De retour des grèves
Par Christophe le mercredi 28 novembre 2007, 20:55 - Cinéma - Lien permanent
Eh oui comme beaucoup d'entre vous nous avons subi les difficultés des
mouvements sociaux. Heureusement Jamiroquai.fr a un bon truc pour vous éviter
de vous faire compresser à la sortie des bureaux : allez au ciné !
Après la projection le gros de la foule sera déjà passé et vous pourrez rentrer
chez vous sans stress ! C'est grâce à cette technique, née du fruit de
grands cerveaux français, que nous pouvons vous proposer aujourd'hui non pas
une, ni même deux, bon quand même pas cinq mais quatre critiques cinés d'un
coup ! Avouez que ça aurait été dommage de manquer ça ! Comment ça
non ?

On commence fort avec le premier film d'Olivier Baroux, alias le O du duo
comique Kad & O qu'il forme avec Kad Merad, d'ailleurs à l'affiche mais pas
sur l'affiche pour autant du film. Dans Ce soir, je dors chez
toi O penche résolument du côté de la comédie romantique américaine
dont il reprend les grands principes de fonctionnement. Il y ajoute une bonne
dose de French touch avec des répliques qui deviendront sans doute culte comme
Merci pour le débarquement
. Certains gags complétement fous sont bien
dans l'esprit du duo ce qui donne au film un rythme très agréable. Sauf, et ce
sera là le seul point noir, les 10 dernières minutes qui ne sont là que pour
rallonger un film qui aurait été un poil court sinon...mais il aurait mieux
fallu que ce soit le cas tant elles ne s'imposent pas. Pour la petite histoire
ce sont les parents de Mélanie Doutey, tous deux acteurs, qui jouent ses
parents dans le film.

Dans Les Promesses de l'ombre nous retrouvons la deuxième
collaboration de Viggo Mortensen et de David Cronenberg, le réalisateur d'
Existenz, History of violence,
Vidéodrome et La Mouche. Autant le dire tout
de suite le film vaut surtout pour son ambiance et pour la talentueuse mise en
scène, car en dehors de cela il ne se passe pas grand chose. Oh il y a bien la
transformation de deux personnes en distributeurs de PEZ et un combat dans des
bains turcs avec viggo tout nu, mais en dehors de cela...

Pourtant ça se laisse regarder. On notera la présence de Vincent Cassel, qui
trouve le moyen extraordinaire de parler l'anglais avec l'accent russe avec un
accent français. Si je suis pas clair mathématiquement on l'écrirait comme
ça : français*(anglais+russe) ou quelque chose dans le genre.
Sinon ses initiales sont V.C, avec ça ça n'a pas du être drôle tous les jours
l'école. Comment ça j'ai un humour de chiotte ?

Et si nous parlions un peu de Beowulf maintenant ?
Non ? Bon tant pis...euh il fait beau chez vous ? Oui c'est sûr il
fait frisquet le matin ma bonne dame, d'ailleurs ça réveille mes
rhumatismes...argnn j'en peu plus, je préfère vous parler du film. Donc
monsieur Zemeckis (les Retour vers le futur, Forrest
Gump...le genre de filmographie qui calme) continue sur sa lancée du
cinéma numérique après l'histoire du train avec Tom Hanks (oui j'ai la flemme
de chercher le titre, et alors ?). Bon alors l'image de synthèse moui pourquoi
pas mais bon...bof. Certaines choses sont très bien : les créatures,
certains décors, le rendu de l'eau, du feu ou des galets (si si les galets !),
mais par contre les humains sont nuls, n'ayons pas peur des mots, on se
croirait dans Shrek tellement c'est moche, et les chevaux courent aussi bien
que leurs homologues pour Playmobil. En revanche et malgré cette semi déception
technique le film est pas mal du tout, le récit diffère des productions
actuelles car au lieu de suivre l'ascension d'un quidam en héro on asssiste à
la décrépitude d'un héro qui s'annonce comme tel et qui se rend compte
progressivement de sa misère morale, du vide et du mensonge qui constituent sa
vie. Sans doute trop violent pour les enfants, et également sans doute trop osé
car encore une fois on verra un monsieur tout nu se battre (ça doit être
contagieux !) ainsi qu'une madame démon non vétue. Les plus grands prendront
par contre du plaisir dans la reflexion philosophique qu'il peut susciter,
notamment sur cette faculté que l'homme à de répéter inlassablement les mêmes
erreurs alors que de ne pas le faire lui permettrait de progresser. Le film est
court, ou en tout cas semble court, instinctivement 1h30 annoncée pour 1h53 (il
doit y avoir une erreur), pas mal de choses auraient pu être supprimées pour
qu'il tienne dans une bonne heure car certaines scènes n'apportent pas grand
chose, mais on ne criera pas au scandale pour autant. A voir !

On va terminer avec Les deux mondes, qui est sans problème la
déception de la semaine. Si vous avez vu la bande annonce sachez que vous avez
vu le meilleur moment du film. Ce film n'est pas drôle, il est affligeant.
Visiblement pourvu d'un budget confortable le film est extrêmement prétentieux,
nous impose une esthétique à la Jean-Jacques Annaud des mauvais jours (Minor),
essaye de faire passer (voire d'imposer) des idées, trop d'idées même et pas
toutes bonnes, sans y arriver. La réalisation est navrante, toute séquence
pouvant entrainer une réaction autre que l'ennui de la part du spectateur étant
systématiquement désamorcée pour procurer le moins d'effet possible. Enfin
Poelvoorde est en roue libre, s'autoparodiant constamment jusqu'à en devenir
fatiguant. On zappe !
Pour nos lecteurs avides d'information sachez que vous aurez bientôt droit à la
critique complète du DVD Live at Montreux de Jamiroquai ainsi
qu'à la critique ciné d'American Gangster. Bon surf 
Photos venues d'ailleurs, et d'allociné surtout