et des meilleurs). John Carmack, le génie derrière ces moteurs 3D, est l'homme vers qui les constructeurs se tournent quand ils conçoivent leurs produits. Pendant ce temps Doom est porté sur les différentes consoles de l'époque et sert de mètre étalon pour juger des performances de celles-ci. Les moteurs de Quake, Quake 2 et Quake 3 Arena seront sans doute les plus utilisés jusqu'à l’apparition de l'Unreal Engine 3. Ainsi Half life, Medal Of Honor, Call of duty ou Jedi Outcast ont bénéficié tour à tour de la technologie développée par id (à des niveaux variables). Doom 3 marqua un petit arrêt dans dans l'exploitation du moteur par des équipes tierces, même si le récent Brink fait usage d'une version boostée de celui-ci (dont la version originale date de 2004 tout de même !). Il faut dire que l'Unreal Engine 3 est arrivé à point nommé avec les consoles Next Gen en proposant une solution tout en un pour les développeurs désirant faire du multiplateforme en se préoccupant au minimum des problèmes techniques. C'est aussi pour eux un moyen de contrôler les coups de production qui ont explosé avec l'arrivée de ces machines. Bioware a ainsi retenu cette option pour Mass Effect 2. Id ne proposant visiblement pas le même type de service a donc perdu du terrain mais de leur propre aveu ils se considèrent plus comme une société faisant des jeux que des moteurs. D'ailleurs il n'est pas prévu que le moteur de Rage soit utilisé par d'autres sociétés que celles dans le giron de Zenimax (la maison mère d'id).

Des solutions aussi bien tactiques que techniques

Alors quoi de neuf sur ce nouveau moteur sobrement intitulé "Id tech 5". Et bien pas grand chose...Ok j'exagère, disons que la grande nouveauté de ce moteur n'est pas vraiment une puisqu'il s'agit du "Mega Texturing' qui était déjà utilisé dans les versions les plus récentes de l'"id tech 4" (après Doom 3). Quel est le principe du Mega Texturing ? Eh bien pour bien comprendre son intérêt intéressons nous d'abord à comment sont gérées les textures habituellement dans les jeux. OK c'est quoi une texture vous allez me demander ? Une texture est une image qu'on applique sur un modèle en 3D pour lui donner une aspect pus réaliste. C'est toujours pas clair...Bon imaginez un mannequin en plastique derrière une vitrine, son visage est d'une couleur unie. C'est notre modèle 3D. Pour lui donner un peu plus de personnalité on va imprimer sur une belle feuille un visage avec yeux, un nez etc etc et on colle ensuite cette feuille sur le mannequin en suivant les contours du visage. Voilà c'est ça une texture. Si vous n'y comprennez toujours rien faites donc un tour sur wikipedia. Donc les textures c'est sympa mais ça a tendance a consommer beaucoup de mémoire, et la mémoire ça coute cher, ça consomme en plus des ressources, ça augmente les temps de chargement, enfin bon une vraie misère. du coup nos amis développeurs pour limiter l'utilisation de la mémoire ont tendance à réduire le nombre de textures différentes et donc à les réutiliser souvent. Par exemple disions que vous voulez faire un mur de briques. La solution la plus simple sera de faire une texture d'une seule brique et de la répéter sur tout votre mur. Ainsi à partir d'une toute petite imagine vous en obtenez une autre très grande.



Le problème évidemment c'est que votre mur de brique est très moche, donc au lieu de faire une brique pour améliorer le résultat vous allez faire une texture de plusieurs briques différentes mais elle aura la particularité de pouvoir être collée à elle même sans qu'on puisse voir de raccord entre les deux (la brique la plus à droite continue sur la gauche de l'image). Démonstration :
Mur de briques
C'est déjà mieux mais ça se répète toujours un peu et ça consomme un poil plus de mémoire. Du coup nos jeux aussi beaux soient-ils ont toujours cette contrainte du diktat de la texture ! Mettre plus de variétés de textures dans un niveau veut donc aussi dire réduire la taille de celui-ci sous peine de ne pas pouvoir tout charger en mémoire.
Et John Carmack un jour a du se lever le matin en se disant "Y'en a marre de cette limitation au niveau des textures !". Il a alors cherché une solution, et comme on parle d'un gars dont le passe temps en dehors du boulot est de construire des fusées (!), il a évidemment trouvé une solution et l'a appelée sobrement "Mega Texture", oooh yeah ! L'idée du Mega Texture est d’utiliser une seule texture énorme pour recouvrir tout l'espace virtuel où va évoluer le joueur (imaginez une nappe qu'on déposerait sur une maquette géante. Comme on a une seule texture rien ne se répète, et comme rien ne se répète chaque lieu traversé semble unique, les graphistes ont moins de contraintes et le tout a une direction artistique particulièrement léchée. Je vous passe les détails techniques au niveau de l'accès en mémoire des données de la dite texture, le mieux serait encore de regarder la Technote de JC, absolument passionnante pour peu que vous compreniez un peu l'anglais (ce n'est pas très difficile à suivre) :

