Eh oui comme beaucoup d'entre vous nous avons subi les difficultés des mouvements sociaux. Heureusement Jamiroquai.fr a un bon truc pour vous éviter de vous faire compresser à la sortie des bureaux : allez au ciné ! Après la projection le gros de la foule sera déjà passé et vous pourrez rentrer chez vous sans stress ! C'est grâce à cette technique, née du fruit de grands cerveaux français, que nous pouvons vous proposer aujourd'hui non pas une, ni même deux, bon quand même pas cinq mais quatre critiques cinés d'un coup ! Avouez que ça aurait été dommage de manquer ça ! Comment ça non ?

cheztoicesoir

On commence fort avec le premier film d'Olivier Baroux, alias le O du duo comique Kad & O qu'il forme avec Kad Merad, d'ailleurs à l'affiche mais pas sur l'affiche pour autant du film. Dans Ce soir, je dors chez toi O penche résolument du côté de la comédie romantique américaine dont il reprend les grands principes de fonctionnement. Il y ajoute une bonne dose de French touch avec des répliques qui deviendront sans doute culte comme Merci pour le débarquement. Certains gags complétement fous sont bien dans l'esprit du duo ce qui donne au film un rythme très agréable. Sauf, et ce sera là le seul point noir, les 10 dernières minutes qui ne sont là que pour rallonger un film qui aurait été un poil court sinon...mais il aurait mieux fallu que ce soit le cas tant elles ne s'imposent pas. Pour la petite histoire ce sont les parents de Mélanie Doutey, tous deux acteurs, qui jouent ses parents dans le film.

promesses

Dans Les Promesses de l'ombre nous retrouvons la deuxième collaboration de Viggo Mortensen et de David Cronenberg, le réalisateur d' Existenz, History of violence, Vidéodrome et La Mouche. Autant le dire tout de suite le film vaut surtout pour son ambiance et pour la talentueuse mise en scène, car en dehors de cela il ne se passe pas grand chose. Oh il y a bien la transformation de deux personnes en distributeurs de PEZ et un combat dans des bains turcs avec viggo tout nu, mais en dehors de cela...
PEZ
Pourtant ça se laisse regarder. On notera la présence de Vincent Cassel, qui trouve le moyen extraordinaire de parler l'anglais avec l'accent russe avec un accent français. Si je suis pas clair mathématiquement on l'écrirait comme ça : français*(anglais+russe) ou quelque chose dans le genre. Sinon ses initiales sont V.C, avec ça ça n'a pas du être drôle tous les jours l'école. Comment ça j'ai un humour de chiotte ?

Beowulf

Et si nous parlions un peu de Beowulf maintenant ? Non ? Bon tant pis...euh il fait beau chez vous ? Oui c'est sûr il fait frisquet le matin ma bonne dame, d'ailleurs ça réveille mes rhumatismes...argnn j'en peu plus, je préfère vous parler du film. Donc monsieur Zemeckis (les Retour vers le futur, Forrest Gump...le genre de filmographie qui calme) continue sur sa lancée du cinéma numérique après l'histoire du train avec Tom Hanks (oui j'ai la flemme de chercher le titre, et alors ?). Bon alors l'image de synthèse moui pourquoi pas mais bon...bof. Certaines choses sont très bien : les créatures, certains décors, le rendu de l'eau, du feu ou des galets (si si les galets !), mais par contre les humains sont nuls, n'ayons pas peur des mots, on se croirait dans Shrek tellement c'est moche, et les chevaux courent aussi bien que leurs homologues pour Playmobil. En revanche et malgré cette semi déception technique le film est pas mal du tout, le récit diffère des productions actuelles car au lieu de suivre l'ascension d'un quidam en héro on asssiste à la décrépitude d'un héro qui s'annonce comme tel et qui se rend compte progressivement de sa misère morale, du vide et du mensonge qui constituent sa vie. Sans doute trop violent pour les enfants, et également sans doute trop osé car encore une fois on verra un monsieur tout nu se battre (ça doit être contagieux !) ainsi qu'une madame démon non vétue. Les plus grands prendront par contre du plaisir dans la reflexion philosophique qu'il peut susciter, notamment sur cette faculté que l'homme à de répéter inlassablement les mêmes erreurs alors que de ne pas le faire lui permettrait de progresser. Le film est court, ou en tout cas semble court, instinctivement 1h30 annoncée pour 1h53 (il doit y avoir une erreur), pas mal de choses auraient pu être supprimées pour qu'il tienne dans une bonne heure car certaines scènes n'apportent pas grand chose, mais on ne criera pas au scandale pour autant. A voir !

2mondes

On va terminer avec Les deux mondes, qui est sans problème la déception de la semaine. Si vous avez vu la bande annonce sachez que vous avez vu le meilleur moment du film. Ce film n'est pas drôle, il est affligeant. Visiblement pourvu d'un budget confortable le film est extrêmement prétentieux, nous impose une esthétique à la Jean-Jacques Annaud des mauvais jours (Minor), essaye de faire passer (voire d'imposer) des idées, trop d'idées même et pas toutes bonnes, sans y arriver. La réalisation est navrante, toute séquence pouvant entrainer une réaction autre que l'ennui de la part du spectateur étant systématiquement désamorcée pour procurer le moins d'effet possible. Enfin Poelvoorde est en roue libre, s'autoparodiant constamment jusqu'à en devenir fatiguant. On zappe !

Pour nos lecteurs avides d'information sachez que vous aurez bientôt droit à la critique complète du DVD Live at Montreux de Jamiroquai ainsi qu'à la critique ciné d'American Gangster. Bon surf ;)

Photos venues d'ailleurs, et d'allociné surtout