Malheureusement cette technique a quelques désagréments : d'abord on a beau avoir des blu-ray et des disques durs avec des TO de disponibles on reste limité, et si les textures, enfin la texture, est infiniment variée elle n'est pas très détaillée. Un exemple simple : les distributeurs de boissons sont moins détaillés que ceux du premier Half Life, pourtant sorti en...1998 ! Le deuxième souci c'est qu'à cause de cette texture géante il est délicat de créer des éléments destructibles, comme on voit dans les derniers FPS à la mode tel Battlefield 3. La raison est simple : reprenons notre exemple de la nappe posée sur la maquette, si vous voulez soulevez un élément vous allez déchirez la nappe, eh bien c'est exactement ce qui se passerait avec la méga texture ! En conséquence la destruction de décors ne concerne pour l'instant que des scènes scriptées. Mais ces quelques contraintes n'empêchent pas le jeu d'être très beau et immersif, surtout qu'en théorie la fluidité doit être constante à 60 images/s, là ou la plupart des jeux actuels se contentent de 30...et pas toujours constants...
Ok ça ne vous aura pas échappé j'ai écrit "en théorie". J'ai la version PC de Rage car ma religion m'interdit de jouer à FPS avec autre chose qu'un clavier et une souris. Et mon PC est équipé d'une carte Ati (ou AMD), or lors de la sortie du jeu AMD a sorti de nouveaux drivers qui étaient incapables de faire tourner décemment le jeu (textures bleues, manquantes, framerate catastrophique), au grand dam de Carmack et de son équipe. Depuis la situation s'est améliorée mais on sent que ça pourrait être encore mieux. Voilà le résultat de mon expérience personnelle sur un msI GX660 équipé d'une mobility radeon 5870 :

  • Avec les drivers d'origine le jeu ne se lance même pas
  • Avec les drivers recommandés par id software (drivers "Preview 2") le jeu tourne sans problème grpahique, le framerate est moyen mais suffisant. J'ai fini le jeu avec ces drivers.
  • Avec les drivers 11.11 la fluidité est moins bonne et il y a des bugs graphiques
  • Avec les drivers 11.11c pas de bug graphique et la fluidité fait un grand bon en avant par rapport à la preview, c'est quasi parfait.

Je n'ai pas essayé avec les 11.12 ou plus récent.

Tout ça pour quoi ?

Pour un super jeu ! Plus que son univers (réussi), que ses phases de courses (sympa mais sans plus) ou tout simplement que sa technique, la grande force de Rage est sa partie FPS pure, on prend du plaisir à enchainer les couloirs pour tuer du méchant. On se fiche de l'histoire, du but à atteindre, à partir du moment où il faut lutter pour sauver sa peau on éprouve un plaisir comme on en a pas eu depuis un moment dans l'histoire du tir à la première personne. De plus il est relativement long, on en a pour son argent, surtout qu'il est souvent bradé un peu partout, n'hésitez pas c'est une affaire pour qui aime les shoots solo.
ME2

Le duel !

Reste que maintenant je dois justifier le titre de mon article : pourquoi Rage Vs Mass effect 2 ? Parce que les deux jeux se ressemblent énormément ! Allez prenons un exemple de partie type pour chaque :

Rage :

  • Vous êtes dans la ville, le maire vous dit d'aller au repaire des méchants pour zigouiller tout le monde et récupérer un item quelconque
  • Vous allez au magasin pour faire le plein de munitions, vous achetez de nouveaux plans pour faire de nouvelles armes et vous "craftez" un peu
  • Allez hop on y va ! Vous prenez votre voiture préférée et direction la zone de la mission
  • Sur place vous éradiquez les méchants
  • Retour à la ville, le maire est content vous recevez votre paiement

Mass Effect 2:

  • Vous êtes sur votre vaisseau, vous recevez un email du boss qui vous dit d'aller tuer des moissonneuses batteuses sur la planète gamma ultra soluble en tablettes.
  • Vous allez voir votre scientifique pour savoir quelles nouvelles armes il a bien pu dénicher, et éventuellement lâcher quelques biftons histoire que les recherches avancent plus vite.
  • Allez hop on y va ! Vous donnez des ordres pour que le vaisseau aille vers la zone de la mission
  • Sur place vous éradiquez les méchants
  • Retour au vaisseau, le boss est content


Voilà, et je caricature à peine. Quand on sait que le futur Mass Effect 3 proposera un mode supprimant quasiment tout l'aspect RPG du titre, les différences risquent d'être encore plus minimes !
Autre point commun : les bugs, Mass Effect a beau être un énorme triple A ça ne l'empêche pas d'avoir des personnages qui disparaissent comme par magie, façon "tu me voies, tu me voies plus". Peut-être qu'un patch ou qu'un driver à résolu le problème (je n'ai pas relancé le jeu depuis que je l'ai fini y'a un moment de cela), mais dans la pratique ce manque de finition laisse à désirer pour une si grosse machine. Le jeu reste parfaitement jouable et agréable ceci-dit. Et, pour finir sur l'aspect technique, sur la même machine que celle où j'ai fait tourner Rage, ME2 proposait une fluidité ma foi assez similaire.
Enfin reste que Mass Effect 2, contrairement à Rage, est aussi un jeu de drague, et ça ça n'a pas de prix (faut dire que les nymphettes post-apocalyptiques de Rage ne sont pas très causantes)...
Pour clôturer ce débat où nous avons un jeu d'action qui se prend pour un RPG et un RPG qui se prend pour un jeu d'action (vous avez le droit de digresser sur l'uniformisation du gameplay dans les jeux à gros budget...), je dois dire que j'ai beaucoup apprécié les deux titres et que si vous n'avez pas encore eu la chance de vous y adonner il n'est jamais trop tard pour bien faire.
Screenshots en provenance de Gamekult.com

samedi 26 novembre 2011

Ça poutrait !

IMGP9377.JPG
J'ai beau être un gros dur j'avais en mars dernier ouvert les robinets lacrymaux au maximum car je n'ai pas pu accéder au concert du groupe mythique qui nous réunit tous ici : Les Forbans...Euh...non ce n'est pas ça...attendez je vais me rappeler...ah oui je sais c'est un nom qui fini en "aille" : Rika Zaraï ? Non ce n'est pas ça...hum...Ah oui ça a un rapport avec la Jamaïque : Pearl Jam ! Arf non non et renon ce n'est toujours pas ça...Oula oui je me rappelle qu'il y a aussi une références aux indiens : Ravi Shankar ? Laissez tomber je ne retrouverai jamais ...

Anoraak

En attendant que ça me revienne parlons un peu de la 1ère partie assurée par un Dj du nom d'Anoraak qui a réussi l'exploit de jeter un froid dans la fameuse arène parisienne du POPB. Vous me direz, avec un nom pareil...Très franchement ses mix étaient loin d'être mauvais, même plutôt agréables, mais pas dansant du tout, genre en boîte à mon avis les seuls à se dandiner sur ces rythmes là doivent être positif à l’éthylotest. Pour tout dire la fosse, pourtant si agitée habituellement, ressemblait ici à une armée de NS5 attendant leur activation. Heureusement pour eux au bout de 3/4 d'heures un gentil roadie est venu tapez sur l'épaule du père Anoraak pour lui dire : "c'est bon mon gars, t'inquiètes pas ça va aller".

JamiroquaiPOPB

Et puis, telle la fée Bleue se penchant sur le corps inanimé de Pinocchio, Jamiroquai (aaah oui je me rappelle maintenant :)) est arrivé, le peuple fut sauvé, la soirée pouvait enfin réellement commencer, oh yeah ! Nos petits gars ont assuré un show de 2h10, une longueur qui a tendance à devenir rare, et ils ont visiblement pris autant de plaisir que nous autres pauvres amateurs d'Acid Jazz ! Car oui, alors qu'on a de plus en plus de retours de concerts où les groupes se contentent de venir, jouer (parfois en playback) 10 morceaux et repartir aussi sec sans s'émouvoir plus que ça Jamiroquai est sur scène autant pour se faire plaisir que pour nous faire plaisir, ça se voit et ça s'entend.
Du côté visuel l'enrobage était très sobre, un fond étoilé, quelques planètes en carton pâte et un écran géant diffusant des vidéos ayant un rapport plus ou moins marqués avec les chansons. Pas de chichi sur la scène à part une ou deux bandes fluos et Jay lui-même arborant une superbe veste verte avec des franges façon cow boy du plus bel effet. On peut même affirmer qu'il est la seule personne sur Terre à pouvoir porter ce genre de truc sans avoir l'air ridicule. "Jay la classe" nous a d'ailleurs gratifié de quelques mouvements de danse du type "quand tu les fais t'as l'air bête, quand il le fait il a l'air chouette" comme on dit dans le Bouchonois.
Un visuel sobre ne peut-être synonyme que de grandiloquence acoustique, et il en a fallu car je vous rappelle que le public, venu nombreux (la salle était pleine), était à ce moment là aussi réveillé que des asticots dans un surgélateur. Les hostilités ont commencé avec un Rock Dust Light Star de bon ton et le groupe a ensuite enchainé les tubes de Travelling Without Moving, Synhronized, A Funk Odyssey, Dynamite et enfin RDLS, avec une répartition à peu près égale d'ailleurs car il en faut pour tous les goûts (les deux premiers albums ont été oubliés malheureusement, mais en 7 albums maintenant pas facile de tout faire). Je vous donne la track list des morceaux dont je me rappelle et dans le désordre, j'étais trop dans le trip pour prendre un papier et un stylo, si vous voyez une erreur ou un manque n'hésitez pas à me corriger :

  • Rock Dust Light Star
  • Cosmic Girl
  • Main Vein
  • Love foolosophy
  • Little L
  • Hey Floyd
  • Alright
  • Dynamite
  • Travelling Without Moving
  • Feel Just like it should
  • Deeper underground
  • White Knuckle Ride (en rappel)

Si les morceaux du dernier album ont été joués presque à l'identique de la version album, tous les autres morceaux ont été réarrangés et étendus en général avec beaucoup de bonheur et avec sans doute une large place à l'improvisation car Jamiroquai ne connait pas le playback (on a eu pas mal de petits coups de larsen dans le micro de Jay). Le groupe parlons-en, Jay était en grande forme, Rob Harris a lancé des solos d’anthologie, Paul Turner nous a fait oublier Stuart Zender, Sola et Derrick impeccables comme toujours et alors que je suis souvent le premier à le critiquer le trio de choristes a fait parler la poudre ! Un vrai bonheur je vous dis !
Notez que tout s'est enchainé sans temps mort (pas d'entracte), à part avant le rappel évidemment, ce qui rajoute à la performance car tenir si longtemps sur scène ne doit pas être une mince affaire. Concluons pour dire que Jay a plusieurs fois remercier le public Français pour son soutient pendant ces 20 ans de carrière et que la relation qu'il avait avec ses fans frenchies était spéciale à ses yeux. Il a d'ailleurs demandé si quelqu'un dans la salle était aussi présent lors d'un concert qu'ils ont donné au Bataclan.

Un bien beau moment donc et on a qu'une hâte c'est que le groupe revienne au plus vite à Paris !

Les photos sont copyright Jamiroquai.fr, et je remercie au passage la sécurité qui m'a obligé à laisser mon appareil reflex à la consigne, mon téléphone ayant pris le relais avec le résultat que vous voyez...

Edit : Petit bonus filmé par mon voisin lors du concert ;-)

vendredi 11 novembre 2011

Rappel des dates de concert

Le point sur les concerts du groupe à venir en France, les dates sont issues du site officiel :

  • 22 Novembre à Paris
  • 23 Novembre à Nantes
  • 25 Novembre à Strasbourg
  • 27 Novembre à Limoges
  • 28 Novembre à Toulouse
  • 30 Novembre à Lyon


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samedi 29 octobre 2011

Présentation de Funky Tivi

Funky Tivi

Vous avez du remarquer, vous lecteurs attentifs à qui rien n'échappe, que des liens FUNKY TIVI s'étaient invités sur Jamiroquai.fr.
Alors pourquoi comment ? Eh bien c'est très simple, FUNKY TIVI est une association qui promeut les groupes de funk de la région Nantaise et si comme moi vous êtes fan de Jamiroquai alors vous aimez certainement le funk, donc le travail de FUNKY TIVI vous intéresse, et si ça vous intéresse c'est donc que ce travail à sa place sur jamiroquai.fr, la boucle est ainsi bouclée :-)
Pour assouvir votre soif de curiosité voici une belle vidéo réalisée par FUNKY TIVI, il y en beaucoup d'autres sur le site donc n'hésitez pas à aller le visiter régulièrement !

Va jouer à la Marvel

Pour reprendre une vieille tradition: les titres auxquels vous avez failli échapper :-)
D'ici comme Ickx
A la coupe de l'America, quand la Lantern passe au Green tu aurais Thor ne pas enclencher la First Class
La lanterne verte le Captain America quatre doigts

Marvelle

Cette année a été riche en adaptation de comics, très riche, digne un régime alimentaire de préparation à Mr Olympia. Mais cet euromillion de la BD américaine appelle-t-il un digestif ou une cuillière de bicarbonate ? Voyons dans l'ordre d'arrivée chacun des participants avant de digresser sur le passé le présent et l'avenir des adaptations de comics.

C

Thor

Le super héros préféré des Claudettes, Thor n'est pas très connu chez nous, en tout cas en tant que Comic. Incarné impeccablement à l'écran par Chris Hemsworth, dont on se rappelle la superbe performance dans...attendez...ça va me revenir...bon passons. Diéfié Chris s'en sort donc magnifiquement: charisme, humour, physique taillé à la faucille et au marteau. A côté de lui on a Mr Antony Hopkins en patriarche et un Loki qui malgré tout le bien qu'on en dit m'a semblé un peu transparent en tant que "bad guy". Enfin côté casting féminin il y a Natalie Portman dans une performance à mi-chemin entre la revanche des Sith et Black Swan...Mais c'est Natalie Portman, alors peu importe.

Tout ce petit monde est réuni sous la caméra de Kenneth Branagh, un homme plus habitué aux récits de Shakespeare qu'à ceux de Jack Kirby. C'est donc normalement un gage de qualité puisqu'on s'attend forcément à des personnages avec plus d'épaisseur (et je ne parle pas de muscles). En pratique ce n'est pas flagrant, ce qui ne veut pourtant pas dire que le film soit mauvais, loin de là.

La grande réussite de ce Thor c'est son humour. Le personnage haut en couleur qu'est Thor arrivant sur Terre comme un éléphant dans un magasin de porcelaine est impayable et on se marre inévitablement en suivant ce mélange de rock star et de tête couronnée. A côté de ça les scènes d'action sont sans surprise, l'esthétique des scènes dans le royaume des Dieux est...discutable, les effets spéciaux sont (un peu trop) ordinaires et la seule qualité de la 3D est qu'elle ne fait pas trop mal aux yeux. On sort néanmoins de la salle en ayant passé un bon moment et c'est bien bien ce qu'on demande à ce genre de film en priorité.

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Xmen : First Class

Prenez à la production le réalisateur des deux premiers XMen (aussi producteur de DrHouse en passant), mettez à la réalisation l'homme qui a fait le brillant Kick Ass et là vous vous dites : ça doit le faire.Et en effet ça le fait, mais...Ca aurait pu être mieux.

Avant de nous attaquer aux petits points qui font tâches parlons des points forts : le film commence sur la même scène que le premier Xmen, qui reste une des meilleurs scènes jamais faite pour un film Xmen, car elle annonçait clairement la couleur : je suis un film tiré d'une bande dessinée mais prenez moi quand même au sérieux. Et dix ans après vient la suite directe de cette scène, que nous ne pouvions jusque là qu'imaginer, grâce à la magie du cinéma. Quelle belle entrée en matière !
A partir de là le film surfe sur un fond historique de guerre froide et sur la création de la première team d'X-Men. Et là se trouve certainement un des points forts du film : la psychologie des personnages, savoir par quoi ils sont passés pour en arriver ce qu'on connait déjà dans les précédents Xmen. Et il faut avouer que les deux protagonistes principaux, James McAvoy (vu dans Wanted) en professeur Xavier et surtout Michael Fassbender (300, Inglorious Bastard) en Magneto (Serge !) qui prouve qu'il est l'un des futurs grands sur qui compter. Enfin Kevin Bacon apporte sa démesure à un Über méchant comme on les aime tant. Un méchant très James Bondien j'ai envie de dire (il se déplace à bord de son sous marin personnel), un peu à l'image du film d'ailleurs qui avec son ambiance sixties et son côté grandiloquent nous rappellera les meilleurs Sean connery.

Parlons, un peu, de ce qui fâche, un peu...Premier point la première "promo" : la plupart des mutants sont anti charismatiques, certains sortent tout droit d'Harry Potter et le plus potentiellement sympa d'entre eux se fait zigouiller bien rapidement. Et si Mystic est correcte the Beast est ridicule. Ensuite on a beau avoir une débauche de pouvoirs tout ça n'est pas très spectaculaire, et quand ça doit l'être ça ne l'est pas car les effets spéciaux assurent le minimum syndical. Enfin la fin est convenue et prévisible, ce qui était prévisible si on avait le nez fin.

En dehors de cela comme pour Thor on passe un agréable moment donc pourquoi se priver ?

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Green Lantern

Comme Thor Green Lantern n'est pas le héros le plus sur le devant de la scène en France. Le grand public l'aura peut-être croisé un dimanche matin dans le dessin animé la Ligue des justiciers mais à cette heure là en général y'a aussi la messe et téléfoot alors autant dire que ce n'est sans doute pas un fleuron de l'audimat. Il arrive donc chez nous sous les traits de Ryan Reynolds, qu'on a pu voir dans Wolverine en tant que Deadpool ou dans Buried récemment. Oui il est surtout connu pour être l'homme qui a divorcé de Scarlett Johansson...Eh ouais y'en a qui rêvent de l'épouser et bein lui il a divorcé avec elle ! Serait-ce parce qu'il est passé chez l'ennemi DC alors que la belle est la veuve noire de chez Marvel...? Pour finir sur les remarques sur le bonhomme il fait parti de ces personnes qui ont bossé chez les deux grands Marvel et DC, à l'instar de Vas-y Creuse...non pardon Halle Berry plutôt, et de Bryan Singer (réalisateurs des 2 premiers X-Men, voir plus haut, et du dernier Superman en date). Le film est réalisé par Martin Campbell, un homme capable du bon (Zorro) comme du moins bon (Zorro 2). C'est surtout l'homme qui a ressuscité par 2 fois James Bond avec Golden Eye et Casino Royale. Une belle carte de visite donc mais aussi cartoonesque que puisse l'être l'agent des services secrets de sa majesté est-ce que ce sera suffisant pour se confronter à une adaptation de Comic ?

Les premières minutes sont très encourageantes : un découpage vif et lisible caractérisant parfaitement le personnage de la lanterne : sans peur. Et puis passée cette scène d'introduction le film devient un film de super héros standard : découverte des pouvoirs, apprentissage de la vie de héros, de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilité et enfin la copine du héros manque de se faire tuer, la routine habituelle quoi.

Le film souffre grandement de ce manque d'imagination, et on aurait aimé un peu plus de fantaisie. Il pêche donc plus par manque de qualité que par la présence de gros défauts. Esthétiquement le choix de couleurs pourra en choquer certains (les personnages verts et roses fluos piquent un peu les yeux), mais c'est finalement proche des couleurs qu'on peut rencontrer dans les comics de la belle époque. En ce sens il se rapproche du Hulk d'Ang Lee (sans les effets de mise en scène en case de BD, inégalés à ce jour). Enfin le costume en images de synthèses du héros ne passe pas si mal, mais ça reste un ajout finalement anecdotique. Mention bien mais peut mieux faire !

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Captain America

Oui Captain America ressemble à un film de propagande, oui c'est un film patriotique...So what ? Vous vous attendiez à quoi avec un nom pareil ? Si vous êtes sortis de la salle en vous disant surpris : "oh, mais il est vraiment pro américain ce film", en ayant vu qu'il y avait marqué "Captain America" sur l'affiche du film, c'est que vous ne devez pas être bien malin. Mais résumer le film à ça serait trop limitatif car il est loin d'être mauvais.

La reconstitution de l'époque, la psychologie du héros, le jeu des acteurs (Chris Evans et Hugo Weaving en "tête" ahaha), tout ça fonctionne parfaitement. Mais le manque de surprises, les scènes d'action convenues, le côté déjà-vu de l'ensemble nous font regretter qu'il n'y en ait pas un peu plus. C'est finalement un résultat auquel on pouvait s'attendre en voyant la filmographie du réalisateur Joe Johnston, qui n'a jamais fait de bouse mais jamais de chef d’œuvres non plus. Le héros est néanmoins bien lancé et on a hâte de le revoir dans le futur "The Avengers". Un mot rapide sur la 3D : complétement dispensable, peut-être un chouïa meilleure que sur Thor.

Conclusion

Vous avez du vous rendre compte que mon ressenti sur tous ces films étaient mi figue mi raisin. Les raisons sont simples : ils se ressemblent quand même beaucoup, on a déjà eu dans le passé des films de ce genre de grande qualité (Spiderman, Ironman...), l'originalité manque cruellement et on sent que la prise de risque est ultra limitée. Et la lassitude risque fort de nous rattraper si les prochains films ne font pas des efforts dans ce sens...S'ajoute à cela des effets visuels (CGI) qui font cheap alors que ces films coûtent chers ! C'est à se demander si des progrès ont été fait en la matière depuis 15 ans ! Messieurs DC et Marvel attention donc, à trop vouloir tirer sur la corde il se pourrait qu'elle rompe un jour.

Pour finir sur une note plus positive en cadeau bonus la bande annonce de The Avengers (réalisé par la papa de Buffy contre les vampires) et qui pour l'instant envoie du bois. De toute manière une bande annonce avec une musique de Nine Inch Nails ne peut déboucher que sur un bon film !


Extra Bonus pour vous mesdemoiselles ;-)

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Précision technique : Thor et Captain America ont été vus en 3D au cinéma avec des lunettes dites "passives"
Toutes les images viennent du site allociné, sauf la "marvelle" qui est copyright Jamiroquai.fr

jeudi 1 septembre 2011

RAME

Affiche RAME
C'est la rentrée
La fin de l'été
Fini de danser
Sur des airs endiablés

C'est la galère
De retour dans le RER
Je vis le drame
D'être à nouveau dans une rame

J'étais bien obligé de commencer ce papier culturel (ou la cuisse) par un peu de poésie (gounette) car ce n'est pas tous les jours qu'on peut se réjouir de voir l'automne arriver. En effet l'été c'est nul : les moustiques, les bouchons, les coups de soleils, les insolations, les hydrocutions, les moches en maillots de bain etc etc. Voilà stop c'est fini, ça a autant d'avenir que DSK qui fait tomber la robe (de la femme) de chambre. Non l'automne c'est bien car c'est cet automne que vous pourrez aller voir RAME.

Mais qu'est ce que RAME ? RAME est une pièce de théâtre d'Eugène, un auteur Suisse mais un peu Roumain aussi qui un jour peut-être deviendra aussi célèbre que la recette du moelleux au chocolat. J'ai dit peut-être. Mais pour y arriver il a donc écrit cette pièce dont vous pouvez avoir un superbe descriptif en cliquant sur ce lien absolument magnifique. Ce qu'il faut retenir c'est que c'est un divertissement intelligent, une métaphore acerbe (mais pas au Croate) des dictatures et des dictaturés (euh...), ce qui est un sujet hautement d'actualité vous en conviendrez.

Photo Rame

Si je dois vous avancer des arguments pour vous inciter (à la menthe) à aller voir cette pièce, qui sera jouée du 12 au 15 Octobre à 20h au théâtre de la Jonquière dans le 17e arrondissement de notre belle capitale (enfin belle...comme c'est la seule que nous ayons...), je pourrais ajouter que je connais personnellement le metteur en scène, un homme d'une probité exceptionnelle, d'un investissement sans faille, nourri d'une passion exaltée pour le théâtre. Tenez voilà ci-dessous à quoi il ressemble quand il nous parle de sa pièce :

Et je vous assure que j'ai à peine retouché la photo.
Cet homme se doit de réussir son travail, c'est son fils sa bataille, et sachant son implication dans la pièce je ne peux imaginer un seul instant qu'elle soit mauvaise. Et surtout, surtout, s'il se foire il va être insupportable, il va râler, se morfondre, pisser partout de honte comme un jeune chiot et me casser les pieds ! Et ça c'est pas possible, j'y tiens moi à mes pieds. Alors vous fidèles lecteurs de Jamiroquai.fr, oui vous, venez voir RAME du 12 au 15 Octobre au théâtre de la Jonquière, pour le bien de tous !

PS : Et en plus c'est pas cher ! Allez vite réserver vos places sur ciejardelys@gmail.com, ou 06.62.92.48.45 ou http://www.billetreduc.com/55890/evtbook.htm

samedi 6 août 2011

Let's get some (audio) freeplay !

Petit post estival pour vous qui, peut-être comme moi, êtes bloqués par la pluie...Non ne pleurez pas ça me donne une bonne raison pour rester tranquillement au chaud et écouter de la musique ;-) Vous le savez j'aime les jeux vidéo, la musique et je suis un gros radin, alors voici comment concilier ces 3 passions...euh non 2 plutôt : la musique de jeux gratuite ! OH YEAAAAHH !
Je vais pas être exhaustif mais voici une petite sélection de ce qu'on a pu avoir ces derniers mois :

Left 4 Dead 2


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Les gens de chez Valve font parfois des choses bien (Half Life 1 & 2, Steam) et des choses...moins bien (Left 4Dead 2 à peine un an après la sortie du 1, Steam...) mais on ne peux pas leur reprocher d'être généreux quand une bonne opportunité commerciale se présente. C'est ainsi qu'est apparu l'année dernière un concours vidéo pour le meilleur clip du groupe virtuel Midnight Riders qui nous permet aujourd'hui de télécharger le morceau Save me some sugar (this won't take long), de la country/blues/rock. Le morceau ne restera pas dans les anales, mais c'est gratuit, et en écoute directe ci-dessous, si ça fonctionne !

Je vous poste les deux vidéos gagnantes tant que j'y suis :


Portal 2

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Continuons avec Valve puisque la bande son de Portal 2 est disponible gratuitement à cette adresse. Le style est plus angoissant et technoïde mais dans le genre c'est très réussi. Il y a actuellement 2 volumes de disponibles (je n'ai écouté que le premier) et un troisième est à paraître.

Deux Ex Human Revolution
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Il s'agit de la musique du trailer du prochain et hyper attendu Deux Ex, composée par Michael McCann. Elle est disponible en suivant ce lien
Et avec la beauté du net, enfin espérons, une petite écoute directe:

Enfin le magnifique trailer évidemment, qui en remonte à bien des films sortis récemment :

Si vous en voulez plus en attendant la sortie du jeu sachez que sur le site de Monsieur McMann vous pourrez télécharger la BO complète de Splinter Cell Double Agent et plein d'autres compositions de son cru !

Bulletstorm
BulletStorm


Bulletstorm est un FPS sans grande surprise, tout comme sa musique de bon gros blokbuster qui reste néanmoins sympatoche. Pour la télécharger suivez ce lien !.

Rage

Rage
Encore un FPS oui, mais un de ID Software, les papas de Wolfenstein, Doom et Quake :) Si comme moi vous avez une larme à l'oeil rien qu'en repensant au BFG9000 alors vous serez heureux d'apprendre que la musique du trailer de Rage est gratuitement disponible sur le site du jeu, et si je ne me rate pas en écoute directe ci-dessous:

Je trouve le morceau très réussi, c'est une composition de Mark Lanegan (qui a entre autre bossé avec Queens of the Stone Age) spécialement pour ce trailer :

De toute manière les gens d'ID sont des hommes de goût puisque c'est Trent Reznor (Oscar de la meilleure musique pour The Social Network) qui avait composé à l'époque la musique du premier Quake, et c'est pour ça que deux des armes du jeu étaient des lance clous (le nailgun et le Super NailGun) et que les boites de munitions portaient le logo du groupe de Trent : Nine Inch Nails !
NinQuakeBox
Quand je pense que j'ai perdu mon CD du jeu :'(

Et pour vous quitter en beauté un petit cover bien inspiré:

PS : un peu de news de Jamiroquai tout de même, après les concerts de cet été le groupe sera de retour en France cet automne, et pas seulement au POPB, je vous invite à visiter le site officiel pour plus d'infos pour plus d'infos.

lundi 13 juin 2011

Evénement mondial : les Acolyts en concert le 21 Juin !

Je dois vous informer de la news la plus importante du moment : les Acolyts seront en concert à l'occasion de la fête de la musique à partir de 19h à cette adresse :

Village Monge, Censier-Daubenton, Paris
96 Rue Monge 75005
Paris, France


AfficheAcolyts

Pour plus d'informations vous pouvez cliquer par là ou par ici
Si vous voulez vous rendre compte du poutrage total du groupe en live je vous invite à écouter leur dernière représentation sur la page facebook du groupe ou sur reverbnation et même ci-dessous !!! (grand merci à damdec sans qui ça n'aurait pas été possible !)

Notez que c'est votre serviteur qui a assuré la prise de son et qu'Acolyts N°1 a réalisé le mixage. Priceless !
Rendez-vous le 21 Juin, je compte sur vous !

samedi 11 juin 2011

Lyon a perdu le sourire...

J'ai 3 nouvelles importantes à vous donner, 2 bonnes et une mauvaise, et comme je n'aime pas annoncer les mauvaises nouvelles je vais commencer par celle là pour m'en débarrasser au plus vite : il y a de très fortes chances que le concert Lyonnais ne soit pas reprogrammé...
Le funkin tient l'info de jamirodreams.de qui indique (si je comprends bien la traduction google, si un germanophone passe dans le coin pour confirmer ce serait sympa) que les places seront remboursées jusqu'au 15 Juillet.
Bon je suis un peu surpris qu'on l'apprenne par un site de fan Allemand, alors je suis allé mené ma petite enquête sur le site du Halle Tony Garnier et voici le message officiel :

Nous n'avons pas plus d'informations à ce jour concernant l'éventuelle date de report du concert de Jamiroquai. Veuillez vous adresser à votre point de vente habituel pour les modalités de remboursement si vous ne souhaitez plus attendre. Merci de votre compréhension.

Étant donné que le site officiel de Jamiroquai n'a pas l'air de communiquer sur le sujet je vous invite à suivre les recommandations du Halle Tony Garnier et de rentrer en contact avec votre point de vente pour le remboursement.

Jamiroquai Smile

Passons aux bonnes nouvelles histoire de ne pas gâcher le week-end de tout le monde ;-)
Alors tout d'abord vous serez sans aucun doute ravis d'apprendre qu'un nouveau titre de Jamiroquai est disponible gratuitement en téléchargement ! Il s'appelle Smile et a un groove qui, comme on peut le lire ici ou là sur le net, sent bon le Jamiroquai "Vintage". Vous pouvez aller l'écouter (et le télécharger) directement en utilisant ce lien, ou tout simplement en cliquant sur la flèche ci-dessous:

Et si personne ne supprime la vidéo vous devriez pouvoir l'écouter directement ci-dessous:


Passons à la deuxième bonne nouvelle (qui fera rire jaune les Lyonnais) : Jamiroquai sera de retour à Bercy cette année le 22 Novembre ! Soyez attentif les places seront disponibles à partir de Mardi 14 Juin à 10h00 du matin. Toute les infos sur le site du POPB et chez votre dealer de ticket habituel.

Bon week end à tous !

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